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	<title>DZactiviste.INFO &#187; Enfance</title>
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	<description>Portail des activistes algériens sur Internet. Informer, débattre, organiser, résister</description>
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		<title>TÉBESSA Plus de 3 000 enfants exploités</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/06/02/tebessa-plus-de-3-000-enfants-exploites/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2009 15:03:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Enfance]]></category>

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		<description><![CDATA[Le déchirement socioéconomique alarmant, les conditions de vie rudimentaires et le chômage ont fini par avoir raison des enfants de la wilaya de Tébessa. En effet, ils sont plus de 3 000 livrés à eux mêmes, s’adonnant à la sale besogne de collecte d’objets ferreux et en plastique pour les vendre à des prix dérisoires [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le déchirement socioéconomique alarmant, les conditions de vie rudimentaires et le chômage ont fini par avoir raison des enfants de la wilaya de Tébessa. En effet, ils sont plus de 3 000 livrés à eux mêmes, s’adonnant à la sale besogne de collecte d’objets ferreux et en plastique pour les vendre à des prix dérisoires ou vendeurs à la sauvette de sachets en plastique et d’objets volés.</p>
<p>D’autres gamins sont exploités dans des chantiers et dans la manutention. Un cadre de vie abominable où la recrudescence de la violence juvénile a pris des proportions alarmantes. Autre illustration du danger qui guette la génération de demain : les salles de jeux. Ces lieux de promiscuité où des enfants de 6 à 14 ans sont souvent victimes de harcèlement sexuel sans parler de l’échec scolaire. </p>
<p>L’absence des pouvoirs publics et la démission des parents favorisent la délinquance sous toutes ses formes.</p>
<p>Saâdallah Djamel 02 06 2009<br />
Le soir d&#8217;algérie</p>
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		<title>SELON UNE ENQUÊTE SUR LA POPULATION 86% des enfants âgés de 2 à 14 ans subissent des châtiments</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/06/02/selon-une-enquete-sur-la-population-86-des-enfants-ages-de-2-a-14-ans-subissent-des-chatiments/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2009 14:55:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Enfance]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon la «MICS 3 Algérie», une enquête initiée en 2006 par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et l’Office national des statistiques sur la situation des femmes et des enfants, a montré une évolution favorable, selon les indicateurs globaux que sont notamment la nutrition, la vaccination et la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Selon la «MICS 3 Algérie», une enquête initiée en 2006 par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et l’Office national des statistiques sur la situation des femmes et des enfants, a montré une évolution favorable, selon les indicateurs globaux que sont notamment la nutrition, la vaccination et la scolarisation.</p>
<p>F.-Zohra B. &#8211; Alger (Le Soir) &#8211; L&#8217;enquête réalisée, entamée en 2006 et achevée en décembre 2008 et qui s&#8217;est appuyée sur 30 000 échantillons répartis sur 7 régions du pays, a touché des aspects tels que les conditions de vie des ménages, la nutrition et la santé de la mère et de l’enfant. Elle a aussi été réalisée en collaboration avec l’Unicef, le système des Nations unies pour le développement en Algérie, l’UNFPA et l’ONU sida en vue de mettre à jour la situation des enfants et des femmes et de suivre les progrès de la réalisation des objectifs du plan d’action mondial, «un monde digne des enfants» et des objectifs du millénaire pour le développement. </p>
<p>Les premiers résultats donnés par l’enquête ont ainsi montré que la population algérienne se compose de 49,5% de femmes et de 50,5% hommes. 59,5% de la population réside, par ailleurs, en milieu urbain et 40,5% en zone rurale. Selon les initiateurs de l’étude, l’objectif premier du projet est d’éradiquer l’extrême pauvreté et la faim. Ceci avec comme priorité de réduire de moitié, entre 1990 et 2015, les proportions de la population qui souffre de la faim. Ainsi et selon les données fournies par l’enquête, la prévalence de l’insuffisance pondérale chez l’enfant de moins de 5 ans est de 3,7%. Elle est de 5% chez l’enfant dont la mère est sans instruction et de 1,3 % chez les enfants dont la mère à un niveau universitaire. </p>
<p>Selon les spécialistes, des données ont été fournies par l’enquête concernent le chiffre préoccupant de 86% des enfants entre 2 et 14 ans qui sont victimes de châtiments corporels ou psychologiques. 22% d’entre eux sont victimes de violences physiques. Par ailleurs, 4% des enfants sont forcés à effectuer un travail. 1,5% est exploité et obligé de fournir un revenu. Des disparités sont toutefois signalées au sein de la population, notamment en ce qui concerne l’assistance aux accouchements par un personnel qualifié. Si le taux est de 100 % au niveau national, deux femmes sur dix dans le Sud du pays ne sont pas prises en charge par des personnes qualifiées. </p>
<p>Cela est aussi le cas pour le suivi de grossesse et selon les données fournies par l’équipe de recherche, une femme sur quatre n’a pas eu de suivi prénatal lors de sa grossesse dans les milieux dits défavorisés. L’éducation est aussi le deuxième objectif visé avec comme but principal d’assurer l’éducation primaire pour tous et de donner d’ici à 2015 à tous les enfants les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires. De ce fait, le taux de scolarisation a atteint les 96,5% au primaire et 62,8% aux niveaux moyen et secondaire. Pour le professeur Kellou, directeur de l’Institut national de la santé publique (INSP), l’enquête «MICS 3 Algérie» «a eu le mérite de situer le niveau de santé des enfants en Algérie par rapport à ce qui est admis universellement». Selon notre interlocuteur, un travail de longue haleine est aussi nécessaire pour exploiter la banque de données fournies par l’enquête.</p>
<p>F.-Z. B.</p>
<p>Le Soir d&#8217;Algérie</p>
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		<title>LIGUE ALGÉRIENNE POUR LA DÉFENSE DES DROITS DE L’HOMME Appel à la création d’un ministère de l’Enfance</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2009 14:52:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de l'Homme]]></category>
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		<description><![CDATA[Le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme a appelé, hier, à la création d’un ministère de l’Enfance et d’une fédération des associations activant pour la défense des droits de l’enfant.
Wassila Z. &#8211; Alger (Le Soir) &#8211; Les rapports établis par la LADDH attestent de manière indéniable que les droits [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme a appelé, hier, à la création d’un ministère de l’Enfance et d’une fédération des associations activant pour la défense des droits de l’enfant.</p>
<p>Wassila Z. &#8211; Alger (Le Soir) &#8211; Les rapports établis par la LADDH attestent de manière indéniable que les droits les plus élémentaires des enfants sont très souvent bafoués. Ainsi, selon Maître Hocine Zehouane, une telle institution devrait permettre de faire reconnaître, respecter et mieux appliquer les droits de l’enfant. Aussi, regrouper les associations en fédération vise à harmoniser les efforts et consolider les démarches. Le président de la LADDH a salué l’action des associations et relevé la complémentarité dont doivent faire preuve les pouvoirs publics et les associations. Autour de cette priorité, le conférencier rappellera le rôle de la famille. La sonnette d’alarme sera tirée concernant la négligence familiale. Docteur Amarouche du réseau Wassila affirme que les cas de maltraitance intrafamiliale et les violences sexuelles sont les plus recensés. </p>
<p>Par ailleurs, on rappellera l’épineux problème de la sécurité dans les écoles, qui relève du primordial. «Nos enfants ne sont plus en sécurité», souligne-t-on. Ainsi, les maîtres-mots de la défense des droits de l’enfant devront être : sensibilisation et information. Un rôle qui incombe à tous. En mettant l’accent sur la nécessité de respecter chaque enfant dans son individualité, les représentants des associations, présents à la conférence de presse, ont appelé à «une meilleure prise en charge des enfants». Une importance particulière sera donnée à l’enfant handicapé. «Des franges entières d’enfants handicapés sont livrées à elles-mêmes. Dans une société où l’individualisme prend le dessus, les enfants handicapés sont ceux qui souffrent le plus de la marginalisation. Il n’existe pas de politique de prise en charge», soutient Zehouane. Il relève, en outre, «le laxisme » dont font preuve les Algériens et le manque de cohérence politique. Dans ce sens, le ministère de la Solidarité est qualifié de ministère de la charité, sa mission étant limitée à apporter des aides occasionnelles. Il est fait abstraction de réels problèmes quant à l’application des droits. Intervenant lors de cette rencontre, un membre de l’association El Amal, pour handicapés moteurs, a insisté sur l’impératif de délivrance d’une carte à tout enfant handicapé dès son jeune âge. </p>
<p>L’attention sera attirée sur la nécessité de construire des infrastructures spécialisées et assurer les outils pédagogiques. «Seules trois écoles spécialisées existent à Alger. Et cela demeure insuffisant.» Autre problème soulevé par l’oratrice, l’accessibilité, et le transport qui font défaut. Les enfants handicapés sont souvent confrontés au manque de structures de rééducation fonctionnelle. Enfin, on retiendra, selon les intervenants, qu’en matière de défense des droits de l’enfant «les bénévoles sont plus efficaces que les officiels».</p>
<p>W. Z.</p>
<p>02 06 2009<br />
Le Soir d&#8217;Algérie</p>
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		<title>«10% des enfants de moins de 15 ans ne vont pas à l’école»</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2009 09:49:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Enfance]]></category>
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		<description><![CDATA[Le président de la Forem Mustapha Khiati révèle. «10% de nos enfants de moins de 15 ans ne vont pas à l’école et 200.000 sont renvoyés avant l’âge de 16 ans, pour différentes raisons dont la responsabilité incombe autant aux parents qu’à l’école.»
C’est Mustapha Khiati, président de la Fédération nationale de la recherche médicale (Forem), [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le président de la Forem Mustapha Khiati révèle. «10% de nos enfants de moins de 15 ans ne vont pas à l’école et 200.000 sont renvoyés avant l’âge de 16 ans, pour différentes raisons dont la responsabilité incombe autant aux parents qu’à l’école.»</p>
<p>C’est Mustapha Khiati, président de la Fédération nationale de la recherche médicale (Forem), qui a fait ce constat, hier, lors de son passage sur les ondes de la radio nationale chaîne III.</p>
<p>Sollicité par la radio nationale sur sa lecture à propos des programmes électoraux et des promesses de campagne des six candidats en compétition à la présidentielle du 9 avril prochain, le président de la Forem s’est voulu sans complaisance par rapport à la situation de l’école et à ce que proposent les six présidentiables.</p>
<p>«Populistes» a été en effet le qualificatif qu’a apposé l’hôte de la radio chaîne III aux déclarations et autres promesses faites par les postulants à la plus haute fonction de l’Etat. «L’école est en crise; même le président l’a reconnu, il y a quelques mois.</p>
<p>Certes, il faut reconnaître que des efforts colossaux ont été consentis au cours de ces 25 dernières années, puisque le quart du budget est consacré à l’école, mais il y a un revers de la médaille», explique-t-il avant de noter que les promesses électorales des candidats sur l’école pèchent par leur «manque de clarté et même d’objectifs».</p>
<p>Dans ce cadre, l’intervenant fera une remarque pertinente, en l’occurrence que «l’objectif quantitatif est actuellement atteint dans le secteur de l’éducation », ceci par opposition à une éducation de «qualité » qui ne serait pas encore au rendez-vous.</p>
<p>«Certes, nous avons atteint les objectifs quantitatifs, cela personne ne peut le nier, mais il reste tout de même que le problème de l’école est, aujourd’hui, qualitatif», expliquera-t-il à ce propos pour mieux faire percevoir aux auditeurs la véritable problématique de l’école. Khiati expliquera à cet égard qu’»il existe actuellement un véritable dérapage dans l’orientation vers les sciences humaines».</p>
<p><a href="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/04/ecole_enfance.jpg"><img src="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/04/ecole_enfance.jpg" alt="ecole_enfance" title="ecole_enfance" width="120" height="80" class="alignleft size-full wp-image-667" /></a>  «Les normes sont d’une classe de philosophie, deux classes de sciences et trois de mathématiques», précisera-t-il. Evoquant les nouvelles technologies de l’information et de la communication à l’école, l’orateur parlera de «la mauvaise utilisation de l’Internet par les élèves».</p>
<p>Comment ? «Les NTIC ont influé sur leur rendement pédagogique», expliquera- t-il encore avant de noter: «Il existe une influence négative de l’Internet, et certains NTCI ont engendré une baisse de lecture et réduit la matière grammaire.»</p>
<p>Revenant sur les programmes des postulants à la magistrature suprême, le président de la Forem préconisera que l’heureux élu à l’issue de la présidentielle 2009 concentre la réforme de l’école sur une multitude d’axes: «Recyclage des enseignants, leur choix et leur formation continue.» Et de préciser dans le même temps que «la formation ne doit pas se faire une fois par an, mais plusieurs fois».</p>
<p>L’allégement des programmes, trop lourds, ainsi que l’orientation des enfants dès leur plus jeune âge vers les filières scientifiques ou de «sciences pures», sont également préconisés à plus d’un titre par l’invité de la chaîne III.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, la problématique de l’école doit être à l’avant-garde des dirigeants du pays, notera Khiati pour lequel «l’école est la base de tout».</p>
<p>Hamza Bensalem </p>
<p>02 Avril 2009,   La voix de l&#8217;Oranie</p>
<p class="fbconnect_share"><fb:share-button class="url" href="http://www.dzactiviste.info/2009/04/02/%c2%ab10-des-enfants-de-moins-de-15-ans-ne-vont-pas-a-l%e2%80%99ecole%c2%bb/" /></p>]]></content:encoded>
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		<title>Etude nationale sur les droits des femmes en Algérie</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/03/20/etude-nationale-sur-les-droits-des-femmes-en-algerie/</link>
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		<pubDate>Fri, 20 Mar 2009 20:11:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Droits des Femmes]]></category>
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		<description><![CDATA[Logique d’ouverture et résistance aux changements
  La question des droits de la moitié de la population semble diviser la société en deux courants distincts : l’un conservateur, l’autre plus ouvert, sinon réticent au modèle traditionnel.
“Connaissance des droits des femmes et des enfants en Algérie”, tel est l’intitulé d’une étude du Centre d’information et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Logique d’ouverture et résistance aux changements</strong></p>
<p><a href="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/03/ciddf-revue17.jpg"><img src="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/03/ciddf-revue17.jpg" alt="ciddf-revue17" title="ciddf-revue17" width="72" height="100" class="alignleft size-full wp-image-434" /></a>  La question des droits de la moitié de la population semble diviser la société en deux courants distincts : l’un conservateur, l’autre plus ouvert, sinon réticent au modèle traditionnel.</p>
<p>“Connaissance des droits des femmes et des enfants en Algérie”, tel est l’intitulé d’une étude du <a href="http://www.ciddef-dz.com/">Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme (CIDDEF)</a>, qui a été menée dans dix régions du pays, en juin 2008, et rendue publique très récemment. Cette étude, basée sur deux enquêtes – auprès des adultes de 18 ans et plus et des adolescents de 14 à 17 ans – s’intéresse en général aux changements apparus au sein de la société algérienne et en particulier au niveau d’adhésion de la société aux valeurs d’égalité entre les hommes et les femmes. Elle procède à des comparaisons entre 2000 et 2008 en s’appuyant sur une enquête faite en 2000, auprès d’adultes, par le Collectif 95 Maghreb-Egalité (CME 95).</p>
<p>Le contexte d’il y a huit ans était différent, puisqu’en 2000 l’Algérie baignait encore dans un climat général de violence. Un climat qui n’avait pas suffisamment renoué avec le calme politique et qui, sur les plans culturel et social, n’avait pas enregistré une si grande aisance financière (recettes pétrolières), encore moins une implication remarquée de la population. La période 2000-2008 est certes très courte pour aller au fond des choses, en matière d’association ou d’anticipation, mais elle a le mérite de montrer l’émergence d’éléments de changement et de nous faire connaître certaines tendances, voire une évolution des opinions «plus sensibles aux conjonctures et aux enjeux politiques de l’heure».</p>
<p>Plus concrètement, l’étude du CIDDEF se penche sur la perception des droits des femmes dans les sphères publique et privée. Les aspects liés aux libertés individuelles et à la violence sont également abordés à travers notamment la nature des interdits familiaux, du «choix» d’habillement et de la violence domestique. Enfin, l’étude s’attache à l’environnement immédiat des adolescents en axant surtout sur la communication parents-enfants et la confrontation à la violence physique.</p>
<p><strong>Travail des femmes : une place médiane confortable</strong></p>
<p>Trois individus sur 10, qu’ils soient adultes ou adolescents, sont favorables au travail des femmes à l’extérieur de la maison. Ce sont surtout les femmes (33%) et les adolescentes (34%) qui sont à l’avant-garde. Les personnes de sexe masculin qui sont acquis au travail féminin sont de 22% chez les adolescents et de 18% chez les adultes. On remarque que l’attitude des adolescents et des adolescentes est relativement similaire à celle de l’adulte du même sexe. Pourtant, le nombre des personnes «moyennement favorables» au travail des femmes, celles qui se cachent derrière une position médiane (entre les deux pôles), est révélateur de quelque chose qui freine ou d’un malaise dans la société, puisqu’il aussi bien fort chez les garçons (46%) et les hommes (44%), que chez les filles (51%) et les femmes (42%). Il n’en demeure pas moins qu’en espace de 8 ans, on observe un recul sur la question du droit au travail des femmes : un tiers des hommes (plus de 30%) et 18% des femmes étaient réfractaires en 2000 contre 38% pour les premiers et 25% pour les secondes en 2008. </p>
<p>A la question de savoir s’ils souhaitent voir leur fille, même mariée, travailler, 25% des pères ont répondu par oui et 51% ont conditionné cela par l’accord du gendre. Quant aux mères, 50% d’entre elles sont d’accord, seules 36% renvoient au consentement du beau-fils.</p>
<p>Soulignons tout de même qu’un quart des personnes interviewées, qui sont pourtant défavorables au travail des femmes en général, ont émis le vœu que leurs filles travaillent une fois mariées, sans fixer aucune condition. Hélas, le travail du CIDDEF ne donne pas d’informations sur ce groupe de personnes, par exemple sur sa situation sociale ou le niveau d’instruction des membres qui le compose.</p>
<p>L’autre résultat des enquêtes concerne la faible part des pères et des mères, opposés catégoriquement au travail de leur(s) fille(s) : 19% chez les hommes et 9% chez les femmes.</p>
<p>Sur la question du travail des femmes, il y a existence d’une cohérence entre l’avis des parents et celui de leurs enfants de sexe féminin. La même similitude des opinions et comportements est observée entre les parents et les femmes célibataires.</p>
<p>Par contre, la réaction des hommes célibataires par rapport à leur future épouse renforce l’idée relative à l’insuffisante insertion des femmes dans le marché du travail. En effet, pas moins de 45% des hommes y sont opposés. Seuls 18% d’entre eux mettent des conditions, en citant la naissance des enfants ou l’insuffisance de leur revenu.</p>
<p><strong>Eligibilité aux postes de décision politique</strong></p>
<p>Comme pour le travail féminin, la question de l’éligibilité des femmes à des postes de décision politique, de maire à présidente de la République, en passant par la députation, connaît, elle aussi, une certaine régression. Selon l’étude, ils sont 53% (38% des hommes et 67% des femmes) en 2008 à déclarer qu’ils sont disposés à élire une femme au poste de maire, alors qu’ils étaient 70% (60% des hommes et 81% des femmes) en 2000. S’agissant de l’élection d’une femme au poste de députée, 53% (39% des hommes et 68% des femmes) sont favorables, alors qu’ils étaient 70% (61% des hommes et 80% des femmes) en 2000. Quant à l’élection d’une femme à la magistrature suprême, ils ne sont que 36% (24% des hommes et 48% des femmes) à y être favorables, alors que le pourcentage était de 55% (41% des hommes et 69% des femmes) en 2000. Comme on le voit, le recul est plus marquant pour les postes de maire et de députée. Il est à se demander si l’image que se fait la société de la femme, certaines pratiques abusives des élus et des députés ou les deux à la fois ont pesé sur la balance des réponses.</p>
<p>Toujours sur l’éligibilité de la femme aux postes de décision politique, les avis des adolescents et des adultes se rejoignent, sauf que le taux est relativement plus élevé chez les personnes de sexe féminin. </p>
<p>Sur le registre du mariage d’une Algérienne avec un étranger, 2 adolescents sur 10 et 1 adulte sur 10 l’acceptent sans condition. En revanche, la moitié des adultes et la moitié des adolescents sont d’accord, à condition qu’il soit musulman ou/et arabe. Seul un tiers, en majorité des adultes, y est carrément opposé. Les rédacteurs de l’étude mettent en avant les contradictions, attestant que les oppositions les plus fortes et, dans le même temps, les accords sans condition, viennent des Algérois et des personnes des régions du nord-centre du pays et de la Kabylie.<br />
<strong><br />
Evolution sur les problèmes de la polygamie et de l’héritage</strong></p>
<p>L’avis des Algériens sur la polygamie et l’héritage montre une évolution assez étonnante. En effet, l’abolition de la polygamie et le partage égalitaire de l’héritage semblent faire son chemin dans la société. L’étude montre que, dans les deux cas, 6 adolescents sur 10 et près de 5 adultes sur 10 y sont favorables. Ce sont surtout les femmes et les adolescentes qui représentent le taux le plus élevé. Seulement, la comparaison d’avec 2000 dévoile une reculade sensible, puisque 40% des hommes et 55% des femmes sont favorables à la suppression de la polygamie, contre 41% chez les premiers et 62% chez les secondes en 2000.</p>
<p>L’autre recul touche le droit des femmes au divorce. 34% des Algériens pensent qu’il n’est pas raisonnable qu’une femme demande le divorce si son mari prend une deuxième épouse, alors que leur taux n’était que de 29% en 2000. La régression est aussi observée dans le cas où une femme justifie le divorce par l’interdiction de l’époux de la laisser travailler (78% en 2000 contre 89% en 2008) ou son opposition à la laisser étudier (63% en 2000 contre 82% en 2008).</p>
<p><strong>La région, la situation sociale, l’école…</strong></p>
<p>Le travail publié par le CIDDEF suscite à la fois inquiétude et optimisme. Aujourd’hui, la question des droits de la femme et celle des valeurs d’égalité continue de diviser la société en deux grands courants : l’un conservateur, l’autre plus ouvert, sinon favorable à un modèle moderne. C’est là un des signes des sociétés en transition, qui peut produire le meilleur comme le pire. D’ailleurs, en l’espace de 8 ans, le courant d’opinions nettement favorable à une vision égalitaire (2 Algériens sur 10, soit 19%) a diminué au profit des conservateurs conservateur et de ceux, dont le nombre est non négligeable, qui se dérobent dans des positions médianes, pour des raisons qui mériteraient des analyses plus approfondies. Mais, d’ores et déjà, la région, l’appartenance au sexe, la situation par rapport à l’activité et le niveau d’instruction, figurent parmi les causes qui jouent le rôle « le plus discriminant » dans le façonnement des positions et même les relations femmes-hommes. Chez les adolescents, c’est beaucoup plus la région, puis l’instruction des parents et l’appartenance au sexe, qui semblent les plus déterminants dans le façonnage de leurs positions. La comparaison avec l’année 2000 apporte, de plus, son lot d’éclairage et souligne la grande influence de l’appartenance régionale et celle du sexe. Ces premiers résultats, pour le moins surprenants, feront dire aux rédacteurs de l’étude que les perspectives d’une avancée «plus grande et plus rapide» des valeurs d’égalité sont contrariées. Selon eux, les adolescents sont actuellement loin d’être armés pour «se protéger contre les idéologies dogmatiques» ou pour assumer pleinement «la démarche d’ouverture d’esprit».</p>
<p>Ces résultats parlent des paradoxes qui caractérisent notre société. Des contradictions qui interpellent, en premier lieu, les institutions de l’Etat, en vue de leur prise en charge et de la levée du verrou conservateur.<br />
<strong><br />
Z’hor Chérief</strong></p>
<p><strong>Quel prix à payer pour un tel compromis ?</strong></p>
<p>Les interdits familiaux touchent plus les femmes que les hommes. 4 femmes sur 10 et 1 homme sur 10 subissent au moins un interdit familial. Mais, la pression semble moindre pour la population adolescente. Les interdits les plus fréquents sont la fréquentation du sexe opposé, chez les adolescents, la liberté de mouvement et d’habillement chez les adultes. Les filles et les femmes interrogées sont logées à la même enseigne, puisque l’interdit touche la liberté individuelle en général et la liberté de se mouvoir dans l’espace public. Le contrôle de l’apparence s’est même durci par rapport à 2000 et les filles (4 sur 10), comme d’ailleurs les femmes, évoquent largement l’obligation du port du hidjab.</p>
<p>Interpellés sur la tenue vestimentaire des femmes, 62% des garçons (contre 48% des filles) et 68% des hommes (contre 60% des femmes) ont souhaité que les Algériennes portent le hidjab. Quant à ceux qui sont opposés au port du voile, leur nombre est faible : 4% chez la population adolescente et 3% chez les adultes. Les opinions exprimées de façon significative proviennent, nous dit-on, des gens de Kabylie et d’Alger, ainsi que des milieux urbains.</p>
<p>A ce niveau, l’étude du CIDDEF alerte sur la vision « très différenciée » sur le port du hidjab et fait ressortir les « importantes différences régionales ». Ainsi, plus on s’éloigne de la capitale et de la Kabylie, et, à un moindre degré, des régions nord centre et de celles du sud ouest, plus la vision tolérante sur cette question se réduit. Est-ce un fait culturel, de société ou l’empreinte du passage de l’ouragan islamiste sciemment entretenue par les traditionalistes ?</p>
<p>D’après la présidente du CIDDEF, Nadia Aït Zaï, le port du hidjab est perçu comme un signe à la fois « protecteur et libérateur ». Il agirait ainsi comme un bouclier contre d’éventuelles agressions des Algériennes qui ont investi massivement l’espace publique. Dans le même temps, il leur offrirait la possibilité de sortir de chez elles. D’aucuns préfèrent parler d’un « compromis » ou d’un « deal » tacite entre les personnes de sexe féminin/les parents et la société, encore dominée par le patriarcat et l’instrumentalisation du fait féminin.</p>
<p>L’étude démontre que « les obligations familiales » (plus importantes chez les adolescentes) et « l’influence des médias » incitent notamment les femmes à porter le hidjab. De façon marginale, le terrorisme, la pression du milieu familial et de l’entourage, ainsi que celle des enseignants, y sont aussi évoquées. Mais, on retiendra que le lien entre l’instruction des deux parents et la probabilité, pour l’adolescente, de ne pas porter le voile, est fortement établi.</p>
<p>Z. C.</p>
<p><strong>La place de l’enfant enfin reconnue !</strong></p>
<p>L’examen de la relation entre les parents et leurs enfants ou de leur communication laisse entrevoir une «dynamique de changement» au niveau de la société.</p>
<p>L’enquête du CIDDEF montre que plus d’un tiers des adolescents vivent dans un milieu familial, où le modèle traditionnel laisse place à un nouveau modèle «émergent» où la place de l’enfant/adolescent est reconnue. Dans cet autre modèle, la communication est non seulement «intense», mais elle se fait de façon égale avec la mère et le père, sans discrimination entre les filles et les garçons. En face, 40% des adolescents ne communiquent qu’avec leur mère et peu ou rarement avec leur père. Par ailleurs, 2 adolescents sur 10, pour la plupart des garçons, ne communiquent jamais avec leur mère et leur père.</p>
<p>Z. C.</p>
<p><strong><br />
Violences dans la famille et les espaces publics</strong></p>
<p>Vingt-six adolescents sur 100 sont victimes de violences. Ces chiffres sont donnés par le CIDDEF, qui rappelle qu’un quart d’entre eux (26 sur 100) ont été victimes de violence familiale au cours des 12 derniers mois. Le taux est cependant plus fort chez les femmes : 7 sur 100, soit 755 000 femmes.</p>
<p>Par ailleurs, plus de la moitié des femmes (53%) ont été violentées une fois, 20% deux fois et 27% plusieurs fois. Elles sont battues par le mari (38% des cas), le frère (24% des cas), la mère (22% des cas) et le père (11% des cas). Quant aux adolescents, 26% d’entre eux (1 sur 4) ont été victimes de violence physique au sein de la famille ; les auteurs des coups sont le père (5 cas sur 10) ou la mère (4 cas sur 10).</p>
<p>Mais, la violence est présente hors du champ familial, puisque pas moins d’un tiers des garçons (36%) et deux fois moins de filles (15%) ont subi au cours de l’année scolaire 2007-2008 «au moins une fois» une violence physique, dans la classe ou dans la cour. Dans 7 cas sur 10 (74%), l’auteur des violences est l’enseignant. Le surveillant arrive en seconde place (24% des cas), suivi du surveillant général (24% des cas), du directeur ou du censeur (9% des cas), puis du gardien (1% des cas). Les raisons souvent citées englobent, outre la discipline, le non accomplissement des devoirs et les absences injustifiées.</p>
<p>Dans la rue, 1 adolescent sur 4 a été victime d’une agression physique au cours des 12 derniers mois. Les écarts sont néanmoins importants entre les filles et les garçons : 1 fille sur 10 et 3 garçons sur 10.</p>
<p>Z. C.</p>
<p>http://www.lesdebats.com/editionsdebats/180309/nation.htm#3</p>
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