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	<title>DZactiviste.INFO &#187; Liberté de la presse</title>
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	<description>Portail des activistes algériens sur Internet. Informer, débattre, organiser, résister</description>
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		<title>Algérie. Des rédactions aux ordres</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Sep 2009 13:15:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Beaucoup d’intervenants, dans le débat d’avant-hier sur l’état et l’avenir de la presse algérienne, ont dénoncé l’ingérence directe du pouvoir dans les choix éditoriaux de beaucoup de journaux.
Abdeali Rezagui, enseignant en journalisme à l’université d’Alger, est allé jusqu’à dire : « Il y a un seul rédacteur en chef, il se trouve à Ben Aknoun [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Beaucoup d’intervenants, dans le débat d’avant-hier sur l’état et l’avenir de la presse algérienne, ont dénoncé l’ingérence directe du pouvoir dans les choix éditoriaux de beaucoup de journaux.</p>
<p>Abdeali Rezagui, enseignant en journalisme à l’université d’Alger, est allé jusqu’à dire : « Il y a un seul rédacteur en chef, il se trouve à Ben Aknoun » en faisant allusion au Département du renseignement et de la sécurité (DRS) sans le nommer. C’est cette immixtion qui explique en grande partie la faiblesse de la profession, soutient-il. M. Bouakba soutient M. Rezagui et parle d’une certaine presse aux ordres, qui fonctionne avec le fameux Bulletin de renseignement quotidien (BRQ). De son côté, Abrous Outoudert s’est interrogé sur le fait qu’à un moment donné de la vie politique nationale, « on a facilité la création de beaucoup de journaux totalement acquis avec un financement sous la table », évoquant des quotidiens qui sont nés avec l’arrivée de Bouteflika au pouvoir.</p>
<p>Par Hacen Ouali<br />
ElWatan 07 09 2009</p>
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		<title>Aïdouni contre la dépénalisation du délit de presse</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 16:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Injustice]]></category>
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		<description><![CDATA[Intervenant, hier, à la 2e journée de la 14e rencontre du groupe africain de l’Union internationale des magistrats (UIM) consacrée à la relation médias-magistrats, organisée à la cour suprême, le président du Syndicat national des magistrats (SNM), Djamel Aïdouni s’est déclaré contre la dépénalisation de la presse dans « le contexte actuel où règne encore [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Intervenant, hier, à la 2e journée de la 14e rencontre du groupe africain de l’Union internationale des magistrats (UIM) consacrée à la relation médias-magistrats, organisée à la cour suprême, le président du Syndicat national des magistrats (SNM), Djamel Aïdouni s’est déclaré contre la dépénalisation de la presse dans « le contexte actuel où règne encore l’anarchie et l’irresponsabilité”, rapporte El Watan.</p>
<p>Via Algérie Politique Blog<br />
29 06 2009</p>
<p>http://ffs1963.unblog.fr/</p>
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		<title>Tentative de caporalisation des journalistes</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/06/15/tentative-de-caporalisation-des-journalistes/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Jun 2009 13:37:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>
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		<description><![CDATA[Les journalistes exerçant à Constantine sont invités à prendre part à l’assemblée prévue mercredi prochain au siège de l’UGTA, et ce, afin d’installer la commission de candidatures et la désignation de la date d’élection du bureau de wilaya, lit-on dans une invitation signée par l’union locale.
Ainsi, l’UGTA veut créer son propre syndicat des journalistes et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les journalistes exerçant à Constantine sont invités à prendre part à l’assemblée prévue mercredi prochain au siège de l’UGTA, et ce, afin d’installer la commission de candidatures et la désignation de la date d’élection du bureau de wilaya, lit-on dans une invitation signée par l’union locale.</p>
<p>Ainsi, l’UGTA veut créer son propre syndicat des journalistes et surtout, elle veut faire vite. La caporalisation de la société a de beaux jours devant elle surtout que les journalistes ne possèdent pas, hélas, une organisation forte et conséquente. Et c’est ce vide-là que vient investir l’UGTA. Il ne s’agit pas de soustraire aux uns ou aux autres le droit de constituer un syndicat, d’autant qu’il est garanti par la constitution mais, encore faut-il que les intérêts les plus sordides ne soient pas l’objectif de cette initiative, à fortiori quand il s’agit de la corporation des journalistes. Depuis que le syndicat de Sidi Saïd est passé à l’acte, beaucoup de choses se sont passées et des relents de manipulation commencent à se dégager. A Constantine, l’initiative n’échappe pas non plus à la manipulation sachant que les responsables de l’union de wilaya, dont la légitimité est encore à prouver, préparent le congrès local dans un climat de tiraillement sans précédent. La tentative de fabriquer une section aux ordres, à l’image de l’UGTA, n’est pas à écarter non plus, puisque des journalistes répondant à un certain profil qui plaît certainement aux initiateurs, ont été contactés pour former le noyau qui sera sûrement élu à l’issue de l’assemblée élective.</p>
<p>Par Nouri N.<br />
EW 15 06 2009</p>
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		<title>Algérie:Les droits de l’Homme interdis !</title>
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		<pubDate>Tue, 26 May 2009 13:03:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de l'Homme]]></category>
		<category><![CDATA[LADDH]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>

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		<description><![CDATA[ La LADDH apprend avec consternation la décision des services de la Wilaya d’Alger d’interdire la tenue du séminaire de formation pour les journalistes qui devait se tenir à Zeralda le 26, 27 et 28 mai. La décision de la DRAG de la Wilaya d’Alger datée du 25 mai 2009 signifiant le refus d’autorisation n’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.swissinfo.ch/xobix_media/images/sri/2009/sriimg20090312_10445232_0.jpg" align="left" alt="" /> La LADDH apprend avec consternation la décision des services de la Wilaya d’Alger d’interdire la tenue du séminaire de formation pour les journalistes qui devait se tenir à Zeralda le 26, 27 et 28 mai. La décision de la DRAG de la Wilaya d’Alger datée du 25 mai 2009 signifiant le refus d’autorisation n’est pas motivée.</p>
<p>La LADDH dénonce avec la plus grande énergie cette interdiction qui porte le signe de l’arbitraire et de l’autoritarisme. Elle constitue une atteinte manifeste aux libertés de réunion et d’association consacrées dans la Constitution algérienne et garanties par le Pacte international des droits civils et politiques.</p>
<p>La LADDH considère que cette interdiction vise aussi  à empêcher des jeunes journalistes à bénéficier d’une formation de base en matière des droits de l’Homme qui permettra de couvrir d’avantage les violations des droits de l’Homme, et de mieux se protéger en le faisant.</p>
<p>Pour rappel, le séminaire de formation sur le rôle du journaliste dans la protection des droits de l’Homme devait regrouper 25 jeunes journalistes venus d’Alger, Annaba, Tlemcen, Oran, Djelfa, Tizi Ouzou et Bejaia, et représentants plusieurs quotidiens nationaux, avec la participation de deux formateurs Maghrébin en l’occurrence Maître  Sayouri Jamila de l’association marocaine ADALA, et Maître Hammami Ayachi de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme.  Alger le 25 mai 2009</p>
<p> Le président Maître Bouchachi Mostefa</p>
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		<title>Le directeur du journal El Waha condamné à six mois de prison FERME</title>
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		<pubDate>Wed, 13 May 2009 09:36:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[El Hadj Daoud]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>

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		<description><![CDATA[   La cour de Ghardaïa a condamné lundi dernier El Hadj Daoud Nedjar, directeur d’El Waha, à six mois de prison ferme. Le verdict vient ainsi confirmer les deux précédents jugements par défaut en décembre 2007 au niveau du tribunal de Ghardaïa et en 2008. Cette condamnation concerne une double affaire opposant El [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/05/hadj_daoud_el_waha.jpeg"><img src="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/05/hadj_daoud_el_waha.jpeg" alt="hadj_daoud_el_waha" title="hadj_daoud_el_waha" width="104" height="104" class="alignright size-full wp-image-1017" /></a>   La cour de Ghardaïa a condamné lundi dernier El Hadj Daoud Nedjar, directeur d’El Waha, à six mois de prison ferme. Le verdict vient ainsi confirmer les deux précédents jugements par défaut en décembre 2007 au niveau du tribunal de Ghardaïa et en 2008. Cette condamnation concerne une double affaire opposant El Hadj Daoud, au gérant des usines de Larbi Belkheir dans la région et au directeur de la santé de la wilaya.</p>
<p>L’article incriminé date du 21 mai 2006 et traitait des biens de l’ancien directeur de cabinet de la présidence, Larbi Belkheir, à Ghardaïa ainsi que des conditions de nomination du directeur de la santé à son poste, après avoir été contesté quelques mois auparavant par des employés de l’hôpital de Tiaret où il occupait le poste de directeur. </p>
<p>Le mis en cause fait un pourvoi en cassation. El Hadj Daoud n’est pas à sa première condamnation pour ses écrits. Au cours de ces quatre dernières années, il a eu 65 affaires dont certaines demeurent encore pendantes devant la justice. Le 2 mars dernier, il a été jeté en prison pour une affaire mettant en cause un responsable municipal, auteur, selon lui, « d’une dizaine de viols » commis sur des candidates à des postes divers. Cela, avant qu’il ne soit libéré grâce à la mobilisation de la corporation.</p>
<p>EL Watan 13 05 2009</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><strong>El Watan 03 05 2009</strong><br />
Journée internationale de la liberté de la presse<br />
<strong>El Hadj Daoud Nedjar, le justicier du M’zab</strong></p>
<p>Il nous fixe rendez-vous au vieux marché de Ghardaïa. Lui, c’est El Hadj Daoud Nedjar. Profession : journaliste « récidiviste ». Sur son CV, pas moins de 65 affaires dont plusieurs sont encore pendantes devant la justice. Fort affable, de taille moyenne, les yeux pétillants, la barbichette poivre et sel qui ne trahit cependant pas ses 50 printemps, notre trublion du M’zab respire une vivacité toute espiègle.</p>
<p>Et ce n’est pas la nuit qu’il a passée tout dernièrement en prison qui va édulcorer son caractère bien trempé. El Hadj Daoud nous invite dans les locaux de son journal, El Waha (l’Oasis), l’un des tout premiers organes indépendants et le premier (et seul) journal du Sud. Le bureau du directeur de la publication d’El Waha est dans une joyeuse pagaille, et pour cause : le journal a cessé de paraître depuis 2006. « Mais nous avons continué à paraître en ligne », indique notre hôte (consulter le site : http://www.elwaha-dz.com), avant de partir de ce serment : « Nous allons reparaître le 3 mai à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse. » Le parcours d’El Hadj Daoud Nedjar est étonnant à plus d’un titre. Ayant débarqué dans le monde des médias en 1979 à 20 ans (il est né en 1959 à Ghardaïa), il fait ses classes dans la rédaction du journal El Chaâb après avoir passé un concours et effectué quelques stages. « J’ai commencé comme correspondant régional. Je couvrais la région de Ghardaïa, Laghouat et Ouargla », se souvient-il. Très vite, il gagne des galons et se spécialise dans l’info de proximité. En 1990, c’est le début de ce qu’on appelle « l’aventure intellectuelle » avec la loi Hamrouche sur l’information. Des collectifs de journalistes mettent en route les premiers noyaux de ce qui constituera la presse « indépendante ». « Avec des confrères, on décide de lancer le premier journal régional du Sud, un journal dédié entièrement à la couverture des zones reculées de la région en donnant la priorité aux problèmes des citoyens. » El Waha commence comme hebdomadaire avant de se transformer en bimensuel.</p>
<p>Quand la justice se trompe de cible</p>
<p>Une photo accrochée au mur attire notre attention : celle de l’ancien siège du journal, complètement détruit. Nous songeâmes naïvement qu’il avait été emporté par les dernières inondations. « Non, il a été soufflé par un attentat, le premier du genre à Ghardaïa. C’était le 13 mai 1995. Dieu merci, il ne fit pas de victimes, l’attaque terroriste ayant eu lieu la nuit », raconte le DP d’El Waha. « Depuis la création de notre journal, nous nous sommes attachés à dénoncer les dérives du pouvoir local et l’action néfaste des lobbies et des réseaux de corruption, qu’il s’agisse du lobby du foncier, de la drogue ou des réseaux judiciaires », confie Daoud Nedjar en expliquant sa philosophie éditoriale. « El Waha, souligne-t-il, est un journal totalement autonome, ne bénéficiant guère de subventions publiques ni de publicité institutionnelle. » « Nous avons toujours été le dernier recours du citoyen. Les gens sont soulagés de voir que tel personnage influent ou tel nabab qui se croit intouchable, est ramené par la presse à ses justes proportions, c’est-à-dire aux dimensions de simple justiciable. Après, à la justice de faire son travail. » A condition, ajoute-t-il, que la justice soit indépendante conformément aux standards d’un Etat de droit.</p>
<p>« Or, souvent, c’est le journaliste qui se voit inculpé ! Et, au lieu de voir les juges prendre le relais des journalistes pour enquêter sur les affaires qu’ils divulguent, c’est la presse qui se retrouve derrière les barreaux. » « C’est un peu comme si vous inculpiez un chirurgien au motif d’avoir disséqué un corps malade. » A l’appui de ce constat amer, El Hadj Daoud exhibe une liasse d’une soixantaine de convocations judiciaires (65 précise-t-il), la dernière étant datée du 12 avril 2009, une affaire qui l’oppose au gérant des usines de Larbi Belkheir à Ghardaïa, dont une minoterie. Les démêlés de Hadj Daoud Nedjar avec la justice n’en finissent pas. A telle enseigne qu’il est devenu un « pilier » du palais de justice de Ghardaïa. Il s’est tellement familiarisé avec les arcanes du droit et le lanterneau (t) politico-judiciaire qu’il ne prend plus d’avocat depuis des années. « J’assure ma propre défense », lance-t-il fièrement. « Mes déboires avec la justice ont commencé en 2002 avec le code Ouyahia », se rappelle-t-il, allusion à l’amendement du code pénal et du code de procédure pénale introduit sous Ouyahia, et qui a aggravé la pénalisation du délit de presse.</p>
<p>La mort, le silence ou la prison</p>
<p>En 2006, Daoud Nedjar est gracié pour « l’ensemble de son œuvre » à l’exception d’une affaire, insiste-t-il. Une affaire mettant en cause un responsable municipal auteur, selon lui, « d’une dizaine de viols » commis sur des candidates à des postes divers. « Cette affaire a éclaboussé une magistrate qui couvrait cet élu », affirme Nedjar. « Mais le lobby qui protège ces gens-là et qui a le bras long s’est arrangé pour que cette affaire ne soit pas inscrite dans le cadre des mesures de grâce présidentielle au profit des journalistes incriminés, si bien que j’ai écopé de six mois de prison ferme. » C’est précisément cette affaire qui lui vaudra d’être jeté en prison le 2 mars dernier. Il a fallu la mobilisation de la corporation et une pétition lancée par El Watan pour qu’il soit relâché. En juillet 2004, un premier mandat de dépôt avait été émis à son encontre suite à une plainte pour diffamation de l’ancien chef de daïra de Berriane.</p>
<p>En parlant de Berriane, il estime que les derniers événements sont le fait de réseaux mafieux. « Il faut être aveugle ou bien naïf pour les réduire à un problème ethnique », analyse notre confrère. Et de faire observer que chaque fois qu’il y avait des émeutes dans la région, ces événements étaient accompagnés de grosses prises de kif. « Cela prouve que ces émeutes sont déclenchées pour détourner l’attention des agissements des lobbies de la drogue et autres groupes d’intérêts. » Véritable baroudeur de la plume, El Hadj Daoud Nedjar s’escrime en justicier éditorial contre tous les barons du M’zab : magnats de la finance, du foncier, gros bonnets des milieux d’affaires, magistrats corrompus et autres détenteurs de pouvoir, à quelque échelle fussent-ils. « Je n’ai de compte à régler avec personne. Mais mon devoir de journaliste m’oblige à m’impliquer. Si je ne suis pas à la hauteur d’une telle responsabilité, je ferais mieux d’aller vendre des carottes au marché », assène-t-il. Son engagement impétueux et sans concession que d’aucuns qualifieraient de « donquichottesque » lui vaudront moult tracas, allant jusqu’à la menace de mort. Par deux fois, El Hadj Daoud Nedjar a échappé à la liquidation physique. Cela ne semble guère l’impressionner.</p>
<p>« Celui qui devrait craindre pour sa personne, c’est celui qui fait du mal. En faisant simplement son métier d’une façon professionnelle, le journaliste ne commet pas d’injustice. Au contraire, il dénonce l’injustice. Partant, il n’a aucune raison d’avoir peur. » On l’aura compris : Daoud Nedjar est l’un des derniers journalistes « romantiques », lui qui vit son métier comme un sacerdoce. Et bien que père de cinq enfants, le « discours social » n’a aucune prise sur son âme d’éditorialiste insoumis. Pour lui, la presse est engagée ou ne l’est pas. « Le journaliste ne se réduit pas à une carte de presse, un diplôme ou une fiche de paie », martèle-t-il en réfutant l’étiquette de « journaliste militant ». « Nous essayons simplement d’être professionnels et à l’écoute du citoyen », dit-il humblement. « Si le journaliste ne fait pas le travail chirurgical qui lui incombe, le citoyen passera fatalement à l’émeute faute d’exutoire. » Pour lui, la règle de la présomption d’innocence est inversée dans le cas du professionnel des médias.</p>
<p>« Le journaliste est coupable jusqu’à ce que son innocence soit établie », lâche-t-il. « Les députés s’apprêtent à fêter la Journée internationale de la presse. Moi j’aurais voulu les voir abroger le code Ouyahia. Si j’écris sur un égout éventré, je me retrouve devant le juge. C’est aberrant. Un jour, j’irai à l’APN et j’exposerai mes convocations de justice », promet notre trublion. El Hadj Daoud Nedjar s’apprête à sortir un livre (en arabe) au titre édifiant : Le journaliste algérien entre la mort, la prison et la domestication. Un véritable manifeste du journaliste libre et courageux. Sous un chapitre intitulé L’écriture et la cellule, cet hymne flamboyant à la liberté d’expression : « Nous écrivons afin que la surface de la justice soit plus grande que celle de l’injustice, que la surface du bien soit plus large que celle du mal, et pour que la surface de la beauté soit plus généreuse que celle de la laideur. »</p>
<p>Par Mustapha Benfodil</p>
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		<title>La liberté d’expression dans un ghetto</title>
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		<pubDate>Wed, 06 May 2009 12:49:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Dictature]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>

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		<description><![CDATA[    La liberté d’expression a bon dos depuis que le président de la République s’est exprimé sur le sujet. Son interprétation a même frisé le galvaudage. Tous les fossoyeurs « avérés », voire censeurs patentés de la liberté de la presse, sont subitement montés au créneau pour aller dans le sens du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.nawaat.org/docs/images/timbre.jpg" align="right" alt="" />    La liberté d’expression a bon dos depuis que le président de la République s’est exprimé sur le sujet. Son interprétation a même frisé le galvaudage. Tous les fossoyeurs « avérés », voire censeurs patentés de la liberté de la presse, sont subitement montés au créneau pour aller dans le sens du poil et défendre avec leur zèle coutumier, du moins en théorie, le « nouveau » statut accordé au pluralisme médiatique qui, selon Bouteflika, ne doit plus rester à l’état d’une simple vue de l’esprit.</p>
<p>Le premier magistrat du pays a livré ses impressions sous forme de détermination – dont on espère qu’elle ne sera pas démentie – sur l’importance du rôle que doit jouer la presse libre dans la construction démocratique du pays, mais on ne sait si le message qu’il a délivré en ce sens a valeur d’orientation politique ou pas, destiné à transformer réellement le champ médiatique dans toute sa diversité. Quand on voit la manière avec laquelle ce message a été récupéré par les gens du sérail, on ne peut qu’émettre des doutes sur le sort qui est réservé à l’action préconisée par le chef de l’Etat pour sortir la liberté d’expression de son ghetto. </p>
<p>En effet, les seuls interlocuteurs, qui ont eu le privilège de passer à la radio ou à la télé pour donner leurs avis sur la question, sont de purs produits du système, les premiers à enfourcher la selle et à sauter sur l’occasion pour s’épancher sur un thème qui, pas plus tard qu’hier, était en complète contradiction avec leurs convictions et qui, par conséquent, ne faisait pas partie de leur lexique courant. Ils se sont donc complu avec le plus grand sérieux à nous faire la leçon sans la moindre honte de paraître&#8230; plus royalistes que le roi. </p>
<p>Alors que l’opportunité était, avec la célébration de la journée du 3 mai –, doublement idéale pour les médias publics de donner, pour une fois, la parole aux journalistes qui ont mené, depuis octobre 1988 et même avant, c’est-à-dire pendant les années de plomb qu’a connues l’Algérie, un long et dur combat pour la liberté d’expression, c’est vers les hommes du système que la télévision et les radios se sont tournés pour recueillir <strong>un discours langue de bois façon Azzedine Mihoubi</strong> invité sur le plateau de l’Unique pour venir réciter des banalités du style « <strong>la liberté d’expression est un acquis qu’il faut consolider</strong> » ou « <strong>que la presse joue un rôle fondamental pour la démocratie</strong> ». </p>
<p>Jamais l’actuel secrétaire d’Etat à la communication n’a été aussi prolixe sur un sujet qui paraissait tabou pour beaucoup d’officiels. A-t-il un jour manifesté sa solidarité avec les journalistes brimés par la censure, crié sa colère quand ces derniers sont traînés abusivement devant les tribunaux et font de la prison, déclaré son opposition à la mise à mort du journal Le Matin&#8230; ou milité pour que les médias lourds s’ouvrent aux débats pluralistes et contradictoires ? Mais quand Bouteflika libère la voie, tout devient possible&#8230; Et pas seulement pour Mihoubi, puisque le président de l’APN, le patron de l’UGTA, les leaders des partis de l’Alliance présidentielle, le président de l’Observatoir des droits de l’homme qui a eu droit à une émission spéciale et la plupart des walis, qui ont tenu à fêter cette année la journée de la liberté de la presse, se sont déclarés tous prêts à œuvrer pour promouvoir une presse libre digne de ce nom. </p>
<p>Cela fait rêver et en même temps peur de voir tous ces représentants du système qui ont combattu avec acharnement cette même presse s’affranchir aussi allégrement de leur idéologie politico-bureaucratique pour devenir des partenaires d’un concept médiatique pluriel et indépendant qui risque de se retourner contre eux si tant est que la liberté de presse doit être considérée comme une valeur d’éthique et non comme une monnaie d’échange. </p>
<p>Cela dit, il ne faut pas trop se fier aux déclarations de circonstances émanant du sérail qui restent toujours sans suite. Le système produit, il ne faut jamais l’oublier, des idées qui lui sont d’abord profitables, à l’image de tous ces officiels qui se sont exprimés pour valoriser davantage leur image que celle d’une corporation qui n’a d’ailleurs compté que sur elle-même pour faire entendre sa voix. Entre les représentants de la presse indépendante qui demeurent sur la brèche depuis l’historique Mouvement des journalistes (MJA), la première et vraie semence de la liberté d’expression, et les tenants du pouvoir pour qui une presse libre reste toujours synonyme de danger face aux immenses intérêts que procure la rente, le combat reste en fait d’actualité. </p>
<p>Et ce ne sont pas les déclarations d’intention fracassantes comme celles proférées par <strong>Ouyahia</strong> qui feront baisser la garde à la famille des journalistes qui croit plus que jamais au dicton qui dit que « la liberté d’expression ne s’use que si l’on ne s’en sert pas&#8230; ». Le Premier ministre <strong>après avoir qualifié de « traîtres » les partis d’opposition, qui avaient appelé au boycott de la dernière élection présidentielle, pense désormais que « la divergence d’opinion est une chose normale qui accompagne l’information plurielle adoptée définitivement par le pays comme un des piliers essentiels dans ses mutations démocratiques&#8230; »</strong> <strong>Comment peut-on faire confiance à un responsable politique qui dit une chose et son contraire ?</strong></p>
<p>EW 06 05 2009<br />
Par A. Merad</p>
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		<title>L&#8217;Expression interdit Facebook pour ses journalistes</title>
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		<pubDate>Tue, 05 May 2009 16:04:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
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		<category><![CDATA[L'Expression]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Lu chez ALGERIE POLITIQUE BLOG. 
Nous apprenons d&#8217;une source sûre que le directeur de publication du quotidien algérien L&#8217;Expression, Ahmed Fattani, a pris la décision d&#8217;interdire à ses journalistes d&#8217;ouvrir des comptes sur Facebook. La décision de l&#8217;ancien patron de Liberté vise, selon notre source, à empêcher les journalistes d&#8217;exprimer leurs opinions sur des questions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lu chez <a href="http://ffs1963.unblog.fr/2009/05/05/facebook-interdit-pour-les-journalistes-de-lexpression/">ALGERIE POLITIQUE BLOG</a>. </p>
<p>Nous apprenons d&#8217;une source sûre que le directeur de publication du quotidien algérien L&#8217;Expression, Ahmed Fattani, a pris la décision d&#8217;interdire à ses journalistes d&#8217;ouvrir des comptes sur Facebook. La décision de l&#8217;ancien patron de Liberté vise, selon notre source, à empêcher les journalistes d&#8217;exprimer leurs opinions sur des questions d&#8217;ordre politique. </p>
<p>Par ailleurs, nous apprenons que deux journalistes de la Radio internationale algérienne, qui ont exprimé leurs opinions politiques sur Facebook,  ont été convoqués par leur directeur. Ce dernier a averti ses journalistes qu&#8217;en cas de récidide, des mesures disciplinaires seront prises à leur encontre. </p>
<p><strong>El Mouhtarem </strong></p>
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		<title>Démocratie: L&#8217;Algérie à la 133è place sur 167</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Apr 2009 11:48:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de l'Homme]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>

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		<description><![CDATA[   Moins d&#8217;un mois après les éléctions présidentielles contestées, un classement mondial vient rappeler que la démocratie est encore inexistante en Algérie. Preuve en est le rapport élaboré par The Economist Intelligence Unit sur l&#8217;index de la démocratie dans le monde dans lequel notre pays occupe la 133ème place sur un total de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.chcsc.uvsq.fr/journees/censure.gif" align="right" alt="" />   Moins d&#8217;un mois après les éléctions présidentielles contestées, un classement mondial vient rappeler que la démocratie est encore inexistante en Algérie. Preuve en est le rapport élaboré par The Economist Intelligence Unit sur l&#8217;index de la démocratie dans le monde dans lequel notre pays occupe la 133ème place sur un total de 167 pays. (<a href="http://a330.g.akamai.net/7/330/25828/20081021195552/graphics.eiu.com/PDF/Democracy%20Index%202008.pdf" target="_blanck" >Voir le rapport (PDF)</a>)</p>
<p>Le rapport du The Economist Intelligence Unit a été élaboré sur la base de critères bien spécifiques tels que le pluralisme, le libre vote et le droit des citoyens à ester en justice des responsables du gouvernement ou des membres de la police.</p>
<p>Le rapport a divisé les pays en quatre listes : les pays réellement démocratique dont le nombre est 30, les pays dont le système démocratique à des défauts (50), les pays dont le régime est qualifié d&#8217; «hybride» (36) et en dernier lieu les régimes autoritaires (51)</p>
<p>30 nations vivent en démocratie parfaite, 50 en démocratie imparfaite, 36 en régime hybride et 51 en régime autoritaire.</p>
<p>Les rédacteurs de ce document ont mis l&#8217;Algérie dans la catégorie dédiée aux «régimes autoritaires»</p>
<p>Le rapport a salué les avancées enregistrées par certains pays. A titre d&#8217;exemple, le Népal est passé de la liste noire des régimes autoritaire<br />
en 2006 à celle des démocraties dites « hybrides». Idem pour le Pakistan ou la Sierra Leone.</p>
<p>Ce classement de l&#8217;Algérie vient en effet confirmer les récents rapports élaborés par des organisations internationales, même le très diplomatique document, rendu publique la semaine dernière, de l&#8217;Union européenne a pointé du doigt les incuries en justice, liberté d&#8217;expression, lutte contre la corruption et le droit à la création des associations.</p>
<p>Le Jeune Algérien</p>
<p>http://sites.google.com/site/lejeunealgerien/</p>
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		<title>Mascara : Le correspondant d’El Watan condamné</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 15:37:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Journalistes]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Répression]]></category>

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		<description><![CDATA[Hier, la cour d’appel de Mascara a confirmé le jugement rendu en première instance condamnant notre correspondant à Mascara, le 1er mars dernier, à une amende de 20 000 DA et à 30 000 DA de dommages et intérêts.
C’est un imam de la mosquée sise à Mamounia, qui a intenté une plainte devant le parquet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hier, la cour d’appel de Mascara a confirmé le jugement rendu en première instance condamnant notre correspondant à Mascara, le 1er mars dernier, à une amende de 20 000 DA et à 30 000 DA de dommages et intérêts.</p>
<p>C’est un imam de la mosquée sise à Mamounia, qui a intenté une plainte devant le parquet de Mascara pour diffamation contre le journaliste, après la publication de deux articles le 12 avril 2006 et le 19 avril 2009, intitulés respectivement « Mawlid Ennabaoui empêché à Mamounia » et « Prêche contre les journalistes ». Notre journaliste a fait l’objet d’une condamnation après avoir relaté le refus de cet imam de célébrer en 2006, « la naissance du Prophète Mohamed (QSSSL), sous prétexte que la célébration de ce genre de fête religieuse est qualifié d’hérésie, ainsi que de réciter la prière de l’absent à la mémoire des deux diplomates algériens enlevés et assassinés en Irak par les terroristes de Zerqaoui, en 2005 ».</p>
<p>Dans le second article, le journaliste d’El Watan a également relaté que cet imam a, lors d’un prêche du vendredi, critiqué les journalistes locaux, en les traitant de non-nationalistes. Il convient de rappeler que le journaliste d’Ennahar Al Djadid de Mascara a été également poursuivi pour diffamation suite à une plainte déposée contre lui par le même imam. Il a été condamné à une amende de 21 000 DA et à 50 000 DA de dommages et intérêts. Un jugement qui a été confirmé par la cour d’appel en date du 29 novembre 2008.</p>
<p>Par R. N.</p>
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		<title>Liberté de la presse : une ONG américaine interpelle le président Bouteflika</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2009 12:04:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Au lendemain du discours d&#8217;investiture dans lequel le président Bouteflika s&#8217;était engagé à « respecter la liberté de la presse », le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé aux Etats-Unis, a adressé une lettre au président de république pour l&#8217;exhorter de mettre fin aux « abus contre la presse ».
Dans sa correspondance, l&#8217;organisation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au lendemain du discours d&#8217;investiture dans lequel le président Bouteflika s&#8217;était engagé à « respecter la liberté de la presse », le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé aux Etats-Unis, a adressé une lettre au président de république pour l&#8217;exhorter de mettre fin aux « abus contre la presse ».</p>
<p>Dans sa correspondance, l&#8217;organisation américaine de défense des journalistes note que de nombreux cas de ces abus se sont produits durant la campagne électorale pour la présidentielle du 9 avril 2009. Le CPJ cite notamment l&#8217;empêchement, le  4 avril, par les autorités de l&#8217;entrée en Algérie de Sihem Bensedrine, journaliste tunisienne et militante des droits de l&#8217;homme. Cette dernière avait été invitée par la Ligue algérienne pour la défense des droits de l&#8217;homme (LADDH) pour suivre le déroulement de l&#8217;élection dans les médias. Elle avait été « contrainte par la police aéroportuaire de quitter l&#8217;Algérie à bord du même avion qu&#8217;il l&#8217;avait amenée de Paris. Cependant, aucune explication n&#8217;a été fournie », souligne le document.</p>
<p>Le CPJ relève également l&#8217;absence « totale de débats critiques » dans les médias sur l&#8217;élection présidentielle. De même qu&#8217;une « tendance des médias d&#8217;État, en particulier les chaînes de radio et de télévision, à accorder un traitement de faveur au président sortant au détriment de ses cinq opposants ».</p>
<p>Le document cite, en outre, l&#8217;interdiction en Algérie au cours de la campagne électorale, de trois hebdomadaires français, L&#8217;Express, Marianne et Le Journal du Dimanche. Cette mesure a été prise pour « avoir prétendument » violé l&#8217;article 26 du Code de l&#8217;information algérien de 1990, selon le CPJ. L&#8217;article en question interdit la publication de tout contenu « contraire aux valeurs islamiques et nationales et aux droits de l&#8217;homme, ou qui font l&#8217;apologie du racisme, du fanatisme et de la trahison ». Ce qui, explique, n&#8217;est pas le cas s&#8217;agissant des articles incriminés. Début mars, le mensuel basé à Paris, Afrique Magazin (AM), a été confisqué à l&#8217;aéroport d&#8217;Alger pour violation des « valeurs nationales », rappelle aussi CPJ.</p>
<p>Citant de nombreux journalistes algériens et défenseurs des droits de l&#8217;homme, l&#8217;organisation souligne que « les mesures contre  le journalisme indépendant se sont progressivement intensifiées au cours des trois dernières années », et que le gouvernement algérien semble « de plus en plus enclin à utiliser des mesures sévères pour réduire au silence et punir les journalistes critiques ».</p>
<p>Par  yasmine djaber , le  21/04/2009  |  Pour TSA</p>
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		<title>Stade Chahid Hamlaoui Des journalistes malmenés</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Apr 2009 09:40:33 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>

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		<description><![CDATA[Encore une fois, les conditions de travail des journalistes sportifs au stade Hamlaoui ont été dénoncées à l’occasion du derby constantinois qui s’est déroulé lundi dernier.
Cette fois-ci, les choses ont pris une autre tournure : des confrères de la presse écrite se sont vus maltraités par des agents de l’ordre en service au niveau de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Encore une fois, les conditions de travail des journalistes sportifs au stade Hamlaoui ont été dénoncées à l’occasion du derby constantinois qui s’est déroulé lundi dernier.</p>
<p>Cette fois-ci, les choses ont pris une autre tournure : des confrères de la presse écrite se sont vus maltraités par des agents de l’ordre en service au niveau de la tribune réservée à la presse. Dans un communiqué adressé, hier, au directeur de la sûreté de wilaya, avec copies envoyées au sécréetaire d’Etat chargé de la communication, la DGSN, le wali de Constantine et les organes de presse, l’association algérienne pour l’information et la culture « Demain presse » a vivement dénoncé « les agissements de certains agents de l’ordre envers des représentants de la presse durant et après la rencontre où des agressions verbales et même physiques ont été notées », selon lestermes du communiqué dont les auteurs ne manqueront pas de solliciter l’intervention du premier responsable de la sûreté dans la wilaya afin de garantir aux gens de la presse un minimum de respect que leurs missions dans les stades ne soient pas entravées.</p>
<p>Par S. A.</p>
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		<title>Algérie : une équipe de TF1 interpellée à Médéa</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Apr 2009 10:59:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Censure]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[TF1]]></category>

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		<description><![CDATA[  Une équipe de la chaîne privée française TF1, en reportage dans la région de Médéa, à 80 km au Sud d&#8217;Algérie, a été interpellée, samedi 11 avril 2009, par la police, a appris tsa-algerie.com de source sûre. Détenue pendant sept heures dans les locaux de la police, l&#8217;équipe a été forcée de remettre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.tsa-algerie.com/images/articles/tf1.jpg" align="right" alt="" />  Une équipe de la chaîne privée française TF1, en reportage dans la région de Médéa, à 80 km au Sud d&#8217;Algérie, a été interpellée, samedi 11 avril 2009, par la police, a appris tsa-algerie.com de source sûre. Détenue pendant sept heures dans les locaux de la police, l&#8217;équipe a été forcée de remettre une cassette de l&#8217;enregistrement d&#8217;un entretien avec Ali Benhadjar, ancien émir de la Ligue islamique pour la daâwa et le djihad (LIDD), en retrait dans sa ville natale de Médéa.</p>
<p>Pourtant, avant le déplacement à Médéa, l&#8217;envoyé spéciale de TF1 a pris attache avec le ministre de l&#8217;Intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, rencontré en marge de la conférence de presse de vendredi 10 avril 2009, durant laquelle les résultats de l&#8217;élection présidentielle ont été annoncée. « Le ministre nous a assuré qu&#8217;on pouvait réaliser des interviews avec des repentis islamistes où nous voulions et quand nous voulions. L&#8217;accréditation pour la couverture du scrutin présidentiel nous permettait de nous déplacer à l&#8217;intérieur du pays. Mais, les agents de la police n&#8217;ont rien voulu savoir », explique le journaliste.</p>
<p>Les reporters envoyés pour la couverture de la consultation du 9 avril ont eu beaucoup de difficultés à se déplacer en Algérie et à réaliser des reportages. Certains n&#8217;ont pas pu avoir le visa, à l&#8217;image de deux journalistes de France 24.</p>
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		<title>Trois hebdomadaires français interdits en Algérie</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/04/08/trois-hebdomadaires-francais-interdits-en-algerie/</link>
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		<pubDate>Wed, 08 Apr 2009 14:58:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.dzactiviste.info/?p=759</guid>
		<description><![CDATA[A quelques jours d&#8217;une élection sans surprise en Algérie, le dernier numéro de l&#8217;hebdomadaire français L&#8217;Express a été interdit dans le pays pour &#171;&#160;atteinte aux valeurs nationales&#160;&#187;, a indiqué, mardi 7 avril, le secrétariat d&#8217;Etat algérien chargé de la communication à l&#8217;AFP. Selon l&#8217;agence AP, le Journal du dimanche et Marianne aurait également été interdits.
&#171;&#160;Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A quelques jours d&#8217;une élection sans surprise en Algérie, le dernier numéro de l&#8217;hebdomadaire français L&#8217;Express a été interdit dans le pays pour &laquo;&nbsp;atteinte aux valeurs nationales&nbsp;&raquo;, a indiqué, mardi 7 avril, le secrétariat d&#8217;Etat algérien chargé de la communication à l&#8217;AFP. Selon l&#8217;agence AP, le Journal du dimanche et Marianne aurait également été interdits.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le dernier numéro de l&#8217;Express a été saisi samedi en application de l&#8217;article 26 du code de l&#8217;information 07/90&#8243;, a indiqué une responsable de ce secrétariat, sans préciser le ou les articles de l&#8217;hebdomadaire à l&#8217;origine de l&#8217;interdiction. L&#8217;article 26 du code algérien de l&#8217;information stipule notamment que &laquo;&nbsp;les publications périodiques et spécialisées nationales ou étrangères, quelles que soient leur nature et leur destination, ne doivent comporter ni illustration, ni récit, ni information ou insertion contraires à la morale islamique, aux valeurs nationales, aux droits de l&#8217;homme ou faire l&#8217;apologie du racisme, du fanatisme et de la trahison&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Dans l&#8217;édition interdite, L&#8217;Express a publié un article sur le président Abdelaziz Bouteflika, qui brigue un troisième mandat à la présidentielle de jeudi. Marianne et le Journal du dimanche ont également été interdits en vertu de l&#8217;article 26 du code de l&#8217;information. Mais un proche du président  a indiqué à l&#8217;AP que la diffusion de Marianne avait été interdite parce que le magazine &laquo;&nbsp;démolissait le président&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Par ailleurs, deux candidats à l&#8217;élection présidentielle ont protesté mardi contre &laquo;&nbsp;l&#8217;inégalité&nbsp;&raquo; des moyens dont ils disposaient face au président sortant, dont la victoire parait acquise dès le premier tour. &laquo;&nbsp;Quand j&#8217;avais deux minutes de temps de parole à la télévision, un autre en avait vingt-cinq&nbsp;&raquo;, a accusé Djahid Younsi (El Islah, islamiste modéré), en visant explicitement le président sortant, qu&#8217;il n&#8217;a cependant jamais cité nommément, au cours d&#8217;une conférence de presse à Alger.</p>
<p>LEMONDE.FR avec AFP et AP | 07.04.09 | Mis à jour le 07.04.09 | 21h04 </p>
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		<title>France. Liberté de la presse &#8211; atmosphère explosive et graves dérives autoritaires dans le tribunal de Mulhouse</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/04/05/france-liberte-de-la-presse-atmosphere-explosive-et-graves-derives-autoritaires-dans-le-tribunal-de-mulhouse/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Apr 2009 19:15:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Alertes]]></category>
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		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Abdellah Ouahhabi. 
L’audience du 2 avril du tribunal correctionnel de Mulhouse est devenue complètement explosive dès que le tribunal s’est penché sur le cas du média alternatif http://www.alterinfo.net. Déjà les jours précédents, une atmosphère de chasse à l’homme avait été installée par une initiative malheureuse de la Cour en son audience du 18 février [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Abdellah Ouahhabi. </p>
<p>L’audience du 2 avril du tribunal correctionnel de Mulhouse est devenue complètement explosive dès que le tribunal s’est penché sur le cas du média alternatif http://www.alterinfo.net. Déjà les jours précédents, une atmosphère de chasse à l’homme avait été installée par une initiative malheureuse de la Cour en son audience du 18 février : l’avocat de Monsieur Cékici avait recommandé à son client de ne pas se présenter en personne. Mais la Cour a voulu voir me prévenu en personne. Au lieu de s’en tenir là, elle a décidé un renvoi et à la demande insistante de la substitut du procureur, le président a émis un mandat d’amener !</p>
<p>Pour une affaire de presse ! Du jamais vu ! Ni à Paris et encore moins en province.</p>
<p>Si bien que Monsieur Cekici a dû se cacher comme un voleur pendant cette semaine afin de ne pas être présenté à la Cour, menotté et entre deux policiers. La police a fait des descentes dans sa maison, dans celle de sa compagne. Les personnes présentes ont fait l’objet de propos menaçants.</p>
<p>Monsieur Cekici a appelé la police pour leur dire qu’il était à son bureau, mais les policiers ne voulaient pas l’arrêter dans les locaux de Alterinfo : l’image aurait été trop chargée symboliquement.</p>
<p>La dernière nuit, il a du dormir dans un hôtel et il s’est présenté à l’heure dite au tribunal.</p>
<p>Il avait gagné la bataille de l’image de l’entrée en salle d’audience. Il avait aussi établi sa dignité et sn sens de la responsabilité.</p>
<p>Dès avant l’audience, il avait été remarqué que l’audience serait importante parce que le couloir et la salle étaient pleins de monde. Alors la Cour a décidé de déplacer l’affaire à la fin de la journée. Certaines personnes venues assister à l’audience avaient réservé leur matinée et ne pouvaient pas attendre jusqu’à la fin de la journée et elles sont parties.</p>
<p>J’ai questionné des personnes qui étaient là : elles sont venues de plusieurs villes de la région parisienne, de Lyon et d’ailleurs. Cette affaire portant sur la liberté de la presse indépendante, « la blogosphère » intéressait tout le monde.</p>
<p>Mais le problème de la liberté de la presse et de la liberté d’expression en France était posé à travers le problème du droit de critiquer l’État d’Israël.</p>
<p>Aussi, j’ai voulu interviewer le président de l’UEJF (Union des étudiants juifs de France) en me présentant pour ce que je suis : un journaliste indépendant. Il m’a d’abord demandé mon nom. Je les lui ai donnés.</p>
<p>Puis, il a demandé si je voulais l’interviewer en tant que journaliste ou en tant que militant.</p>
<p>Je lui ai alors demandé si sa réponse est différente selon son interlocuteur. Il a répondu qu’il exigeait de savoir la fonction de la personne qui l’interviewe.</p>
<p>Quand je lui ai dit que je connaissais son adversaire, Monsieur Cekici depuis un jour seulement, il m’a demandé de lui dire d’avance les questions que je voulais lui poser. Il a catégoriquement refusé de répondre à des questions librement choisies.</p>
<p>Alors je lui ai expliqué que je voulais l’interroger sur les limites de l’antisémitisme selon son organisation et si ces limites interdisent de critiquer l’Etat d’Israël.</p>
<p>Il m’a répondu qu’il allait demander si on l’autorisait à me répondre. Il a téléphoné à Paris et la réponse fut qu’il ne devait pas m’accorder cette interview.</p>
<p>Ce petit épisode dans le couloir du Tribunal de Mulhouse de Grande Instance déjà que l’atmosphère était très tendue, que les « plaignants » venaient en sachant avoir le soutien des autorités mais pas du public. La suite des évènements allait confirmer cette première observation.</p>
<p>Comme la foule augmentait dans les couloirs du tribunal, le nombre des policiers a augmenté sensiblement.</p>
<p>Le président avait autorisé la chaîne franco-allemande, Arte à tourner dans la salle avant les débats.</p>
<p>Avant l’ouverture des débats sur l’affaire, le vice-procureur est venu en personne mettre au point les derniers détails. J’ai demandé à des avocats présents dans la salle, par curiosité, si c’était une affaire habituelle pour le tribunal de Mulhouse ; la réponse fut que c’était une affaire exceptionnelle, par son objet et aussi par la gravité des chefs d’accusation et enfin par le fait qu’elle visait un organe de presse.</p>
<p>L’audience a commencé avec la Cour qui s’installait.</p>
<p>Pendant que la Cour prenait place, je me suis présenté devant le président :</p>
<p>- Bonjour, Monsieur le Président. Excusez-moi : un petit point d’ordre. Je suis Abdellah Ouahhabi, le journaliste et réalisateur de télévision qui vous a envoyé un témoignage écrit en tant que professionnel de l’information pur vous aider à rendre la bonne justice dans cette affaire de droit de la presse.</p>
<p>- Oui, je l’ai reçu, il est là. On verra au moment venu.</p>
<p>- Je ne devais pas venir à Mulhouse, mais en suivant l’actualité de cette affaire, j’ai découvert une information complémentaire. Je l’ai déjà mise sur Internet, mais je n’ai pas pu vous en informer. La partie en défense a insisté pour que je vous la transmette à titre de complément de témoignage. Je n’y vois pas d’inconvénient. Je suis venu de Paris, à mes frais, pour contribuer au meilleur fonctionnement possible de la justice de mon pays.</p>
<p>- On verra.</p>
<p>Puis, je me suis présenté devant Madame la substitut du procureur en lui expliquant la même chose.</p>
<p>- Oui, j’ai reçu votre témoignage écrit. Je ne veux pas qu’il soit intégré à l’affaire. Et je ne veux pas de votre témoignage complémentaire. L’avocat de la défense n’a pas fait le nécessaire, à l’avance.</p>
<p>- Je crois savoir qu’il va le demander.</p>
<p>- La Cour refusera d’accéder à sa demande.</p>
<p>- Mais, Madame, vous ne voulez pas faire condamner une personne tout en sachant que vous n’avez pas pris en considération un élément à sa décharge pour un motif de forme. La bonne justice veut qu’on puisse libérer un accusé pur vice de forme de l’accusation et qu’on ne puisse pas condamner une personne en prétextant un vice de forme de la défense.</p>
<p>- Vous me faites dire ce que je n’ai pas dit !</p>
<p>- Excusez-moi, vous pouvez me le répéter et je peux enregistrer vos propos pour ne pas les trahir : vous refusez ou vous acceptez un témoignage en faveur de l’accusé ?</p>
<p>- Je ne veux plus rien vous dire.</p>
<p>Monsieur Cekici, le directeur de publication du site Alterinfo était représenté par un avocat de province et l’UEJF et l’Association « J’accuse », puis la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA) étaient représentées par deux avocats importants venus spécialement de Paris.</p>
<p>Immédiatement, l’avocat de Monsieur Cekici a expliqué à la Cour qu’il demandait à la Cour d’entendre le témoignage technique d’un professionnel de l’information dans les grands médias et dans Internet, Monsieur Abdellah Ouahhabi, par ailleurs essayiste politique et journaliste indépendant.</p>
<p>Le président lit l’objet de l’audience : statuer sur une plainte portant sur un article publié par le site Alterinfo.</p>
<p>Il s’agit d’un article écrit par un contributeur extérieur au site Alterinfo, que l’on trouve dans plus de cent sites Internet, cet article a été traduit en français par un contributeur extérieur à Alterinfo. Il a été mis en ligne par un contributeur extérieur à Alterinfo. Le directeur de publication l’a lu et il a trouvé qu’il était confus et pouvait se prêter, pour un lecteur mal intentionné, à l’accusation d’antisémitisme.</p>
<p>Il l’a donc publié tel quel, pour information du public, mais en lui adjoignant un en-tête de réserve : le texte était publié pour des aspects économiques « intéressants », mais avec des réserves portant sur les confusions concernant la judaïté qui pourraient naître chez certains lecteurs.</p>
<p>Le président s’est attelé à questionner Monsieur Cekici sur le fond de l’affaire.</p>
<p>Puis ce fut le tour de l’interrogation du prévenu : Monsieur Zeynel Cekici.</p>
<p>Chapeau !</p>
<p>Il correspond exactement à une analyse sociologique que j’ai déjà développée dans plusieurs de mes articles précédents : les enfants de l’immigration sont forcément portés à gauche, forcément anticolonialistes, anti-impérialistes, antisionistes parce que leur parents, leurs ancêtres ont souffert de ces calamités du passé. Par conséquent, compte tenu des valeurs de la République et parmi celles-ci la première qui est la reconnaissance de l’égalité de tous les êtres humains, ils sont parmi les meilleurs Français. Certes pas parmi les plus riches ni parmi les plus instruits, mais absolument et sans aucun doute possible, ils sont parmi les meilleurs enfants de la France. Parmi ces meilleurs Français, je mets biens sûr, et cela va de soi, tous les autres Français qui sont la France de la production des richesses, les Français de plus ancienne immigration qu’ils soient Juifs, Polonais, Italiens, Espagnols ou que sais-je encore.</p>
<p>Seulement, voilà, un vers, un virus est venu casser ce schéma : le sionisme. Il a détaché un certain nombre de Juifs de la France du labeur et de l’intellect. Il en a fait les soldats religieux d’un mythe criminel : tuer les Palestiniens, chasser les Palestiniens et occuper leur terre, se mettre au service des forces de prédation dans le monde pour un développement de l’humanité inégalitaire : interdit aux pays du Tiers Monde de maîtriser les technologies de pointes, d’avoir leurs satellites et leurs missiles, et leur énergie atomique : « Ca c’est réservé aux Blancs racistes et exploiteurs, aux colons anciens et actuels, aux empires ».</p>
<p>Zeynel Cekici était là au carrefour de ces forces formidables qui animent notre époque, usant d’une technologie aujourd’hui rudimentaire : un ordinateur, beaucoup de volonté, beaucoup de travail et une âme propre.</p>
<p>Il a répondu avec calme et certitude au président. Il a évacué tous les pièges qui tournaient tous autour d’une question précise : êtes-vous antisémite ?</p>
<p>La réponse évidente était : non, non et non. Et résolument non.</p>
<p>Le seul problème dans cette affaire, c’était le sionisme, c’était l’anti-impérialisme. C’était les quelques centaines de milliers de personnes dont la représentativité est usurpée par le CRIF et ses officines comme l’UEFJ ou « J’accuse » ou encore maintenant la LICRA.</p>
<p>Ce sont des organisations juives ou qui perçoivent le fait juif en France en rupture avec les Français d’origine proche ou lointaine liée à l’Afrique et à l’Islam.</p>
<p>Mais bon sang, comment voulez-vous qu’une ou qu’un descendant(e) d’esclave, qu’un Noir ou qu’un Musulman accepte le concept sioniste de citoyenneté à étages du sionisme ?</p>
<p>Ce n’est pas possible !</p>
<p>Alors les sionistes français veulent en faire des sous-citoyens ou des citoyens criminels ou des citoyens privés de parole : celle-ci doit être exclusivement réservée aux sionistes.</p>
<p>Hé bien, c’est non !</p>
<p>Les bons Français sont ceux qui acceptent l’Article 1 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qu’ils soient juifs ou pas.</p>
<p>Les Français qui refusent ce principe et son universalité, ou son application en terre de Palestine, sont de mauvais Français.</p>
<p>Et s’ils sont Juifs, ce sont de mauvais Français et de mauvais Juifs.</p>
<p>Monsieur Cekici, devant répondre à des questions précises du président, n’était pas en situation de développer tout ce que je viens d’expliquer ci-dessus. Mais tout le débat, toute l’affaire tournait autour de ces questions :</p>
<p>- Où s’arrête l’antisémitisme, qu’est-ce qui est antisémitisme et qu’est-ce qui est une critique recevable ?</p>
<p>- Peut-on critiquer un Juif pour son comportement sans être traité d’antisémite ?</p>
<p>- N’y a-t-il pas une forme de racisme juif tourné contre les autres et qui se cache derrière le sionisme ?</p>
<p>Par exemple des textes de religieux Juifs affirment formellement et démontrent que oui, le sionisme est une perversion de l’esprit, qu’il est une idéologie contraire aux intérêts des Juifs du monde, des Juifs d’Israël et aussi contraire aux intérêts de tous les habitant de la Palestine originale, Juifs et Arabes compris (lire à ce sujet le livre : « Une histoire de l’opposition juive au sionisme » de Yakov M. Rabkin, publié aux Presses de l’Université de Laval – ce livre collecte en particulier plusieurs sources de critiques rabbiniques du sionisme, exprimées en Israël et à travers le monde).</p>
<p>Il faut à un moment que malgré leur puissance politique que nous avons tous constaté lors de la soirée du CRIF, ces gens comprennent les limites de leurs droits : nous sommes en France et la France n’est pas une obscure officine des partis sionistes israéliens.</p>
<p>Les Français vont finir par se lever et crier : Stop ! Halte à cette dictature rampante, inavouée, étrangère ! Retour à notre souveraineté ! A nos intérêts nationaux et la Concorde nationale !</p>
<p>Pour la précision, il faut apporter au crédit de Monsieur Cekici une réponse importante et imparable :</p>
<p>- Mon site est antisioniste. Mais il n’est pas antisémite puisqu’il y a des sionistes arabes, turques, etc. et aussi des Français non juifs. Je suis contre les idées de tous ces gens. A contrario, tous les Juifs ne sont pas des sionistes. Alors, ce sont des racistes contre leur propre origine ? Sont-ce des malades mentaux ? Ou tout simplement des démocrates ?</p>
<p>À un moment, un policier présent dans la salle affirme qu’un jeune de seize ans, aussi aux premiers rangs enregistre l’audience. La (c’est une femme) substitut du procureur se lève et avec une grande colère demande au Président d’expulser le jeune homme.</p>
<p>Le président demande :</p>
<p>- Vous enregistrez l’audience ?</p>
<p>- Non, Monsieur, mon téléphone est désactivé comme vous pouvez demander au policier de vérifier. C’est lui, à côté de moi qui enregistre l’audience secrètement !</p>
<p>« Lui », c’était le président de l’UEJF !</p>
<p>Le président au président de l’UEJF :</p>
<p>- Vous enregistrez l’audience ?</p>
<p>- Heu… oui, peut-être…</p>
<p>« Lui », « la victime juive qui demandait la protection de la justice », il ne voulait pas être enregistré, donner une interview, même quand il en est informé honnêtement par le journaliste. Mais, « lui », il triche ! Et il enregistre clandestinement une audience de justice.</p>
<p>Le président :</p>
<p>- Que tout le monde pose son téléphone ici, sur le bac près de Madame la Greffière !</p>
<p>Brouhaha de protestation : « Nos téléphones sont éteints ! Pourquoi nous, à cause de lui ? Comment va-t-on les retrouver, on risque de se tromper d’appareil… ». Mouvements divers dans la salle pour aller déposer son téléphone. Cela fait désordre.</p>
<p>J’en profite pour demander à Madame la greffière :</p>
<p>- Est-ce déjà arrivé dans votre tribunal ?</p>
<p>- Non, nous n’avons jamais vu ça.</p>
<p>Les plaidoiries commencent. L’avocat de l’UEFJ et de « J’accuse » confirment leurs accusations : antisémitisme, diffamation des Juifs, négation de l’holocauste.</p>
<p>Dans son exposé, l’avocat reprend justement trois lignes du complément de témoignage que j’avais fait paraître sur Internet pour le critiquer.</p>
<p>Le texte cité disait :</p>
<p>« Les médias alternatifs sont privés des aides financières publiques qui vont aux autres grands médias ; les alternatifs ne peuvent en conséquence pas garantir une information de qualité, puis on les sanctionne pour manque de rigueur. »</p>
<p>Et l’avocat de commenter :</p>
<p>« Ils n’ont pas à diffuser une information contraire aux médias contrôlés. Ils doivent renoncer à informer le public et par exemple de lui apporter des dépêches étrangères comme celles venant d’Iran, de pays musulmans ou de Chine ou de Russie. »</p>
<p>J’ai alors soulevé le bras. Le Président m’a regardé :</p>
<p>- Monsieur le Président, l’avocat vient de citer et de commenter un extrait du témoignage complémentaire que je voulais délivrer à la Cour aujourd’hui et qu’il a pris sur Internet. J’ai le texte complet à votre disposition.</p>
<p>- Bien, nous verrons le moment venu, a dit le Président. L’extrait et le commentaire de l’avocat figurent dans la plaidoirie de celui-ci, nous verrons pour le texte original.</p>
<p>La substitut du Procureur a rajouté avec très mauvaise humeur :</p>
<p>- Vous n’avez pas à parler. Taisez-vous !</p>
<p>Je n’ai pas répondu.</p>
<p>Puis, l’avocat de l’UEJF a demandé au président de l’audience d’entendre le président de l’UEJF, « la victime ».</p>
<p>Le président a accepté.</p>
<p>Le président de l’UEJF :</p>
<p>- Il y a plusieurs antisémitismes : Nationaliste : « Tous les Juifs ne sont pas de bons Français » ; Païen : « venant de la gauche et de l’extrême-gauche : Tous les Juifs sont liés au capitalisme et à l’impérialisme » ; Conspirationnistes : « les Juifs feraient partie d’une conspiration qui viserait à contrôler le monde » ; Chrétien : « Tous les Juifs sont des ennemis du Christianisme » ; Racial : Utiliserait le prétexte selon lequel il y aurait des bons et mauvais Juifs pour critiquer indirectement les Juifs en général. En réalité, il ne peut pas y avoir de mauvais Juifs ; Utiliserait le prétexte selon lequel il y aurait des sionistes et des non sionistes pour critiquer indirectement les Juifs en général. En fait, critiquer le sionisme c’est critiquer tous les Juifs du monde ; Utiliserait le prétexte selon lequel il y aurait des Juifs Khazars et non Khazars pour critiquer indirectement les Juifs en général ; Contemporain et importé : Presse iranienne, Chiisme, Certaine presse arabe, Certaine presse musulmane, Gaza, Problème palestinien.</p>
<p>On trouve tous ces antisémitismes dans le site Alterinfo qui reprend souvent des dépêches iraniennes. En plus, il faut savoir que ce site reprend des articles qui viennent des USA. Mais nous, en France nous avons un haut et bon niveau de lutte contre l’antisémitisme, supérieur à celui des USA et on ne peut pas accepter tous les écrits US ou étrangers.</p>
<p>C’est toute la ligne éditoriale d’Alterinfo qui est en cause. Son directeur de publication refuse de collaborer avec l’UEJF pour censurer les articles et les commentaires qui ne plaisent pas à l’UEJF.</p>
<p>Cela nous a obligé de rechercher par nos propres moyens des auteurs de commentaires pour les faire condamner par la justice, comme on veut le faire aujourd’hui pour le directeur du site.<br />
Et au-delà, le procès actuel vise non seulement Alterinfo, mais tous les sites indépendants des grands médias et qui véhiculent une information non contrôlée.</p>
<p>Au moment où le président de l’UEJF allait s’assoir, il s’est aperçu que comme il avait parlé pendant longtemps, son ancienne place avait été occupée par une autre personne qui s’y était mise pour mieux voir la Cour. Le président de l’UEJF allait s’assoir à côté quand la substitut du procureur est intervenue très vivement en direction de la personne qui occupait maintenant l’ancienne place du président de l’UEJF :</p>
<p>- Vous, levez-vous ! Cédez votre place au président de l’UEJF ! Qu’est-ce que ces façons, vous ne respectez pas les victimes juives ! Allez ! Debout où je vous fais évacuer la salle !</p>
<p>La personne visée, un peu effrayée, s’est poussée pour laisser s’asseoir Monsieur le Président de l’UEJF.</p>
<p>Le président de la Cour a opiné de la tête, semblant dire : « puisque Madame la substitut le demande sans passer par moi, on ne va pas faire un clash entre collègues, devant le public sur les rôles respectifs d’un président et celui du procureur ».</p>
<p>Je me trompe peut-être en interprétant le silence du président. Mais Monsieur le président donnait vraiment l’impression d’être une personne pondérée, sévère, soucieuse de fournir une prestation de bonne justice.</p>
<p>Je peux en témoigner personnellement parce que voulant savoir quels caractères étaient ceux des personnes formant la Cour, j’avais observé quelques affaires avant celle-ci. Et effectivement, j’avais remarqué que Madame la substitut du procureur avait tendance à déborder de ses devoirs et obligations ; le premier alinéa de l’article 309 du Code de Procédure Pénale (modifié par Loi 93-1013 1993-08-24 art. 28 JORF 25 août 1993 en vigueur le 2 septembre 1993) stipule bien sans ambigüité que :<br />
« Le président a la police de l&#8217;audience et la direction des débats.</p>
<p>La police de l’audience revient au président et à personne d’autre. Madame la substitut du procureur débordait de ses obligations depuis le début de l’audience.</p>
<p>Par exemple lorsqu’elle est intervenue sans attendre l’avis de personne et surtout en empiétant sur les prérogatives du président pour faire déplacer une personne assistant à l’audience qui s’était mise à la place du président de l’UEJF pendant qu’il déposait.</p>
<p>Autre exemple, lorsqu’elle m’avait dit : « La Cour ne tiendra pas compte de votre témoignage écrit et n’entendra pas votre complément de témoignage oral lors de cette audience » alors que le Code de Procédure Pénal stipule tout autre chose.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Article 310 (Modifié par Loi 72-1226 1972-12-29 art. 6-I, 6-II JORF 30 décembre 1972 en vigueur le 1er janvier 1973) :<br />
Le président est investi d&#8217;un pouvoir discrétionnaire en vertu duquel il peut, en son honneur et en sa conscience, prendre toutes mesures qu&#8217;il croit utiles pour découvrir la vérité. Il peut, s&#8217;il l&#8217;estime opportun, saisir la cour qui statue dans les conditions prévues à l&#8217;article 316.<br />
Il peut au cours des débats appeler, au besoin par mandat d&#8217;amener, et entendre toutes personnes ou se faire apporter toutes nouvelles pièces qui lui paraissent, d&#8217;après les développements donnés à l&#8217;audience, utiles à la manifestation de la vérité.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Ce n’était pas à elle de décider si le président de la Cour allait m’entendre ou non comme témoin professionnel spontané, venu de Paris à ses frais pour aider à l’émergence d’une bonne justice.</p>
<p>L’audience se déroulait dans une ambiance électrique parce que la salle envoyait des ondes négatives puissantes vers la Cour : des « humm », des « ooh », des déplacements de personnes sur leur siège chaque fois que la partie plaignantes citait les protestations contre Gaza comme un signe d’antisémitisme ou chaque fois que des tentatives de confusions étaient avancées entre sionisme et antisémitisme.</p>
<p>Puis ce fut le tout de l’avocat de la LICRA ; il a abondé dans le même sens que son collègue :<br />
- Pour notre organisation, il y a un nouveau défi : celui d’Internet qu’il faut contrôler parce que c’est une presse qui se veut indépendante, mais c’est une pseudo-presse dans la mesure où elle critique le comportement de certains Juifs sionistes et donc directement ou indirectement Israël et les Juifs en général.</p>
<p>Après l’intervention initiale du président qui a présenté l’affaire, il y eut l’interrogatoire du prévenu. Celui-ci a été suivi par la présentation des griefs et des arguments de l’avocat de l’UEJF, de « J’accuse », suivi par l’intervention du président de l’UEJF en personne. Puis il y eut l’intervention de l’avocat de la LICRA.</p>
<p>Toutes ces dernières interventions en accusation tournaient autour d’idées éculées et racistes : on ne peut pas dire qu’il existe des mauvais Juifs quoi qu’ils fassent : il ne faut pas dire qu’il n’y a pas de mauvais banquiers Juifs, ce ne peut être que des banquiers non Juif.</p>
<p>Critiquer Israël ou parler des récents crimes de guerre d’Israël à Gaza, c’est faire de l’antisémitisme.</p>
<p>Voilà où se situait le fond du débat de la Cour du tribunal correctionnel de Mulhouse. Et visiblement, les services du Procureur de la République voulaient donner une suite concrète aux appels à la haine entre les Français, prononcés par Monsieur le Premier ministre Fillon lors de la soirée du CRIF lorsqu’il a très habilement confondu antisionisme et antisémitisme.</p>
<p>Il avait alors promis des mesures très vigoureuses contre les sites internet :</p>
<p>« Si la lutte contre le racisme est impérative, elle ne saurait être le prétexte aux mêmes amalgames et aux mêmes hypocrisies qu’en 2001 (En 2001, l’ONU avait condamné le sionisme comme une forme de racisme).<br />
Nous n’accepterons pas que l&#8217;État d&#8217;Israël soit stigmatisé, nous n&#8217;accepterons pas que sa politique soit calomniée, ni que la communauté juive, dans son ensemble, soit flétrie…<br />
Le 8 janvier dernier, les parquets ont reçu des instructions face à la recrudescence des actes à caractère antisémite.<br />
Elles prévoient :<br />
- de privilégier les réponses pénales rapides et fermes ;<br />
- de retenir la qualification pénale, avec la circonstance aggravante du mobile raciste, antisémite ou xénophobe, dès que les conditions pénales sont remplies<br />
Parmi les condamnations prononcées, plusieurs dizaines concernent des provocations à la discrimination par voie électronique. Nous devons veiller à ce que les nouvelles technologies ne deviennent pas, à leur tour, le canal de la haine.<br />
Dans cet esprit, j’ai confié à Isabelle FALQUE-PIERROTIN, déléguée générale du Forum des droits sur Internet, une mission sur l’antisémitisme et le racisme dans les réseaux numériques. Il s’agit de nous doter des instruments et des moyens d’imposer sur l’internet les règles légales et les principes éthiques qui prévalent dans tous les autres médias. »</p>
<p>En établissant une confusion entre le sionisme et Israël, Monsieur le Premier ministre a sciemment voulu marginaliser, voire criminaliser au moins une partie des dix millions de Français hostiles au sionisme et au racisme sioniste. Puis en niant la réalité de ce sionisme, constaté à maintes reprises par les instances qualifiées de l’ONU, il met la France en marge de la communauté internationale… sauf à applaudir aux décisions de l’ONU de l’époque coloniale, lorsqu’elles ont créé Israël, puis à les dénoncer lorsqu’elles critiquent le racisme intrinsèque, consubstantiel de la société israélienne.</p>
<p>Comme on l’a vu, la direction des services du Procureur était au rendez-vous de l’appel venu d’en haut et elle est descendue jusque « dans l’arène » renforcer la volonté de la substitut.</p>
<p>Et effectivement, celle-ci par sa personnalité légèrement trouble (comme on va le voir), va empiéter sur les prérogatives du président et se trouver à l’origine d’un clash mémorable.</p>
<p>Maintenant, c’était le tour de Madame la substitut du Procureur.</p>
<p>À l’observer, elle dégage une impression de personnalité en léger déséquilibre. Elle s’assied mal sur son siège. Elle est obèse. À un moment, en cours d’audience, elle mâchait un chewin-gum ou un aliment. Cela portait atteinte à la dignité de sa fonction. Elle est intervenue à plusieurs reprises en lieu et place du président. À d’autres moments, elle a semblée excédée qu’il ne soit pas plus autoritaire avec le public. Elle l’a montré par des gestes démonstratifs qui lui étaient destinés.</p>
<p>Personnellement, j’ai compris qu’elle avait un léger trouble de la personnalité, traduit somatiquement par son obésité, par son genou qui bouge de manière rythmique et dépasse de sous le pupitre. Elle avait certainement besoin d’un aide médicale, soit par l’endocrinologie soit par la psychologie, soit par les deux. Elle perdrait du poids et serait certainement mieux dans sa peau. Les audiences en gagneraient en sérénité.</p>
<p>Soyons précis : je ne dis pas que la profession de procureur doit être interdite aux personnes obèses ou handicapées de quelque sorte. Je dis que cette personne avait un léger dérèglement de la personnalité et que ce dérèglement était suggéré par une certaine relation à la nourriture (obésité et chewin gum), par des gestes rythmés limite inconscients (bouger le genou de manière rythmique) et par un autoritarisme inadéquat, par une colère contenue qui se lâche contre des personnes presque prises au hasard, comme on va le voir.</p>
<p>Pourtant, ce devait être une magistrate confirmée par ailleurs puisqu’elle avait à ses côtés une magistrate stagiaire… de couleur !</p>
<p>Hé oui, la démocratisation de notre société avance même dans ces pires circonstances. Il ne faut pas tout voir en pessimiste ou en optimiste, même si au présent, c’était le côté pessimiste qui dominait…</p>
<p>Alors elle commença son réquisitoire.</p>
<p>J’étais à ma place au milieu du public, et j’avais décidé de prendre en note son texte. Comme ce texte allait être important, je notais en rouge.</p>
<p>Elle avait sûrement été sensible à l’ambiance électrique de la salle. Ambiance à laquelle elle avait contribué pour une part, notamment en supplantant ponctuellement le président.</p>
<p>Et elle décida de faire la leçon au public avant de s’occuper du prévenu. Mais là, emportée par son tempérament et/ou par les instructions qu’elle avait reçues, ou encore par le souci de bien se faire voir par la hiérarchie – allez savoir comment fonctionne une âme humaine), elle commit une très grave erreur de discernement.<br />
Elle fit un geste en ma direction pour dire que c’était de moi qu’elle parlait et elle prononça la phrase suivante :</p>
<p>- Des règles de droit ne sont pas imprimées dans la tête de certaines personnes dans cette salle, comme ce monsieur…</p>
<p>C’était une insulte, déjà une voie de faits.</p>
<p>J’étais depuis un jour à Mulhouse pour aider la justice à prononcer une bonne décision sur une question sur la liberté d’expression et la liberté de presse au sujet d’une affaire concernant une personne que je ne connaissais pas deux jours auparavant ! J’avais fait 550 km en train et j’allais faire autant pour le retour ; j’avais payé un hôtel. Pour aider la justice.</p>
<p>J’étais un homme de soixante trois ans. J’ai fait deux ou trois fois plus d’années d’études universitaires que cette dame. J’ai assumé des fonctions bien plus importantes qu’elle aujourd’hui, au fait de sa carrière.</p>
<p>Je n’étais pas un prévenu, mais un citoyen français avec un casier judiciaire vierge.</p>
<p>Et Madame la substitut du procureur obèse qui mâchait du chewin-gum pendant l’audience tout en bougeant de manière rythmique et nerveuse le genou m’invectivait en public sur un ton et avec des mots limite corrects empruntés à des jeunes de la banlieue mal élevés !<br />
Pourquoi ? Je n’avais été mêlé à aucun des incidents de l’audience.<br />
Parce que je lui avais demandé si elle avait reçu mon témoignage écrit ?</p>
<p>J’étais ici pour le bien de mon pays, pour une bonne justice ; j’attendais une forme de remerciement discret pour un geste citoyen. J’étais aussi une personne neutre, un journaliste en train de faire son travail. Je n’étais pas venu à Mulhouse pour être insulté de la sorte, en public&#8230; J’ai vu qu’elle voulait continuer dans ce registre et j’ai décidé de stopper ces insultes non méritées.</p>
<p>Arte et la presse locale et la presse associative étaient présentes. Voici ce que je lui ai dit, selon le quotidien l’Alsace du 3 avril 2009 :</p>
<p>- Madame, vous nous bafouez. Nous sommes dans un Etat de droit. Madame, vous bafouez le droit !</p>
<p>À partir de ce moment, Madame la substitut a perdu son contrôle, elle a commencé à hurler :</p>
<p>- Taisez-vous !<br />
- Cessez de m’insulter. N’insultez pas un témoin. N’insultez pas l’auditoire.<br />
- Je vous fais quitter la salle ! Quittez la salle !<br />
- Si c’est vous qui ordonnez ici, d’accord ! Je sors !</p>
<p>Dans la salle tous ces gens que je ne connais pas, réagissent vivement :</p>
<p>- S’il sort, alors nous sortons tous !</p>
<p>La substitut s’énerve encore plus :</p>
<p>- Alors, Monsieur, je vous fais auditionner pour outrage ! Greffier, prenez son identité.</p>
<p>La Greffière :</p>
<p>- Votre nom et prénom et adresse ?<br />
- Voilà, je vous donne ma carte nationale d’identité ! Notez-les, Madame. Je reste à la disposition de la justice. Je peux répondre de mes actes dès à présent ou plus tard. Comme vous voulez.</p>
<p>La substitut :</p>
<p>- Je vous mets en garde à vue !<br />
- C’est vous qui décidez dans cette salle ? Alors je commence à enlever ici mes lacets ?</p>
<p>Je joins le geste à la parole.</p>
<p>Le président veut calmer la situation et s’adresse à la substitut, à moi-même et à la salle :</p>
<p>- Cessez ce cinéma !<br />
- Ce n’est pas moi, Monsieur !</p>
<p>La substitut :</p>
<p>- Gardes, saisissez-le et emmenez-le !<br />
- Puisque vous me faites arrêter, le journaliste que je suis vous dit que vous menez cette audience uniquement à charge. Vous défendez une certaine cause.</p>
<p>Remarque :<br />
Ces derniers propos sont postérieurs à la décision de me mettre en garde à vue et ne peuvent pas être invoqués pour la justifier a posteriori.</p>
<p>Les policiers hésitent, regardent tout à tour le président, puis la substitut.</p>
<p>Dans la salle, c’est la révolution. Les gens se lèvent, crient ensemble :</p>
<p>- Nous aussi on veut aller en garde à vue !</p>
<p>Le chef de la police appelle des renforts. Deux policiers me demandent de sortir par la porte derrière les magistrats, d’habitude réservée à l’entrée et à la sortie de la Cour. Je me retrouve dans la salle de délibération où je demande à un officier de police :</p>
<p>- Quel est mon statut actuel ? On m’a demande de produire mes papiers pour une audition ultérieure, je l’ai fait. Le président n’a rien dit au sujet d’une garde à vue. Alors je peux partir ?<br />
- Non, vous ne partez pas !<br />
- Suis-je en garde à vue ?<br />
- Non, vous n’êtes pas en garde à vue.<br />
- Mais alors, je ne suis pas agité, je ne crie pas, tout est calme, je suis donc libre d’aller et de venir !<br />
- Non !<br />
- Quel est mon statut actuel ?<br />
- Je ne sais pas. Mais vous ne bougez pas. On attend les ordres.</p>
<p>Dix minutes plus tard, un autre officier de police est venu me déclarer que j’étais en garde à vue. Mais, dans le désordre, avec les cris dans le couloir : « Justice ! Justice ! » ou encore « Israël assassin ! Sioniste fasciste », l’officier de police judiciaire a oublié de m’annoncer la garde à vue et il ne m’a pas fait signer le papier correspondant. Il ne m’a pas dit mes droits.</p>
<p>J’ai été menotté à ce moment et emmené dans un fourgon de police comme un délinquant.<br />
Ajoutez la fouille au corps.<br />
Ajoutez le fait de vider tous ses papiers personnels devant des policiers corrects mais inconnus.<br />
Ajoutez le fait d’être privé de ses lunettes.<br />
Ajoutez le fait de devoir tenir son pantalon avec les mains.<br />
Ajoutez le fait de devoir porter des chaussures qui vous tombent des pieds parce que délacées.<br />
Ajoutez le fait de devoir poser comme un criminel pour des photos de délinquants.<br />
Ajoutez les mains noires d’encre pour être fiché.<br />
Ajoutez la cellule de deux mètre par un mètre cinquante au confort très spartiate.<br />
Ajoutez que vous n’avez plus votre montre.<br />
Ajoutez que ne pouvez pas pu prendre un livre à lire.</p>
<p>Tout cela, ce traitement humiliant était en plus inutile puisque je proposais toutes les garanties de représentation ; si j’avais commis un quelconque délit, Monsieur le président pouvait m’ordonner de me présenter à la date qu’il aurait choisie pour me faire auditionner et m’imposer de répondre de mes actes.</p>
<p>J’étais prêt et je suis prêt à en répondre parce que je suis encore convaincu que Madame la substitut obèse qui mâchait du chewin-gum pendant l’audience n’avait pas le droit d’insulter un témoin, un journaliste indépendant, venu spontanément aider la justice.</p>
<p>Même un procureur a des obligations de respect de la personne humaine. Il peut stigmatiser un coupable. Il n’a pas le droit d’insulter un témoin ou un auditoire dans des termes de mépris et d’un air arrogant et supérieur.</p>
<p>Dans le cadre de sa fonction, même un procureur doit surveiller sa tenue et son langage.</p>
<p>Je rappelle que j’ai soixante trois ans, que j’ai plusieurs diplômes supérieurs, que j’ai enseigné dans le supérieur, que j’ai participé en tant qu’enseignant à des formations de perfectionnement de réalisateurs en fonction, que je suis un cadre supérieur de l’audiovisuel, que je suis auteur d’essai politique, que j’ai réalisé et produit plus de 500 heures de la principale chaîne de la télévision publique, plus particulièrement des programmes politiques.</p>
<p>Je rappelle que dans cette affaire, je n’étais ni prévenu ni complice, mais un témoin spontané désireux d’aider la justice de son pays à ne pas commettre une erreur judiciaire en interprétant comme antisémite des déclarations, des écrits antisionistes, c’est-à-dire des écrits antiracistes conformes à la Constitution et aux valeurs universelles de l’ONU, mais contraires à la politique du gouvernement.</p>
<p>Je voulais défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse et voilà comment j’étais traité : abus d’autorité, voie de fait, humiliation.</p>
<p>Je rappelle enfin que j’étais un journaliste et que c’est en tant que tel que j’avais adressé une semaine auparavant un courrier recommandé avec accusé de réception à Monsieur le Président et à Monsieur le Procureur.</p>
<p>Indiscutablement, l’audience avait été menée de manière à choquer ostensiblement l’auditoire. Et envers moi, dans le cadre de cette politique, il y avait eu abus d’autorité, voie de faits, atteinte à la dignité humaine.</p>
<p>De plus, la Cour a décidé de ne pas m’entendre. Parce qu’étant en garde à vue, le président pouvait me faire venir pour témoigner – le but de mon voyage à Mulhouse.</p>
<p>La Cour a donc décidé de juger de la culpabilité de Monsieur Cekici, sans tenir compte de tous les arguments, de toutes les preuves, de tous les témoignages en sa faveur. Elle faisait jouer un léger vice de forme de son avocat.</p>
<p>Je repose ma question adressée dans un premier temps à Madame la substitut :<br />
La justice française peut-elle condamner une personne au motif qu’un vice de forme était opposable à la prise en compte d’un témoignage technique très important ?</p>
<p>Après une interruption due aux manifestations du public après mon arrestation, dans la salle d’audience et devant l’entrée du palais de justice, l’audience a repris « comme si de rien n’était ».</p>
<p>La Cour a prononcé d’abord un délibéré jusqu’au 28 mai, puis quelques minutes après, elle a reporté le délibéré au 4 juin (à vérifier – je n’y étais pas).</p>
<p>Plus tard, on m’a rapporté que des gens ont vu la substitut sortir du Tribunal, avec un grand verre en carton – genre Coca de Mac Donald – à la main.</p>
<p>Elle a vraiment des problèmes de personnalité…</p>
<p>Lors de ma garde à vue, j’ai tout de suite réclamé un avocat pour déposer un référé d’heure à heure pour demander ma libération immédiate car due à un abus d’autorité et pour voie de faits contre un journaliste dans l’exercice de ses fonctions et aussi alors qu’il se présentait comme témoin spontané.</p>
<p>Mis en garde à vue à 14 heures 15, je n’ai été libéré qu’à 19h30.</p>
<p>La loi prévoit que je devais voir un avocat d’office dans les trois heures. Ce droit n’a pas été respecté sous des prétextes fallacieux !</p>
<p>Lors de la prise de ma déposition par une officier de police judiciaire (une jeune femme très sympathique et « très pro »), les services du procureur ont imposé l’insertion de plusieurs lignes de texte selon la version Madame la substitut obèse qui mâchait du chewin-gum pendant l’audience. Un texte manuscrit a été apporté à l’OPJ et le commandant lui a demandé de les inclure dans ma déposition. J’ai compris qu’il s’agissait d’un texte manuscrit de la main d’un substitut ou alors directement du patron du parquet de Mulhouse.</p>
<p>Cela a été fait sous la forme d’une question longue, longue, très longue… une question-scénario de fiction. Une question mensongère avec des confusions de chronologie.</p>
<p>J’ai donc suspendu ma déposition et je me réserve de préciser les faits devant un juge.</p>
<p>Par son chewin-gum, par ses colères intempestives, par sa propension à assumer les fonctions de l’accusation publique et de la présidence de la Cour, par la décision d’une garde à vue qui ne servait à rien sinon à humilier, par les mensonges que le Parquet a tenté d’inclure dans ma déposition, les responsables ont porté atteinte à la dignité de la fonction de procureur et à la dignité de la Cour.</p>
<p>J’ai décidé de déposer plainte contre Madame la substitut obèse qui mâchait du chewin-gum pendant l’audience et contre le tribunal de Mulhouse.</p>
<p>Ainsi l’affaire du site Alterinfo s’est muée en deux affaires distinctes :</p>
<p>- La fausse accusation d’antisémitisme de sites alternatifs antisionistes, dont Alterinfo ;<br />
- La fausse accusation d’outrage à magistrat, consécutive à une provocation de la substitut du procureur de Mulhouse qui est obèse et qui mâche du chewin-gum pendant l’audience. Elle vise à intimider les journalistes d’opposition ou indépendants.</p>
<p>Il y a là une atteinte très grave à la liberté de presse, à la liberté d’expression, à la justice équitable dans le but d’imposer par la force l’idéologie sioniste que veut promouvoir le gouvernement actuel de la France, contre les stipulations expresses de la Constitution française et les traités internationaux relatifs aux droits de l’homme (égalité universelle de tous les êtres humains), auxquels la France a souscrit.</p>
<p>Après les aventures que j’ai vécues lors de ma tentative d’aller à Gaza comme un journaliste indépendant, je constate des difficultés extrêmes à exercer le métier de journaliste lorsqu’on s’oppose à certains groupes de pression.</p>
<p>Oui, je suis identifié comme un défenseur des droits de l’homme, plus particulièrement pour la traduction dans les faits des droits civiques des citoyens français défavorisés et les Musulmans sont les plus nombreux. Des groupes de pressions proches du pouvoir veulent les faire renoncer à leur religion par des procédés illégaux, par des lois vestimentaires expresses. On veut les formater comme furent formatés et christianisés et transformés en prédateurs des pays pauvres les Musulmans du septième et huitième siècle : il n’en reste plus que des patronymes comme Morel, Moreau, Morin, etc.</p>
<p>Or la religion ne doit pas s’imposer par la force, par des privations de droits, par des bricolages juridiques et judicaires, par l’institution de la haine et de la domination entre les différentes composantes de la société française.</p>
<p>Pour toutes ces raisons, j’ai décidé de saisir notre Président de la République et son Premier ministre au sujet du discours prononcé devant le CRIF.</p>
<p>J’ai décidé aussi de saisir les institutions internationales.</p>
<p>Je sollicite l’aide de toutes les institutions, de tous les États, de toutes les personnes qui veulent promouvoir plus de démocratie chez nous, notamment pur l’émergence sociale, culturelle, économique et politique des dix millions de Français issus de l’esclavage et des anciennes colonies.</p>
<p>Le quotidien régional, les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA) daté vendredi 3 avril a titré : « Mulhouse : Tribunal correctionnel – Audience sous tension ».</p>
<p>Affaire à suivre…</p>
<p>Chers lecteurs, je vous tiendrai au courant.</p>
<p>Samedi 4 avril 2009,</p>
<p>Abdellah Ouahhabi</p>
<p>source: <a href="http://www.alterinfo.net/Liberte-de-la-presse-atmosphere-explosive-et-graves-derives-autoritaires-dans-le-tribunal-de-Mulhouse_a31314.html">Alter Info</a></p>
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		<item>
		<title>Paris : plainte contre un sbire de Bouteflika</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2009 13:42:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Alertes]]></category>
		<category><![CDATA[Election 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;affaire de la journaliste Samia Baba Aïssa agressée par un fier-à-bras membre du comité de soutien au candidat Bouteflika (lire l&#8217;article &#160;&#187; Paris : les voyous de Bouteflika&#160;&#187; ) prend une nouvelle tournure. Notre consoeur, à qui le médecin a prescrit 5 jours d&#8217;incapacité de travail, a décidé, après avoir identifié le sbire en question, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;affaire de la journaliste Samia Baba Aïssa agressée par un fier-à-bras membre du comité de soutien au candidat Bouteflika (lire l&#8217;article &nbsp;&raquo; Paris : les voyous de Bouteflika&nbsp;&raquo; ) prend une nouvelle tournure. Notre consoeur, à qui le médecin a prescrit 5 jours d&#8217;incapacité de travail, a décidé, après avoir identifié le sbire en question, de porter plainte auprès d&#8217;un tribunal de Paris, pour &laquo;&nbsp;&nbsp;&raquo;entrave à la liberté d&#8217;expression et du travail&nbsp;&raquo; et  &laquo;&nbsp;violences volontaires&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Selon nos informations, l&#8217;ambassade d&#8217;Algérie a tenté, en vain, d&#8217;étouffer le scandale et de dissuader la journaliste de porter plainte, soutenant qu&#8217;il faut &laquo;&nbsp;régler cette histoire entre Algériens&nbsp;&raquo;<br />
Pour rappel, la journaliste a été agressée par cet individu membre du comité de soutien au candidat Bouteflika  lors du meeting de soutien organisé à la maison de la Chimie samedi à Paris. Il n&#8217;avait pas aimé qu&#8217;elle  parle du déséquilibre de moyens entre les candidats à la présidentielle. Il avait assorti son agression d&#8217;une menace publique : «J’ai ta fiche, je vais l’étaler, tu peux compter sur moi» (sic !).</p>
<p>Le Club des journalistes algériens de France (CJAF) avait condamné avec la plus grande fermeté cette intimidation contre notre consœur Samia Baba Aïssa. Ces menaces, dit-il,  &laquo;&nbsp;rappellent de tristes pratiques du parti unique au plus fort de la dictature.&nbsp;&raquo;</p>
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		<title>Intimidations contre les journalistes!</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 11:51:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[Election 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>
		<category><![CDATA[Répression]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Club des journalistes algériens de France (CJAF) condamne avec la plus grande fermeté l’intimidation dont a été victime notre consœur Samia Baba Aïssa lors du meeting de soutien au candidat Abdelaziz Bouteflika organisé à la maison de la Chimie samedi à Paris. L’un des organisateurs l’a prise à partie publiquement et l’a menacée de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Club des journalistes algériens de France (CJAF) condamne avec la plus grande fermeté l’intimidation dont a été victime notre consœur Samia Baba Aïssa lors du meeting de soutien au candidat Abdelaziz Bouteflika organisé à la maison de la Chimie samedi à Paris. L’un des organisateurs l’a prise à partie publiquement et l’a menacée de dévoiler sa «fiche». «J’ai ta fiche, je vais l’étaler, tu peux compter sur moi» (sic !). </p>
<p>Notre consœur posait des questions sur le déséquilibre de moyens entre les candidats à la présidentielle. Ces menaces rappellent de tristes pratiques du parti unique au plus fort de la dictature. Nous appelons les responsables politiques à raison garder et à respecter le travail des journalistes. Le CJAF apporte tout son soutien à Samia Baba Aïssa dont le professionnalisme n’est plus à prouver. Par ailleurs, le CJAF continuera, en toutes circonstances, à s’élever contre ces pratiques en les dénonçant et en faisant des libertés d’opinion et de presse, son combat.</p>
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