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	<title>DZactiviste.INFO &#187; Boycott</title>
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	<description>Portail des activistes algériens sur Internet. Informer, débattre, organiser, résister</description>
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		<title>Algérie: «Derrière une apparente stabilité, le pays bouillonne»</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2009 16:03:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Boycott]]></category>
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		<description><![CDATA[TCHAT de Liberation.fr (10/04/2009):

Abdelaziz Bouteflika a recueilli officiellement plus de 90% des voix. Il exercera donc un troisième mandat. Christophe Ayad, envoyé spécial de Libération en Algérie a répondu à vos questions.


Abdelaziz Bouteflika en train de voter, à Alger, le 9 avril 2009. (REUTERS/Zohra Bensemra)
Yen.hoc. Le taux de participation communiqué par le ministre de l&#8217;Intérieur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>TCHAT de Liberation.fr (10/04/2009):</p>
<blockquote><p>
Abdelaziz Bouteflika a recueilli officiellement plus de 90% des voix. Il exercera donc un troisième mandat. Christophe Ayad, envoyé spécial de Libération en Algérie a répondu à vos questions.</p></blockquote>
<p><center><br />
<img src="http://q.liberation.fr/photo/20090410/photo_0302_459_306_30437.jpg" alt="" /></center><br />
Abdelaziz Bouteflika en train de voter, à Alger, le 9 avril 2009. (REUTERS/Zohra Bensemra)</p>
<p>Yen.hoc. Le taux de participation communiqué par le ministre de l&#8217;Intérieur reflète-t-il la réalité et qu&#8217;en est-il de la participation en Kabylie. Peut-on considérer que l&#8217;Algérie se brejnevise sous Bouteflika?<br />
Christophe Ayad. Non, le taux de participation n&#8217;a aucun rapport avec ce que j&#8217;ai vu dans les rues d&#8217;Alger et de sa banlieue, ni avec ce qu&#8217;on m&#8217;a rapporté au téléphone en Kabylie. C&#8217;est vrai que le pays semble entrer dans une phase de glaciation politique, certains parlent même d&#8217;un retour à l&#8217;époque du parti unique. C&#8217;est peu être exagéré mais c&#8217;est vrai que tous les espaces démocratiques se rétrécissent.</p>
<p>Cohiba18. Ne pensez-vous pas que l&#8217;Algérie entre dans un tournant? Elle passe d&#8217;un régime qu&#8217;on suspectait à un régime qui affirme et assume la fraude électorale et la manipulation&#8230;<br />
 Je ne crois pas que la fraude électorale soit assumée ou revendiquée, elle a toujours existée. Seulement, vu la désaffection du public, elle est beaucoup plus évidente aujourd&#8217;hui. D&#8217;une certaine manière, les élections de jeudi ressemblent à ce qui se passe en Tunisie avec Ben Ali.</p>
<p>Bubu. On dit que Bouteflika est malade, s&#8217;il devait partir, les militaires intrôniseraient-ils le chef des services de sécurité (Toufik Médiene) qui deviendrait le Poutine d&#8217;Algérie. Qu&#8217;en pensez-vous?<br />
 Les chefs des services de renseignements de sécurité n&#8217;ont jamais voulu assumer l&#8217;apparence du pouvoir, il leur suffit de tirer les ficelles en coulisse, je ne crois qu&#8217;ils aient envie à l&#8217;avenir de se présenter à des élections, il leur suffira d&#8217;avoir un candidat. Beaucoup d&#8217;observateurs en Algérie pensent que l&#8217;actuel Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a ce profil. C&#8217;est un bon technocrate, estimé à l&#8217;étranger, et un homme de confiance pour les services.</p>
<p>Louarnig. A votre avis, qu&#8217;est-ce qui fait aujourd&#8217;hui le plus défaut à l&#8217;Algérie et aux Algériens pour entrer dans une dynamique de développement ? (le pays a des ressources, à commencer par le pétrole, et des potentiels&#8230;)<br />
Ce qui manque le plus à l&#8217;Algérie c&#8217;est une libéralisation économique qui permette des investissements étrangers, et qui libèrent les entrepreneurs privés locaux. Ce qui manque aussi, c&#8217;est que l&#8217;argent du pétrole soit investi dans des créations d&#8217;emplois, et pas seulement des grands projets d&#8217;infrastructures réalisés par des sociétés étrangères.</p>
<p>Hchicha. La France se déclare généralement pour un régime stable à Alger. Bouteflika et son système, représente-il vraiment «la stabilité» que se presse de soutenir les autorités françaises?<br />
 Je ne le pense pas personnellement car, derrière cette apparente stabilité, le pays bouillonne. Mais les autorités françaises se soucient avant tout de deux choses: le terrorisme, et les grands contrats. Pour cela, Bouteflika convient très bien à Sarkozy.</p>
<p>Guerky. Comment est-il possible d&#8217;atteindre 90% d&#8217;adhésion? pouvez-vous nous donner quelques pistes?<br />
Je ne suis pas dans la cuisine électorale algérienne, mais il semble qu&#8217;on ait beaucoup fait voter les forces de sécurité, et les fonctionnaires. Si les chiffres ont été trafiqués, je ne sais pas exactement comment. De toute façon vue l&#8217;absence de concurrence, Bouteflika était sûr de gagner.</p>
<p>Justabdel. Que va faire Bouteflika au sujet des relations maroco algériennes, notamment sur le Sahara occidentale?<br />
 Il faut attendre le prochain rapport du nouvel envoyé spécial de l&#8217;ONU, prévu pour la fin avril. Mais je ne vois pas de solution rapide à ce problème, Bouteflika appartient à une génération qui a grandi dans le rapport de force avec le Maroc.</p>
<p>Bubu. Que font les militaires de tout cet argent invisible?<br />
Votre pseudo. existe-t-il une évaluation de la richesse de Bouteflika qu&#8217;il a dû amasser depuis ces dix années au pouvoir?<br />
 Je n&#8217;ai aucune information là-dessus, Les dirigeants du régime ont accumulé des fortunes, c&#8217;est évident, mais une bonne partie des recettes pétrolières ont été placées en bons du trésors américains. Le problème c&#8217;est que c&#8217;est de l&#8217;argent qui dort, qui ne profite pas aux Algériens.</p>
<p>Mess. Avec une alliance politique (FLN, RND, HMS, plus des ralliements ces dernières années) y-avait-il un vrai poids dans ce qui reste de l&#8217;opposition pour ces élections?<br />
Non, puisque le pouvoir actuel rassemble toutes les tendances, islamistes modérés compris. La vraie question c&#8217;est celle du poids des islamistes non autorisés par le régime, c&#8217;est-à-dire l&#8217;ex Fis.</p>
<p>Bubu. En 2050, l&#8217;Algérie sera-t-elle la Californie du Maghreb?<br />
 Elle a tout pour l&#8217;être (pétrole, tourisme, agriculture, jeune diplômés etc&#8230;), mais encore faudrait-il que ses dirigeants travaillent au bien être et au développement du pays, et pas seulement à leur enrichissement et leur maintien au pouvoir.</p>
<p>Imane. Quel est le programme de Bouteflika?<br />
 La continuité, c&#8217;est lui qui l&#8217;a dit.</p>
<p>Cohiba18. Pensez-vous que le désespoir accumulé et la frustration engendrée par ce vote (surtout chez les jeunes) réveille des poudrières chez les populations les plus susceptibles de se rebeller? ( les jeunes, les étudiants, les populations mises de cotés (kabyle, sahraoui), les islamistes).<br />
 Je ne crois pas à une explosion généralisée, du moins dans l&#8217;immédiat. Les Algériens sont fatigués, après dix ans de guerre civile, même s&#8217;il y a des explosions ponctuelles, toutes les semaines, un peu partout dans le pays, elles restent limitées.</p>
<p>Cohiba18. Quel est votre ressenti sur le travail des journalistes en Algérie? Avez-vous eu la possibilité d&#8217;observer et de pouvoir faire votre travail sereinement? ou nous dirigeons nous vers un régime cloisonné à la Ben Ali?</p>
<p> En tant que journaliste étranger je travaille sans pression en Algérie. Notre problème c&#8217;est d&#8217;avoir des visas régulièrement. En revanche, les journalistes algériens subissent des pressions quotidiennes, mais ils ont l&#8217;habitutde, et nombre d&#8217;entre eux sont très courageux. Ce n&#8217;est pas encore la Tunisie, tant qu&#8217;existe des journaux comme El Watan, El Habar, et le dessinateur Dilem.</p>
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		<title>Alger la Blanche voit la vie en gris</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2009 09:45:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Alger]]></category>
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		<description><![CDATA[
La perspective d&#8217;un troisième mandat du président Bouteflika, qui sera sans aucun doute réélu lors du scrutin d&#8217;aujourd&#8217;hui, est vécue par les Algérois comme un véritable déni d&#8217;avenir. Malgré un dynamisme économique bien visible, l&#8217;enfermement, le repli sur soi, l&#8217;islamisation rampante minent une société résignée, mais qui s&#8217;accroche au moindre espace de liberté.  
La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><center><img src="http://www.lesechos.fr/medias/2009/0410//photo_1239350911574-1-0.jpg" alt="" /></center></p>
<p>La perspective d&#8217;un troisième mandat du président Bouteflika, qui sera sans aucun doute réélu lors du scrutin d&#8217;aujourd&#8217;hui, est vécue par les Algérois comme un véritable déni d&#8217;avenir. Malgré un dynamisme économique bien visible, l&#8217;enfermement, le repli sur soi, l&#8217;islamisation rampante minent une société résignée, mais qui s&#8217;accroche au moindre espace de liberté.  </p>
<p>La campagne électorale aura été courte, mais obsédante : à Alger, le visage d&#8217;Abdelaziz Bouteflika est omniprésent, jusqu&#8217;au vertige. Banderoles, calicots, &nbsp;&raquo; vélos-sandwichs &laquo;&nbsp;, auvents des fleuristes près de la Grande Poste, écrans plasma de l&#8217;aéroport, portraits géants sur les toits des banlieues et affiches sauvages dégoulinant de colle fraîche sur tous les murs de la ville répètent à l&#8217;infini le visage de l&#8217;actuel et &#8211; assurément &#8211; futur président (lire également page 8). Sécurité oblige, la police est partout. Cette débauche publicitaire destinée à gagner quelques points de participation au scrutin d&#8217;aujourd&#8217;hui provoque surtout l&#8217;écoeurement : &nbsp;&raquo; C&#8217;est du jamais-vu à ce niveau, et très provoquant au regard de notre tradition &laquo;&nbsp;, note un politologue. Les unes des journaux fustigent ces dépenses inutiles pour un scrutin gagné d&#8217;avance et le mot &nbsp;&raquo; abstention &nbsp;&raquo; est sur toutes les lèvres. &nbsp;&raquo; On s&#8217;exprime en ne votant pas &laquo;&nbsp;, expliquent des étudiants. L&#8217;ouverture de la fin des années 1980 a fait long feu et &nbsp;&raquo; même si on est dans une super situation financière pour décoller, rien ne se passe. L&#8217;Algérie, c&#8217;est un échec répété &laquo;&nbsp;, résume un banquier. Rongés par l&#8217;absence de perspectives, tous rêvent d&#8217;un &nbsp;&raquo; Obama algérien &nbsp;&raquo; et ont ressenti l&#8217;annonce d&#8217;un troisième mandat de Bouteflika &nbsp;&raquo; comme un coup de massue sur la tête &laquo;&nbsp;, un déni d&#8217;avenir. 70 % de l&#8217;Algérie a moins de trente ans : &nbsp;&raquo; Ici, on est une masse de jeunes dirigée par des vieux ! Pour eux, on n&#8217;existe pas, on ne nous demande jamais notre avis &laquo;&nbsp;, soupire Amine Larage, rapeur engagé et acteur de série TV aux allures d&#8217;adolescent.</p>
<p><strong>Douloureuse fracture sociale</strong></p>
<p>Blanche et bleue, Alger, à laquelle les frères corsaires Barberousse ont donné une place centrale en Afrique du Nord dès le milieu du XVIe siècle, reste une ville magnifique. Un amphithéâtre naturel, dont les architectures arabo-ottomanes et coloniales suivent harmonieusement les courbes de niveau verdoyantes, et une métropole vibrante, populaire et truffée d&#8217;influences multiples au ras des flots, dans les quartiers de légende de la casbah ou de Bab-el-Oued. Mais les années noires du terrorisme comme le récent boom pétrolier l&#8217;ont transformée. Fatigue, ennui et résignation y jouent partout une petite musique lancinante. En Algérie, on appelle ça &nbsp;&raquo; la malvie &laquo;&nbsp;.</p>
<p>Et pourtant, à première vue, Alger témoigne d&#8217;un dynamisme débridé. La ville déborde au-delà des collines environnantes en un chaos de chantiers. Aéroport, trains de banlieue, tunnels, deuxième rocade, buildings rutilants, zones industrielles ou commerciales, logements, &nbsp;&raquo; cyberpark &laquo;&nbsp;&#8230; Un vrai lifting est en cours. Si la décennie de terreur a fait fuir des milliers de cadres et d&#8217;intellectuels, elle a poussé les campagnes vers une ville conçue pour 450.000 habitants et qui en compte aujourd&#8217;hui 3 millions, plus 1 million de personnes en transit chaque jour. Fruit de la libération du crédit, le parc automobile a explosé et la congestion de la capitale dépasse l&#8217;entendement. Une société nouvelle de nouveaux riches style Europe de l&#8217;Est, une jeunesse dorée, mais aussi de jeunes entrepreneurs l&#8217;ont investie, à l&#8217;origine de nouveaux quartiers à l&#8217;image de Sidi Yahia et sa fameuse &nbsp;&raquo; 5e Avenue &laquo;&nbsp;, et de lieux de loisirs new-look. Les clubs de gym ont pignon sur rue et la consommation impose sa loi. En cette veille d&#8217;élection, 27 navires patientent dans la baie avant de pouvoir décharger des importations passées de 7 à 40 milliards de dollars entre 2000 et 2008. &nbsp;&raquo; Avant, les émigrés apportaient avec eux des choses car on manquait de tout. Maintenant, ce sont eux qui s&#8217;approvisionnent ici &laquo;&nbsp;, s&#8217;amuse un jeune peintre.</p>
<p>Mais la médaille à son revers. Les &nbsp;&raquo; rurbains &nbsp;&raquo; &#8211; ces ruraux venus à la ville -, la nomenklatura et l&#8217;afflux de sociétés étrangères ont enflammé la spéculation immobilière. Un bureau moderne est aussi cher qu&#8217;à la Défense, une villa &nbsp;&raquo; moyenne &nbsp;&raquo; coûte l&#8217;équivalent de 5.000 euros par mois&#8230; à condition de payer un an de loyer d&#8217;avance. Et les fractures sociales se creusent douloureusement. &nbsp;&raquo; Pour cette ville de classes moyennes, la vie est devenue très chère et difficile &laquo;&nbsp;, estime Mohamed Benguerna, directeur du Cread (Centre de recherche en économie appliquée pour le développement). Les &nbsp;&raquo; hittistes &laquo;&nbsp;, ces fameux &nbsp;&raquo; teneurs de murs &nbsp;&raquo; désoeuvrés, sont toujours sans emploi. Du fait des pénuries, les prix de l&#8217;alimentation sont exorbitants. Le kilo de boeuf coûte 10 euros quand le SMIC est à 120 euros. &nbsp;&raquo; On est passé de la viande aux laitages, puis aux légumes. On est végétarien par obligation. Ici, l&#8217;économie parallèle règne car il faut truquer pour vivre &laquo;&nbsp;, explique un journaliste.</p>
<p><strong>Murs et palissades</strong></p>
<p>Plus grave, la vie est devenue plus grise dans cette société à la tradition de partage. &nbsp;&raquo; Avec les années noires du terrorisme, les gens se sont repliés sur eux-mêmes, ils restent chez eux &laquo;&nbsp;, souligne Radia Abed, PDG de la filiale de Hachette. On se méfie encore de ses voisins. La réconciliation nationale et l&#8217;amnistie &nbsp;&raquo; ont cassé les normes : désormais, des familles doivent cohabiter avec leurs assassins &laquo;&nbsp;, rappelle une sociologue algérienne. Une parabole tournée vers les chaînes françaises, une autre vers celles du Moyen-Orient, on passe donc son temps devant la télévision.</p>
<p>L&#8217;habitat est révélateur de ce fameux &nbsp;&raquo; enfermement &nbsp;&raquo; dont tout le monde parle. &nbsp;&raquo; On a tellement construit de murs et de palissades autour des maisons pour se protéger que les rues d&#8217;Alger ressemblent à des couloirs &laquo;&nbsp;, ironise Malika Laichour- Romane, réalisatrice de cinéma. Le style du million de logements construit par l&#8217;Etat a visiblement subi cette influence : la traditionnelle terrasse a disparu&#8230; Même les étudiants disent souffrir de cet individualisme. &nbsp;&raquo; La réussite individuelle est considérée comme la solution. Elle n&#8217;est plus collective &laquo;&nbsp;, confirme Abdelhak Lamiri, président de l&#8217;Institut international de management d&#8217;Alger.</p>
<p>Stigmatisée à l&#8217;envi, &nbsp;&raquo; l&#8217;islamisation rampante de la société, de la police et de l&#8217;armée &nbsp;&raquo; n&#8217;arrange pas les choses. Les fermetures de bars et de restaurants sous la pression de la religion se multiplient. Les cinémas ont presque tous mis la clef sous la porte, faute d&#8217;aide publique. Dans une capitale où 80 % des femmes portent le hijab et où l&#8217;on croise toujours plus de &nbsp;&raquo; barbus &nbsp;&raquo; habillés à l&#8217;afghane, on peut être condamné pour avoir mangé un sandwich dans un square en période de Ramadan. &nbsp;&raquo; Pas étonnant que les plus nantis aillent &laquo;&nbsp;respirer&nbsp;&raquo; à l&#8217;extérieur dès qu&#8217;ils le peuvent ! La Tunisie compte aujourd&#8217;hui autant de touristes algériens que français &laquo;&nbsp;, ironise un intellectuel.<br />
<strong><br />
Projets urbains tués dans l&#8217;oeuf</strong></p>
<p>Les Algérois voient leur ville au pire se dégrader comme La Havane, au mieux se transformer au gré d&#8217;initiatives ponctuelles, sans logique ni esthétique. Agglomération-mosaïque de 57 communes, Alger est une ville sans maire. &nbsp;&raquo; Il n&#8217;y a pas de projet urbain cohérent, car il n&#8217;y a pas d&#8217;Etat en mesure de le faire &laquo;&nbsp;, déplore l&#8217;urbaniste Rachid Sidi Boumedienne. La capitale administrative est pourtant à ce point saturée qu&#8217;il est depuis longtemps question de la déplacer à Boughzoul, à 170 kilomètres au sud&#8230; Les projets de la fin des années 1990 censés lui donner l&#8217;aura et l&#8217;ouverture urbanistique d&#8217;une Marseille ou d&#8217;une Barcelone ont été tués dans l&#8217;oeuf à l&#8217;arrivée de Bouteflika. Résultat : malgré de belles pépites, la passion des Algérois pour leur patrimoine et des projets grandioses, dont la troisième plus grande mosquée au monde (120.000 fidèles et le plus haut minaret), la ville continue bizarrement de tourner le dos à la mer.<br />
<strong><br />
&nbsp;&raquo; Un formidable potentiel &laquo;&nbsp;</strong></p>
<p>Sans espoir politique et sans illusions économiques, Alger ne boude pas les &nbsp;&raquo; plus &nbsp;&raquo; de son quotidien : l&#8217;inauguration prévue en fin d&#8217;année du métro dont la construction a été lancée&#8230; il y a trente ans, celle d&#8217;un tramway en 2010, la rénovation de ses vieux téléphériques, l&#8217;autorisation de créer des écoles privées qui réhabilitent le français et l&#8217;ouverture à la rentrée prochaine de sa première université privée. Elle s&#8217;accroche aux espaces de liberté créés grâce aux &nbsp;&raquo; petits compromis &nbsp;&raquo; dont elle a le secret. C&#8217;est par exemple Internet, avec une myriade de cybercafés et l&#8217;explosion de Facebook, qui permet tous les bouche-à-oreille ; la presse (47 quotidiens nationaux pour une diffusion de 1,5 million d&#8217;exemplaires, le plus fort tirage du monde arabe) qui, à travers ses chroniqueurs et ses caricaturistes, joue au chat et à la souris avec le pouvoir ; la radio, où quelques émissions à rebrousse-poil constituent des petites soupapes ; et une scène culturelle jeune en pleine résurrection malgré un manque cruel de lieux et de moyens. Réouverts et véritables références, les centres culturels français sont pris d&#8217;assaut. Les librairies, qui sacrifient les jeudis après-midi à des séances de dédicaces très courues, sont devenus &nbsp;&raquo; les &nbsp;&raquo; lieux de cette convivialité si chère aux Algérois. &nbsp;&raquo; On est en plein rattrapage, en pleine ouverture. Aujourd&#8217;hui, on s&#8217;approprie même sans problème l&#8217;héritage français &laquo;&nbsp;, relève l&#8217;universitaire et journaliste Safir Benali.</p>
<p>Alger retrouvera-t-elle pour autant un jour son rayonnement international d&#8217;antan ? Tout n&#8217;est pas perdu, estiment les plus optimistes. Comme le remarque Abdelhak Lamiri à propos de l&#8217;Algérie : &nbsp;&raquo; On a un formidable potentiel. Tout est une question de libération des rêves et d&#8217;organisation des choses. L&#8217;assemblage d&#8217;atomes de carbone peut donner soit un diamant soit du charbon. On en est encore au charbon&#8230; &laquo;&nbsp;.</p>
<p>DANIEL BASTIEN</p>
<p>http://www.lesechos.fr/info/inter/300342515.htm</p>
<p>NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À ALGER.<br />
<strong><br />
Les femmes en première ligne</strong></p>
<p>Hijab. &nbsp;&raquo; Elles vont sauver le pays ! &nbsp;&raquo; s&#8217;enthousiasme Chawki Amari, du quotidien &nbsp;&raquo; El Watan &laquo;&nbsp;, l&#8217;un des chroniqueurs les plus en vue du pays. S&#8217;il y a une vraie nouveauté à Alger, ce sont les femmes au travail et bien visibles dans l&#8217;espace public. Elles sont désormais au contact direct de la clientèle dans les restaurants, les magasins, les services. &nbsp;&raquo; Durant la période noire, elles sont sorties de leur foyer. Depuis, elles sont en négociation permanente avec les hommes &laquo;&nbsp;, explique Sherifa Hadjij, de l&#8217;université d&#8217;Alger. &nbsp;&raquo; En portant le hijab, elles coupent court à toute critique, surtout qu&#8217;il faut maintenant deux salaires pour faire vivre la maison ! &nbsp;&raquo; ajoute un vieil Algérien. Précarisées, les femmes se battent et réussissent. Elles sont majoritaires au lycée et représentent 60 % des diplômés de l&#8217;université. &nbsp;&raquo; En s&#8217;en tenant aux critères que l&#8217;on avait définis pour le recrutement de notre staff, on aurait eu 80 % de femmes ! On a donc dû faire des concessions pour prendre des garçons et équilibrer les équipes&#8230; &laquo;&nbsp;, s&#8217;amuse le banquier Rachid Sekak, qui a ouvert la filiale d&#8217;HSBC à Alger l&#8217;été dernier.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Election présidentielle en Algérie sur fond de conservatisme accru de la société</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/04/09/election-presidentielle-en-algerie-sur-fond-de-conservatisme-accru-de-la-societe/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 Apr 2009 13:04:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Election 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[La société algérienne est plus conservatrice qu&#8217;il y a dix ans et les libertés des femmes sont menacées. Les mentalités ont même régressé.
En 2000, 27 % des Algériens se disaient favorables à l&#8217;égalité des sexes. Ils ne sont plus que 16 % aujourd&#8217;hui. La moitié de la population se déclarait prête à élire une femme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La société algérienne est plus conservatrice qu&#8217;il y a dix ans et les libertés des femmes sont menacées. Les mentalités ont même régressé.</strong></p>
<p>En 2000, 27 % des Algériens se disaient favorables à l&#8217;égalité des sexes. Ils ne sont plus que 16 % aujourd&#8217;hui. La moitié de la population se déclarait prête à élire une femme à la présidence de la République. Alors que le pays se prépare selon toute vraisemblance à réélire, jeudi 9 avril, Abdelaziz Bouteflika pour un troisième mandat présidentiel, un tiers des habitants seulement envisage désormais qu&#8217;une femme occupe la magistrature suprême. Autre exemple : en matière d&#8217;héritage, un Algérien sur deux était d&#8217;accord pour un partage égalitaire entre frères et soeurs. Moins d&#8217;un sur trois y est prêt dorénavant.</p>
<p>Une étude publiée au mois de mars à Alger par le Centre d&#8217;information et de documentation sur les droits de l&#8217;enfant et de la femme (Ciddef), reconnu pour la qualité de ses travaux, a fait l&#8217;effet d&#8217;une douche froide dans les milieux intellectuels algériens. &laquo;&nbsp;Cette enquête confirme ce que nous constatons sur le terrain. Les femmes paient le prix de dix années de pression islamiste&nbsp;&raquo;, s&#8217;inquiète l&#8217;avocate Nadia Ait Zai, fondatrice du Ciddef.</p>
<p>A l&#8217;exception notable de la Kabylie, toutes les régions d&#8217;Algérie semblent touchées par une vague rétrograde. Seuls deux Algériens sur dix se disent ainsi favorables au travail des femmes.</p>
<p>En matière d&#8217;habillement, sept personnes sur dix souhaitent que &laquo;&nbsp;toutes les femmes et les filles algériennes portent le hidjab (le voile islamique)&nbsp;&raquo;. Les adolescents ne se montrent guère plus progressistes que leurs aînés (même si les filles le sont davantage que les garçons).</p>
<p>Qu&#8217;un lien existe entre cette régression et la déception causée par l&#8217;échec du Front islamique de salut (FIS) à prendre le pouvoir, il y a quinze ans, ne fait guère de doute. &laquo;&nbsp;La population n&#8217;espère plus de solution collective. Elle se contente de croire à un salut individuel, par le biais d&#8217;un islam à tendance salafiste. Ce mouvement n&#8217;est pas politique. Il vise la société et ses moeurs. C&#8217;est pourquoi l&#8217;Etat a laissé faire&nbsp;&raquo;, remarque le sociologue Nacer Djabi.</p>
<p>Dans ce contexte, les débits de boissons se font de plus en plus rares. Les commerces ont tendance à fermer leurs portes à l&#8217;heure de la prière, y compris à Alger. Des Algériens de confession chrétienne sont poursuivis en justice pour &laquo;&nbsp;prosélytisme en milieu musulman&nbsp;&raquo;. Le nombre de hidjabs explose. Les mosquées font le plein de fidèles. A tout cela s&#8217;ajoute l&#8217;engouement pour les pèlerinages à La Mecque, en Arabie saoudite. Il est de bon ton de s&#8217;y rendre, et plutôt trois fois qu&#8217;une. La plupart de ces dévots sont, selon Nacer Djabi, de nouveaux riches &laquo;&nbsp;qui pratiquent une religiosité de façade, souvent hypocrite, où l&#8217;apparence l&#8217;emporte sur le fond&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&#8217;islam, valeur refuge dans un pays en crise, toujours pas remis des &laquo;&nbsp;années de sang&nbsp;&raquo; ? Beaucoup en conviennent. Nouria Benghabrit-Remaoun, maître de conférences au Centre de recherches en anthropologie sociale et culturelle d&#8217;Oran, insiste pour sa part sur &laquo;&nbsp;la grave crise identitaire&nbsp;&raquo; que traversent les hommes.</p>
<p>Dépassés par les filles dans la course aux diplômes et à la réussite, et déstabilisés par le chômage, les Algériens se crispent sur leur dernier pré carré : les moeurs, en particuliers ceux de leurs soeurs.</p>
<p>La part de responsabilité des autorités dans ce processus est lourde. Jamais les confréries religieuses, les zaouias, n&#8217;auront été autant courtisées qu&#8217;au cours de ces dix dernières années. Pire, le pouvoir a systématiquement combattu l&#8217;émergence de figures ou de courants capables de représenter la société civile. L&#8217;élection présidentielle, jeudi 9 avril, en est une parfaite illustration : aucun candidat d&#8217;envergure n&#8217;a été admis face au président sortant, Abdelaziz Bouteflika.</p>
<p>L&#8217;Algérie est-elle destinée à tourner le dos à la modernité ? Personne ne semble le croire sérieusement. &laquo;&nbsp;Les jeunes Algériens sont en réalité tiraillés en tous sens. Ils sont à la recherche de modèles islamiques positifs, comme en Turquie&nbsp;&raquo;, analyse Said Benmerad, expert au Centre national d&#8217;études et d&#8217;analyses pour la population et le développement. Cet enseignant à l&#8217;université d&#8217;Alger en donne pour exemple le succès grandissant, en Algérie, des feuilletons turcs qui passent sur les télévisions arabes.</p>
<p>Ces influences contradictoires se ressentent à tous les niveaux et en toutes circonstances. En 2008, par exemple, le président Bouteflika a financé le pèlerinage à La Mecque d&#8217;une cinquantaine de personnalités algériennes.</p>
<p>Parmi elles, se trouvait Zahouani, une chanteuse de raï très libre, aux textes souvent audacieux, voire crus. L&#8217;affaire a fait grand bruit.</p>
<p>Rentrée d&#8217;Arabie saoudite avec le titre respectable de &laquo;&nbsp;hadj&nbsp;&raquo;, la chanteuse éprouve à présent des difficultés manifestes à combiner en public son ancienne et sa nouvelle vie. Du coup, elle garde ses tenues vestimentaires toujours un peu provocantes, mais porte en même temps le hidjab !</p>
<p>Les Algérois, eux, se moquent gentiment : &laquo;&nbsp;Ceux qui ont fait le &laquo;&nbsp;pèlerinage Zahouani&nbsp;&raquo; (de l&#8217;année 2008) doivent le refaire car il n&#8217;est pas valable ! Le bon Dieu ne l&#8217;accepte pas&nbsp;&raquo;, plaisantent-ils. L&#8217;Algérie, c&#8217;est aussi cela&#8230;<br />
Florence Beaugé</p>
<p>Reportage LE MONDE | 09.04.09 | 14h24</p>
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		<title>Algérie : Jusqu’à quand les électeurs croiront-ils au père Noël ?</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Apr 2009 09:22:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Boycott]]></category>
		<category><![CDATA[Election 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon certaines sources dignes de foi, au moins 60% des anciens moudjahidin, sont en fait des tartarins de la révolution, des faux. A en juger par l’état général du pays qu’ils gouvernent, aucun doute ne saurait être permis, 100% des hommes politiques algériens sont : des escrocs, des brigands, des coupeurs de grands routes et/complices. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Selon certaines sources dignes de foi, au moins 60% des anciens moudjahidin, sont en fait des tartarins de la révolution, des faux. A en juger par l’état général du pays qu’ils gouvernent, aucun doute ne saurait être permis, 100% des hommes politiques algériens sont : des escrocs, des brigands, des coupeurs de grands routes et/complices. Au lieu d’étouffer ce monstre dans son berceau, la quasi totalité des journalistes et des intellectuels algériens l’ont soigneusement : et mal élevé au biberon, et mal éduqué, et outrancièrement flatté pendant des décennies. Ne dit-on pas : « Les peuple qui oublient leurs malheurs s’exposent à les revivre ? » Oulach smah oulach ! Pas d’impunité et pas d’amnistie !</p>
<p>Si tant est qu’elle soit capable d’inventer quelque chose de positif, la racaille politique algérienne n’a encore rien inventé en matière de fraude électorale.</p>
<p>En 1948, leur maître, Monsieur Edmond Naegelen, gouverneur général d’Algérie, était chargé d’organiser des élections législatives et locales. Il avait pour programme de ne faire élire que des : « Bougnoules de services », des lèches bottes, connus par les algériens sous le vocable de : « Béni-oui-oui » et, empêcher, coûte que coûte, l’élection des candidats nationalistes du MTLD (mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques) et des communistes. Monsieur Naegelen avait reconnu et avoué que dans une élection ouverte, les algériens colonisés voteraient comme un seul pour des candidats nationalistes. Selon lui, en 1948, les algériens n’étaient aptes à s’auto administrer. La fraude imposée par Naegelen était censée servir les intérêts de l’Algérie et des algériens. En 1948, le Sahara n’avait pas encore été annexé par la France à l’Algérie, la présence du pétrole et du gaz y étaient à peine soupçonnés. A l’époque, plus de 95% des algériens étaient analphabètes et misérables.</p>
<p>En 2009, alors que l’Algérie ne manque ni de ressources ni de cadres, qu’en est-il de l’Algérie de : « Bouteflikisme », 60 ans après le : « Naegelenisme ? »</p>
<p>D’abord force est de reconnaître que Monsieur Naegelen avait vu juste et sa fraude des urnes était défendable. Suite à un demi siècle d’une gestion hasardeuse de l’Algérie, le bilan de cette gestion ne contredit nullement ses prévisions. En 1948, les algériens n’étaient pas mûrs pour s’auto gérer. Ses successeurs, les tyrans actuels jugent encore leurs sujets comme étant mineurs, incapables de désigner leurs représentants politiques. Tout opposant aux thèses de ce gibier de potence est par lui immédiatement classé comme : « Terroriste » et traité comme tel.</p>
<p>Le 09.04. 2009, l’Algérie va offrir, pour la unième fois, à un monde indifférent, un grandiose simulacre, haut en couleur, d’une imposture d’élection présidentielle. Comment un peuple aussi méprisé par ses dirigeants puisse-t-il se mobiliser pour maintenir au pouvoir des voyous ? Et comment les prestidigitateurs algériens vont-ils faire pour transformer une abstention qui s’annonce massive en une illusion de participation triomphante ?</p>
<p>A noter que l’administration algérienne est si compliquée qu’elle ferait perdre à Kafka ses repères. En 1958, lors du référendum sur la constitution de la 5ème république et des élections législatives et locales qui allaient suivre, le FLN avait appelé les algériens à boycotter le référendum et les élections. Passer outre cet appel exposait son auteur à la peine de mort. L’administration coloniale déclarait les abstentionnistes comme étant des alliés du FLN, d’une organisation : Terroriste ». Depuis 1958, à la survenance de chaque élection, les algériens se trouvent dans un inextricable dilemme. Comment trouver son équilibre dans un montage aussi diabolique ?</p>
<p>L’administration algérienne est encore beaucoup plus compliquée et plus inique que sa défunte consoeur coloniale. Aujourd’hui, pour se procurer un extrait d’acte de naissance ou de décès, par exemple, les imprimés prévus à cet effet ne se trouvent pas dans les mairies mais chez des trafiquants privés, complices d’une administration corrompue jusqu’à la moelle des os, qui les vendent 200 dinars (2 euros) pièce. Une fois doté du précieux imprimé, l’administré doit se diriger vers le service compétent dont les fonctionnaires sont toujours de mauvaise humeur. Pour un oui ou un non, ils renvoient leurs obligés aux calendres grecques. C’est l’une des raisons pour lesquelles les locaux de cette administration ne se désemplissent jamais, ils sont toujours bondés d’administrés ordinaires, sans passe-droit, au regard plein de haine, qui affichent une légitime mine des mauvais jours.</p>
<p>Aux dernières élections présidentielles (2005) et législatives (2007), selon des sources assez fiables, le taux de participation oscillait entre 18% et 25%. Officiellement, le ministère l’intérieur, par la voix de Zahouni, avait annoncé une participation 34% et quelque poussières. Ce ministère mafieux a réexaminé les listes électorales, repéré les abstentionnistes auxquels il a envoyé un courrier nominatif dans lequel il leur a demandé de porter : « …leurs légitimes griefs » à la connaissance de leur : « …parfaite administration ». En fait le message est clair. Le ministre a indiqué aux algériens : « Je sais qui vote et qui ne vote pas ». Dans ce pays merdique, l’abstentionnisme n’est plus anonyme.</p>
<p>En France où réside une forte communauté algérienne, pour y mener la fraude de main de maîtres, dans l’année qui précède des élections jugées importantes par le pouvoir algérien : présidentielle et législatives, les services consulaires qui les organisent, voient leur personnel renforcer par des agents de la sécurité militaire (DRS), bien informé sur l’état de l’immigration algérienne, qui opèrent sous couverts de vice-consuls. Certains de services administrent jusqu’ à sept départements. Le pouvoir algérien a beaucoup perdu de sa superbe d’antan. Les immigrés algériens sont d‘origine rurale, analphabètes, de conditions des plus modestes. Beaucoup d’entre eux survivent en Europe avec des prestations sociales. Leurs proches restés en Algérie voient leur misère augmenter à la proportion inverse de celle de leur mafieux dirigeants qui progresse, de manière exponentielle, sans suer le burnous. Quand ils se rendent en Algérie, notamment pendant les vacances estivales, ils ne répugnent point d’afficher leur fausse fortune ni d’y exhiber leur insolente m’as-tu-vu. Ce qui ne manque pas de s’attirer des racketteurs de tous ordres. Ce-ci dit juste pour dire qu’ils haïssent leur administration globalement et dans le détail.<br />
Les consuls affectés en Europe sont des privilégiés du régime qui les envoie. Pour garder leur côte aux yeux de leurs maîtres, ils doivent faire preuve d’une fidélité et d’un zèle à tout épreuve. Avant de venir en France, un consul doit se doter d’une liste précieuse portant les coordonnés actualisés des clients du régime : étudiants boursier, membres de l’amicale des algérien en Europe ou de ce qu’il en reste, commerçant véreux, etc. résidents dans sa région administrative. Le consul partant doit impérativement remettre, à son successeur arrivant, une liste rouge des éléments jugés hostiles au pouvoir et une autre blanche, classés fidèles et sûrs. Pour resserrer les liens entre ces clients et l’administration algérienne, le consul arrivant organisera des soirées, au moins deux par ans, où seuls ces clients y sont conviés.<br />
Pourquoi les algériens craignent de s’abstenir de voter ? Pour éviter des désagréments d’une administration des plus kafkaïenne du monde, l’algérien vote non pas pour un programme ou un candidat mais pour avoir un tapon sur sa carte d’électeur.<br />
Aux législatives de mai 2007, le taux de participation était, selon des sources bien informées, de 18%. Le ministère de l’intérieur, par la voix de Zahouni, en avait annoncé 34% et quelques poussières. Mais il a aussi réexaminé les listes électorales, repéré les abstentionnistes auxquels il écrit un courrier nominatif pour leur demander de lui faire connaître les motifs de leur geste. En fait, ce courrier avait pour but d’indiquer que l’abstentionniste ne reste pas anonyme aux grandes oreilles des services d’un pouvoir tyrannique.<br />
Cependant, il s’agit de tyrans particulièrement soucieux de leur image en France. L’année qui précède des élections jugées importantes, pour tenter de reluire leur infâme réputation, pour hausser leur crédibilité et pour se donner une pseudo légitimité par les urnes, les décideurs d’Alger renforcent les services consulaires par des agents de la sécurité militaire agissant sous couvert de vice-consuls, spécialisés en matière de fraudes électorales. Leur mission première consiste à relancer leurs clients cochés sur une liste blanche, les plus fidèles, aux fins de les recruter comme assesseurs ou comme membre du service d’ordre, pour la période électorale, moyennant une indemnité journalière de 40 euros et des sandwiches. Ces services administrent plusieurs départements. Pour le jour J., pour se déplacer, ils invitent leurs fidèles à recourir au co-voiturage et recourent à des sociétés de transports en commun pour leur emmener les électeurs lointains et de les ramener au bercail.<br />
Le jour J., pour donner le temps à la foule de se constituer, les opérations de vote sont volontairement retardées de plusieurs heures. Une fois la foule gonflée par : clients, badauds et quelques électeurs qui courent derrière un tapon sur leur carte, le consul et ses adjoint convoquent l’équipe de télévision algériens et françaises qui font semblant d’arriver, tout à fait fortuitement, pour filmer un évènement, une masse bariolée qui fait semblant de piaffer d’impatience d’accomplir son devoir, de glisser son bulletin dans l’urne. Les algériens immigrés en Europe sont faussement considérés, par leurs misérables congénères restés au bled, comme des êtres d’élite. Dans l’esprit malade des dirigeants algériens, mobiliser cette : « élite » en France favoriserait le rassemblement, comme des moutons, des électeurs en Algérie.<br />
Par ailleurs, depuis la nuit des temps, aussi corrompus et sanguinaires puissent-ils être, les régimes tyranniques et pourris reposent toujours sur un matelas de quelques 20% d’une populace qui croit au père Noël.</p>
<p>A noter que les hommes les plus excités et les femmes les plus hystériques sont mis avant pour pousser des youyous et pour brailler des : « Yahia la RIBOUBLIK, et des « yahia li BRISIDAN, devant les caméras de télévision Ces images folkloriques et propos ridicules, sans commentaire, hormis un brouhaha de fond, vont passer en boucle sur les écrans de l’unique chaîne de télévision algérienne, pendant une semaine, jusqu’ au jour de l’élection présidentielle.</p>
<p>Un journal algérien, arabophone, vient de publier (07.04.2009), un sondage donnant Bouteflika vainqueur, au premier tour, avec 71% des suffrages exprimés. Sachant que Bouteflika comme étant un enfant capricieux, qui refuse de devenir adulte, une élection à moins de 76% des suffrages exprimés-le rendrait gâteux, il-le ferait vieillir prématurément. Monsieur Naegelen avait noté : «… Une élection authentiquement démocratique qui fait élire des candidats avec un taux supérieur à 66% ne peut-être que douteuse ». Le taux d’abstention sera massif. Si Zarhouni annonce une participation supérieure à 38%, il ne trouvera personne de naïf pour le croire. Vive la démocratie et vive le peuple algérien, l’unique souverain.</p>
<p>http://aissaculturedechoc.blogs.nouvelobs.com/</p>
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		<title>Le boycott kabyle contre Bouteflika</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/04/07/le-boycott-kabyle-contre-bouteflika/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2009 15:28:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Boycott]]></category>
		<category><![CDATA[Election 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Kabylie]]></category>

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		<description><![CDATA[Reportage &#8211; Honni à Tizi Ouzou, le président algérien, sûr de sa reélection, ne craint que l’abstention.
Le cri a troué la minute de silence comme une balle : «Taheya Bouteflika !» (vive Bouteflika). Un jeune s’est approché pour châtier l’impudent. Des adultes le rattrapent : «Pas de violence, ils n’attendent que ça, une provocation !» [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Reportage &#8211; Honni à Tizi Ouzou, le président algérien, sûr de sa reélection, ne craint que l’abstention.</p>
<p>Le cri a troué la minute de silence comme une balle : «Taheya Bouteflika !» (vive Bouteflika). Un jeune s’est approché pour châtier l’impudent. Des adultes le rattrapent : «Pas de violence, ils n’attendent que ça, une provocation !» Puis la petite foule s’est dispersée dans le calme sous l’œil narquois du provocateur. A ses côtés, un homme, épaules carrées, cheveux rasés, veste en cuir noir, filme les manifestants avec une mini-DV. «Harki», lui lance un gosse en faisant un doigt d’honneur. La pluie menace mais ne tombera que plus tard. Il est midi dans le jardin de la maison de la culture de Tizi Ouzou, dédiée à Mouloud Mammeri, le grand écrivain kabyle défunt, l’enfant du pays statufié dans le jardin. C’est là que vient de s’achever le premier des deux seuls meetings de rue du Front des forces socialistes (FFS) pour appeler au boycott de l’élection présidentielle de jeudi. Le même jour, Karim Tabbou, le secrétaire national du parti, est attendu pour une marche à Bejaïa, l’autre grande ville de la Kabylie.</p>
<p>«On a assez souffert». C’est en Kabylie, une région montagneuse et frondeuse à l’est d’Alger, que l’abstention la plus forte est attendue, plus encore qu’aux législatives de 2007, où seuls 10 à 15 % des Kabyles avaient voté. Parce que la région est un fief du FFS, le parti de Hocine Aït-Ahmed (père de l’indépendance et éternel opposant) et du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) de Saïd Saadi, les deux seules formations algériennes à appeler au boycott. Mais avant tout parce que la région reste allergique à un pouvoir qu’elle tient responsable du Printemps noir, celui de 2001, au cours duquel 127 jeunes manifestants furent tués par les forces de l’ordre. Depuis, Abdelaziz Bouteflika ne s’y est rendu que deux fois : lors de la campagne électorale de 2004, et il y a dix jours, pour un meeting.</p>
<p>«Ils avaient ramené toute la police d’Algérie, rigole encore un cafetier. On s’est réveillés, ils étaient tous en place, comme des pots de fleurs. En plus, c’était un vendredi, les rues étaient vides de toute façon.» Le Président a fait 250 mètres à pied, la mairie, la wilaya (préfecture) et la maison de la culture, où l’attendait une foule triée sur le volet. «Personne ne sait qui était à l’intérieur, en tout cas, je n’en connais pas un en ville. C’était sur invitation. Comme par hasard ce jour-là, les rues étaient pleines d’immatriculations d’Alger, Boumerdès, Bouira.» Lors de ses 20 minutes de discours réglementaires, Bouteflika a promis emplois, équipements, monts et merveilles. Mais il n’a pas oublié d’appuyer là où ça fait mal, comme il aime bien, expliquant en substance ignorer ce qui avait causé les événements du Printemps noir. En fait, une commission nommée par ses soins avait pointé du doigt l’assassinat de sang-froid d’un lycéen par des gendarmes. Depuis, les gendarmes, honnis pour leur brutalité, ont été consignés dans leur caserne. Mais cette mesure a eu des effets pervers dont les Kabyles se plaignent de plus en plus : une recrudescence du banditisme, et notamment des enlèvements contre rançon, et surtout, l’installation de groupes armés islamistes, dont le GSPC de l’émir Droukdel, rebaptisé Al-Qaeda au Maghreb islamique.</p>
<p>«Les terroristes évitent de s’en prendre aux villageois, explique un journaliste. Mais tout le monde en a marre des faux barrages, de l’insécurité.» D’autres vont plus loin et accusent le pouvoir d’instrumentaliser les jihadistes pour terroriser habitants et opposants. «On ne veut plus de problèmes, résume le cafetier de Tizi Ouzou. On a assez souffert. Il a fallu attendre cette année pour refaire les trottoirs détruits dans les manifestations de 2001. Imaginez dans les montagnes, les routes défoncées, pas de bus, pas de gaz pour se chauffer l’hiver, pas de travail.» La principale manne de la région, l’argent de l’émigration, se tarit au fil des années et les liens entre émigrés et ceux restés au pays se distendent. Les investissements sont rares, en raison du quasi-blocus dans lequel a vécu la Kabylie au début de la décennie mais aussi à cause de la structure presque féodale de l’économie. La reconnaissance du tamazight comme langue nationale (mais pas officielle, ce qui n’en rend pas son usage obligatoire) et le lancement d’une chaîne de télé en langue berbère sont une maigre consolation.</p>
<p>«Des opportunités». La politique n’enflamme plus grand monde. Avant d’envahir la maison de la culture, dirigée par un ex-militant berbériste rallié au pouvoir (aujourd’hui directeur de campagne de Bouteflika), le FFS avait tenu meeting dans la rue, devant son siège. En l’absence de Hocine Aït-Ahmed, partout en photo avec sa devise («Nous ne sommes pas à vendre») mais exilé en Suisse, c’est Karim Tabbou, le jeune secrétaire national, qui chauffe l’assemblée. Teint mat, carrure de boxeur et voix de stentor, il alterne sarcasme et indignation, apostrophe les «décideurs» de l’armée : «Arrêtez de vous moquer des Algériens ! Vous choisissez qui sera premier, deuxième, troisième. Vous dictez la participation. Et vous voulez qu’on soit des acteurs de ce théâtre ?» En une heure, tout y passe : la corruption, la «malvie», la hogra (l’oppression) dans les commissariats, les harragas, ces jeunes qui s’embarquent par milliers sur des chaloupes pour fuir la misère. Puis la petite foule de 2 500 manifestants s’ébroue pour une marche aux cris de «Oulach el’vote oulach» (pas de vote), «pouvoir assassin», «y en a marre de ce pouvoir». Les badauds s’arrêtent à peine. «On va pas voter, ça c’est sûr. Mais manifester, ça nous a servi à quoi ?» soupire le cafetier. Ses clients opinent. A quelques pas de là, un petit local, tapissé d’affiches de Bouteflika, diffuse de la techno orientale à fond la caisse. Deux jeunes s’ennuient ferme à l’intérieur. Ils sont encadrés par Yahia Chérif Samir, un ancien des Aarouchs, une structure tribale qui avait émergé du Printemps noir et que le pouvoir a fini par diviser et récupérer. «C’est le Mouvement jeunesse de Kabylie, on l’a fondé il y a deux mois. On soutient le Président et, en échange, on fait jouer nos relations pour aider les jeunes du coin à trouver du travail, des opportunités quoi. Maintenant tout le monde vient nous voir.» Comme Karim : «Partout, le pays décolle. Moi, je veux pas rater la fusée, alors je vais voter Bouteflika sans pitié.» Sans pitié.</p>
<p>TIZI OUZOU, envoyé spécial CHRISTOPHE AYAD, Libération, 7 avril 2009</p>
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		<title>Le mot d’ordre du régime: Faire voter les Algériens à n’importe quel prix!</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2009 13:27:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[   Par Dj. Benchenouf
Les élections, pour une société avancée, consistent à permettre aux citoyens de choisir librement leurs représentants. Depuis les élus municipaux, qui sont appelés à gérer la commune, jusqu’au Chef de l’Etat qui devra présider à la gestion du pays tout entier, en passant par les députés et les sénateurs qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/04/benchenouf.jpg"><img src="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/04/benchenouf.jpg" alt="benchenouf" title="benchenouf" width="120" height="160" class="alignleft size-full wp-image-754" /></a>   Par Dj. Benchenouf</p>
<p>Les élections, pour une société avancée, consistent à permettre aux citoyens de choisir librement leurs représentants. Depuis les élus municipaux, qui sont appelés à gérer la commune, jusqu’au Chef de l’Etat qui devra présider à la gestion du pays tout entier, en passant par les députés et les sénateurs qui seront appelés, au nom du peuple qui les a désignés, à voter les lois de la nation.</p>
<p>Au fil de l’Histoire, le génie des hommes, aiguillonné par leur soif de justice et d’égalité, a mis en place un système qui empêche qu’un homme, ou un groupe d’hommes, puisse se servir de la légitimité que lui confère son élection, pour monopoliser le pouvoir, et s’imposer, d’une façon ou d’une autre à la multitude. Ce système est fondé sur la séparation des pouvoirs.</p>
<p>Ainsi, les pouvoirs législatif, représenté par le parlement, exécutif, investi par le Président de la République et le gouvernement, et législatif, qui émane du juge d’instruction, du juge de siège et des jurés, ne peuvent interférer l’un sur l’autre. Ils sont indépendants les uns des autres. Ainsi, nul ne peut abuser du Pouvoir, puisque celui-ci ne peut être détenu entre les mains d’un seul homme, ni d’un seul groupe d’hommes.</p>
<p>Les nations dont le peuple a pu, un tant soit peu, imposer ce modèle de gestion politique de leurs Etats sont des démocraties. Il est vrai que leur situation véritable n’est pas toujours conforme à l’esprit qui procède de cette vision.</p>
<p>Parfois, des effets pervers, comme l’immixtion des grands capitaux dans la gestion politique, notamment dans le financement des campagnes électorales, ou la manipulation de l’opinion par le biais des médias acquis par des groupes de pression, viennent altérer la nature essentielle de la démocratie, mais cela reste relatif. Toutes les démocraties ne se valent pas. Il existe des différences fondamentales entre des pays comme la Suède, la France, la Grande Bretagne ou les USA.</p>
<p>Mais ces pays restent des démocraties. Des pays où le pouvoir et la légitimité, sont issus, peu et prou, de la seule volonté populaire. Même s’il arrive que celle-ci est quelque peu canalisée, voire manipulée par des groupes de pression.</p>
<p>Par contre, dans certains pays, dont le nôtre est l’archétype, le modèle démocratique, érigé à grands renforts de propagande, n’est qu’une coquille vide. Une démocratie en trompe l’œil, une façade peinturlurée, vidée de toute substance.</p>
<p>Ainsi l’Etat algérien claironne-t-il au monde entier qu’il est bâti sur des institutions démocratiques qui tirent leur légitimité de la volonté populaire, et donc du suffrage universel.</p>
<p>L’Etat algérien copié, pour l’essentiel, sur le modèle français, dispose de toutes les Institutions républicaines possibles et imaginables. Rien n’y manque : Constitution adoptée par référendum, Municipalités élues, Assemblées départementales élues, Assemblée nationale, Sénat, Conseil constitutionnel, Président de la République.</p>
<p>En théorie, ces institutions, élues au suffrage universel direct, sauf pour le Sénat qui est élu par les grands électeurs, et le Conseil constitutionnel dont les neufs membres sont en partie désignés par le Parlement, et en partie désignés par le chef de l’Etat, sont dotées des pouvoirs qui leur sont dévolus par la Constitution du pays.</p>
<p>Dans la réalité, la dure réalité, elle ne sont que des coquilles vides, habitées par des mercenaires avides et corrompus. Des opportunistes qui ne disposent d’aucun pouvoir. Aucun ! Leur seule mission est d’obéir aux injonctions qui leur parviennent des cercles qui détiennent le vrai pouvoir. Un pouvoir clandestin qui a squatté la république.</p>
<p>Un pouvoir qui ne dit pas son nom, qui n’est prévu ni par la Constitution, ni par un quelconque consensus populaire, si ce n’est celui de la force brutale et de la corruption, de ceux qui ont accaparé le pouvoir du peuple, au nom d’une légitimité qui s’est longtemps réclamé de la révolution algérienne, qui dit ne s’être fixée que le bonheur du peuple, mais qui, dans la réalité, n’a eu d’autre effet que d’instaurer un régime personnel, puis progressivement celui d’un clan, à des fins souvent sordides.</p>
<p>Aujourd’hui, après bien des vicissitudes, la junte militaire, qui s’est installée à la tête du pays à la faveur d’un coup d’Etat, parce que ses généraux se sont sentis menacés dans leur survie même, par les islamistes que le peuple venait d’élire, a réussi à retourner la situation contre ceux-ci, qui ont été poussés sciemment, et de façon méthodique, à entrer en rébellion contre le régime. Ce fut une décennie atroce qui se distingua par une violence inouïe. Une violence qui fit plus de 200 000 morts. Cette tragédie, dont l’occident ne sait encore rien des monstrueuses manipulations de la junte, et des souffrances indicibles du peuple, jettera l’effroi au sein du monde entier lorsque toute la réalité en sera connue.</p>
<p>Aujourd’hui, même si les différents acteurs de la tragédie algérienne, dans sa globalité, ont changé, si le pouvoir a changé de mains, il n’en demeure pas moins, que l’Algérie demeure un Etat de non droit. Un Etat dont le pouvoir est partagé par des clans dont les seules motivations, surtout depuis que des ressources inespérées ont été engrangées par le pays, sont de continuer à piller le pays, et de le mettre en coupe réglée.</p>
<p>Tous les Algériens savent aujourd’hui, pour l’avoir constaté de leurs propres yeux, que tous ces dirigeants qui disent agir pour le bien commun, se sont enrichis de façon scandaleuse. Certains de ces « chefs de guerre » et de « grands serviteurs de l’Etat », impliqués dans des fortunes internationales considérables, comptent parmi les hommes les plus riches du continent, si ce n’est du monde.</p>
<p>La corruption instituée en valeur suprême, qui ronge la société de fond en comble, et qui procède d’une mauvaise conscience généralisée, pour noyer le poisson, et permettre aux grands prédateurs de se livrer à la grande rapine en toute impunité, a bouleversé toutes les valeurs sociales. Les Algériens, qui ont su de tout temps, malgré les affreuses vicissitudes qui ont jalonné toute leur Histoire, conserver ces valeurs qui faisaient d’eux un peuple sobre, pudique et hautement moral, se sont retrouvés dans une société où tous les repères ont été désintégrés. La société algérienne est devenue une sorte de jungle où seul le plus fort, et le plus méprisable, a droit de cité. La prostitution vivrière fait rage. La mendicité, la délinquance, la violence et l’injustice, l’émigration clandestine et massive de la jeunesse algérienne, sont devenues les seuls « vraies constantes de la nation ».</p>
<p>Le peuple, tenu dans l’ignorance des véritables méfaits du régime, et des périls qui menacent le devenir même de leur nation, continuent, dans leur ensemble d’essayer de survivre.</p>
<p>Entre-temps, le régime avait mué. Une conjoncture mondiale particulièrement favorable, et d’autres facteurs endogènes, avaient permis à d’autres forces que la dizaine de généraux qui tenaient le pays, de s’engouffrer au sein des cercles de décision. Ces forces nouvelles, des forces d’argent, issues des clients et des parents des généraux, et le nouveau clan fort, celui du président, liées à des groupes financiers internationaux, avaient profité de la formidable embellie financière pour se placer en aval de la circulation financière et s’imposer dès lors comme des partenaires à part entière de l’exercice du pouvoir.</p>
<p>L’actuel président, candidat à sa propre succession, et qui a réussi à devenir l’arbitre de la situation, mais surtout le principal pourvoyeur des privilèges, a réuni le consensus autour de sa « réélection »</p>
<p>Il ne subsiste pas l’ombre d’un doute qu’il va remporter ces élections pour un troisième mandat.</p>
<p>Le seul problème, majeur et qui n’avait jamais été envisagé par ce régime carnassier, a surgi subitement. C’est l’abstention aux élections.</p>
<p>Le peuple, guidé, peut être, par un instinct collectif de conservation, ou par lassitude, a fini par opter, presque naturellement pour le boycott de toutes les élections. En mai 2007, lors des élections législatives, les Algériens se sont massivement abstenus d’aller voter. Ce fut une catastrophe pour le régime. Il n’avait jamais été désavoué de façon aussi magistrale. Plus de 65% d’électeurs ont boudé les bureaux de vote. Et parmi les 35% de votants, dont la majorité est issue du pays profond, où les gens votent par peur de représailles administratives, il y a eu 10% de bulletins nuls. Des bulletins dans lesquels les votants ont profité du secret de l’isoloir pour exprimer par écrit, ou par des dessins, toute leur haine du régime.</p>
<p>Il en résulta que le régime eut a surmonter un problème qui entamait sérieusement sa crédibilité de façade, puisque ce parlement de façade devenait le parlement le moins représentatif du monde. Cela ne l’empêcha pas de passer outre et d’investir ces députés de la honte, et du rejet populaire, des attributions que la constitution ne conférait qu’à un parlement régulièrement élu.</p>
<p>Mais sans l’avouer, et surtout sans le laisser paraître, le régime comprit que le peuple algérien avait trouvé la voie la plus sûre, et la plus pacifique, de chasser les ogres qui se repaissaient de sa chair vive. Une sorte de révolution par la passivité. C’est pour cela que le régime ne recourût pas à un référendum populaire pour réviser l’article de la constitution qui limitait le nombre de mandats présidentiels à deux, et qui était donc un obstacle à la réélection du président actuel.</p>
<p>Le régime, échaudé par l’abstention des dernières législatives, se garda bien de recourir à une consultation populaire, et décida, en violation flagrante avec les dispositions de cette même constitution, de la faire réaménager par un parlement qui ne représentait pas le peuple. Avant cette consultation honteuse, les députés et sénateurs reçurent une augmentation substantielle de leurs émoluments. Leur revenu principal, sans compter leurs nombreux privilèges, passa à plus de vingt cinq fois le SMIG. Malgré cela, pour éviter toute mauvaise surprise, le scrutin ne se fit pas à bulletin secret, mais à main levée. La constitution fut violée publiquement, sous l’œil des caméras.</p>
<p>Mais le problème demeurait entier pour le régime. Le spectre du boycott planait plus que jamais. D’autant que des consignes, des mots d’ordre, et le bouche à oreille populaire venaient cristalliser le sentiment latent de résistance. Le boycott devenait un devoir de résistance. Les Algériens découvraient, alors qu’il n’en avaient pas de réelle conscience, qu’ils avaient la possibilité de changer le cours de l’histoire, ou plutôt qu’ils était dans leurs moyens de faire revenir le fleuve de l’histoire dans le lit d’où il avait été détourné.</p>
<p>Mais il serait naïf de croire que le régime allait se faire cette révolution qui ne manquerait pas de l ‘emporter.</p>
<p>C’est pour cela que depuis ces dernières semaines, une formidable machine à faire voter les Algériens s’est ébranlée.</p>
<p>Tous les relais du pouvoir ont été réactivés. L’UGTA, le syndicat du pouvoir, tombé entre les mains de mercenaires appointés, et qui dispose de moyens colossaux, a été envoyé au charbon.</p>
<p>Le président « sortant », alors que la campagne électorale n’a pas été officiellement ouverte, se rend aux quatre points du pays, promettant, à en veux-tu en voilà, des effacements de dettes, des augmentations de salaires, des logements, et une infinité de mesures aussi démagogiques qu’elles sont irresponsables.</p>
<p>Les imams de toutes les mosquées d’Algérie ont reçu l’instruction officielle de leur ministre de tutelle de sermonner les fidèles, de leur commander d’aller voter, et de leur signifier que l’abstention est un grave pêché.</p>
<p>Les confréries religieuses qui jouissent d’une popularité certaine au sein des populations les plus défavorisées, et les moins politisées, ont reçu des subsides, et des sollicitations empressées pour prendre leur bâton de pèlerin.</p>
<p>Les chefs coutumiers des tribus, dans le pays profond où cette forme d’organisation sociale est encore très vivace, ont été largement mis à contribution. Contre rétribution.</p>
<p>Une propagande primaire, à coups de centaines de milliards, invite les Algériens à remplir leur « devoir civique » les appelant à « voter pour n’importe qui, mais à voter », sachant que les illustres lièvres qui vont essayer de faire croire à une saine compéttion n’ont pas l’ombre d’une chance. Il aurait même été décidé de leur offrir des voix, lors de l’opération de bourrage, pour faire plus réaliste, et moins folklorique.</p>
<p>Mais d’autres moyens, moins avouables, ont été déployés.</p>
<p>Parmi eux, le régionalisme.</p>
<p>Dans l’Oranie, d’où est issu le président « sortant », un message particulièrement pernicieux est diffusé sans vergogne. Il y est suggéré que les Kabyles et les gens de l’Est veulent empêcher un natif de l’Ouest de diriger le pays. Ils veulent, leur dit-on, pour une fois que nous avons un président de l’Ouest, le faire partir et installer un des leurs.</p>
<p>Dans le pays profond, où une certaine ingénuité, pour ne pas dire de la naïveté, continue de faire prendre des vessies pour des lanternes, la personne du président « sortant » est sublimée au point où il est crédité de la baraka. Regardez, leur dit-on, depuis que ce président est là, l’argent pleut sur notre pays, des logements sont construits, des routes, le pays est devenu un immense chantier. Et on veut nous l’enlever.</p>
<p>Et pour faire bonne mesure, et saupoudrer de bâton, toute cette salade de carottes, parce qu’ils savent que la ficelle a déjà fait ses preuves, une rumeur amplifiée à la démesure, avertit les abstentionnistes que tous ceux qui n’auront pas une carte de vote estampillée de la mention « a voté », n’auront droit à rien. Ni au logement, ni au recrutement, ni à un quelconque droit, et surtout pas au passeport. Parce que ces spécialistes de la manipulation des masses savent que presque tous les jeunes algériens veulent quitter le pays, et qu’ils accepteraient n’importe quoi, sauf d’être privés du fameux sésame pour une vie meilleure.</p>
<p>Ces menaces savamment distillées, et de plus en plus pressantes, peuvent être un facteur important de démobilisation du mouvement salvateur qui se prépare.</p>
<p>C’est pour cela que nous devons tous nous mobiliser pour les contrecarrer.</p>
<p>Si nous parvenons à nous unir, il ne pourront rien contre nous.</p>
<p>Nous devons tous savoir, et faire savoir, que si nous rendons massivement dans les bureaux de vote, même pour y mettre des bulletins nuls, ils n’auront aucune difficulté à les transformer en plébiscite. Ils sont orfèvres en la matière. Ils ont juste besoin qu’il y ait foule le jour du vote. Le reste, c’est leur job. Cela fait presque un demi siècle qu’ils s’y sont spécialisés.</p>
<p>07 04 2009</p>
<p>http://www.rachad.org/</p>
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		<title>La victoire du président sortant Abdelaziz Bou­teflika ne fait aucun doute.</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Apr 2009 13:52:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L&#8217;Algérie est entrée dans la dernière ligne droite de l&#8217;élection présidentielle du 9 avril. Favori du scrutin, le président sortant Abdelaziz Bou­teflika, qui brigue un troisième mandat, est en compétition avec des candidats inconnus du grand public, à l&#8217;exception de la figure du trotskisme local, Louisa Hanoune.
Abdelaziz Bouteflika, dont la victoire ne fait aucun doute, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;Algérie est entrée dans la dernière ligne droite de l&#8217;élection présidentielle du 9 avril. Favori du scrutin, le président sortant Abdelaziz Bou­teflika, qui brigue un troisième mandat, est en compétition avec des candidats inconnus du grand public, à l&#8217;exception de la figure du trotskisme local, Louisa Hanoune.</p>
<p>Abdelaziz Bouteflika, dont la victoire ne fait aucun doute, multiplie les promesses dans l&#8217;espoir d&#8217;obtenir un taux honorable de participation au scrutin de jeudi. Ses principaux opposants, qui plaident en faveur d&#8217;un boycottage des urnes, éprouvent les pires difficultés pour se faire entendre.</p>
<p>Dimanche, Saïd Sadi, le chef du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), est apparu au balcon du siège algérois de son mouvement, rue Didouche-Mourad, une artère du centre de la capitale, pour lancer un appel à la «résistance». La façade de l&#8217;immeuble était barrée, «en signe de deuil», de bannières noires. «On enterre la démocratie. Cinquante ans après l&#8217;indépendance, notre nation donne des signes de déchéance. L&#8217;Algérie se perpétue dans la fraude politique», a-t-il affirmé.</p>
<p>Des policiers en civil ont interdit à ses partisans de sortir des locaux du RCD pour manifester. Les membres des forces de l&#8217;ordre avaient l&#8217;avantage du nombre. Ils ont bénéficié du soutien bruyant de cortèges de véhicules affrétés par les comités de soutien au chef de l&#8217;État. Massés sur les trottoirs, les badauds ont assisté dans une indifférence apparente à ce brouhaha.</p>
<p>Le Figaro<br />
06 04 2009</p>
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		<title>La présidentielle n&#8217;emballe pas les Algériens de France</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Apr 2009 13:50:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Boycott]]></category>
		<category><![CDATA[Election 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 9 avril, les Algériens se rendront aux urnes pour un scrutin sans surprise. Le président Bouteflika devrait être reconduit dans ses fonctions. Le quotidien El Watan est allé à la rencontre de compatriotes du côté de Barbès, le quartier mythique des Maghrébins de Paris.
&#171;&#160;Si Bouteflika veut bien me pistonner auprès de son ami Sarkozy [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 9 avril, les Algériens se rendront aux urnes pour un scrutin sans surprise. Le président Bouteflika devrait être reconduit dans ses fonctions. Le quotidien El Watan est allé à la rencontre de compatriotes du côté de Barbès, le quartier mythique des Maghrébins de Paris.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Si Bouteflika veut bien me pistonner auprès de son ami Sarkozy pour qu&#8217;il me délivre une carte de séjour, je voterai pour lui avec les deux mains. Sinon, makench el vote (pas de vote)&#8230;&nbsp;&raquo; Debout en face de la station de métro Barbès-Rochechouart, Mehdi, 34 ans, arpente matin et soir le trottoir pour vendre des cigarettes Marlboro made in Algeria à 2,50 euros le paquet, contre 5 euros dans les bureaux de tabac. Originaire de Belcourt, ce jeune homme, en situation irrégulière en France depuis une dizaine d&#8217;années, avoue ne porter aucun intérêt à l&#8217;élection présidentielle du 9 avril. &laquo;&nbsp;A quoi bon voter ? De toutes les façons, ce sont toujours les mêmes qui gouvernent l&#8217;Algérie depuis l&#8217;indépendance. Bouteflika ou un autre, c&#8217;est kif kif&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p>C&#8217;est peu dire qu&#8217;à Barbès, comme sans doute partout en France, ce scrutin présidentiel ne suscite guère d&#8217;enthousiasme chez les électeurs (776 000 personnes) de la communauté algérienne. Tout le long du boulevard de la Chapelle, où s&#8217;alignent magasins d&#8217;alimentation générale, boucheries, cafés et gargotes, boutiques de vente de téléphones, de DVD et de cassettes audio, rien n&#8217;indique qu&#8217;on vit à l&#8217;heure de la campagne électorale. Seuls signes extérieurs qui indiquent que l&#8217;on est à l&#8217;écoute de l&#8217;actualité algérienne, une dizaine de posters de Bouteflika. Evidemment, à Barbès comme dans les petites et grandes contrées d&#8217;Algérie, on n&#8217;échappe pas à la règle de l&#8217;affichage sauvage. Ici, en dehors de Bouteflika, point de salut. Exit les Louisa Hanoune, Fawzi Rebaïne, Djahid Younsi et Mohamed Saïd, ceux qu&#8217;on appelle les &laquo;&nbsp;lièvres&nbsp;&raquo;&#8230; Mais, à bien regarder, la présence du président candidat est réduite à une stricte figuration. Trois posters collés sur le portail d&#8217;une résidence, deux autres scotchés sur le mur d&#8217;un immeuble, un autre sur la devanture d&#8217;un café, un autre sur la vitrine d&#8217;un magasin et un dernier scellé sur un poteau électrique.</p>
<p>Cela n&#8217;empêche pas Ramdane, 40 ans, gérant d&#8217;un commerce, Le Bazar de l&#8217;alimentation, d&#8217;afficher le poster de Bouteflika sur la vitrine de son établissement, au milieu des sacs de semoule importés du pays, de narguilés et de boîtes de dattes Deglet Nour. Installé en France depuis une vingtaine d&#8217;années, Ramdane soutient qu&#8217;il ira voter, le 4 avril, dans les locaux du consulat d&#8217;Algérie à Paris. Pour qui ? Pour Bouteflika, répond-il sans la moindre hésitation. &laquo;&nbsp;Je suis fier de lui. Il a fait deux mandats et réalisé beaucoup de choses pour l&#8217;Algérie. Il nous a rendu notre fierté&nbsp;&raquo;, annonce-t-il. Mais, lorsqu&#8217;on demande à Ramdane s&#8217;il envisage de rentrer au bled pour profiter des bienfaits de ce pays rendu fier, fort et beau par Bouteflika, sa réponse est sans appel. &laquo;&nbsp;Ma vie est en France. Je n&#8217;ai pas l&#8217;intention de retourner en Algérie. Je suis bien ici.&nbsp;&raquo; Assis à côté de lui, son frère Smaïn est d&#8217;un autre avis.</p>
<p>Lui n&#8217;ira pas voter parce qu&#8217;il ne croit plus aux promesses du président. &laquo;&nbsp;Il m&#8217;a déçu lorsqu&#8217;il a modifié la Constitution pour s&#8217;offrir un troisième mandat&nbsp;&raquo;, explique Smaïn. &laquo;&nbsp;Bouteflika a fait son temps. Il devrait laisser la place aux jeunes. L&#8217;Algérie a besoin d&#8217;hommes nouveaux. Regardez les Américains. Ils ont élu un jeune Noir âgé de 47 ans. Pourquoi sommes-nous obligés de supporter encore un président âgé et malade ? On en a marre des vieux, place aux jeunes.&nbsp;&raquo; Au 27 de la rue Charbonnière, une ruelle qui longe le boulevard de la Chapelle, on fredonne un autre air. C&#8217;est ici que les partisans du président ont ouvert une permanence électorale. A l&#8217;intérieur de ce petit réduit, qui appartient au patron d&#8217;une boucherie de Barbès, une dizaine de personnes, des gens d&#8217;un certain âge pour la plupart, prennent le thé en discutant de l&#8217;actualité du bled. A l&#8217;intérieur de cette permanence, on distribue volontiers un prospectus vantant les mérites des deux mandats de Bouteflika.</p>
<p>Un vieux chibani, avec casquette &laquo;&nbsp;Votez pour Bouteflika&nbsp;&raquo; vissée sur la tête, fait le majordome. &laquo;&nbsp;Il faut aller voter le 4 avril prochain&nbsp;&raquo;, nous dit-il d&#8217;un ton péremptoire. &laquo;&nbsp;Surtout, il faut voter Bouteflika. C&#8217;est l&#8217;homme qu&#8217;il faut pour le pays.&nbsp;&raquo; Mais bien sûr… Posters du chef de l&#8217;Etat par centaines, drapeaux algériens, petites affiches et pancartes, les murs de cette permanence sont tapissés d&#8217;effigies à la gloire du président. Il faut croire qu&#8217;à Barbès, comme ailleurs dans l&#8217;Hexagone, les supporters de Bouteflika disposent de moyens. De beaucoup de moyens. D&#8217;où viennent les subventions ? Qui paie ? Motus et bouche cousue.</p>
<p>Samy Ousi-Ali</p>
<p>El Watan</p>
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		<title>Béjaïa: Les manifestants brandissent « le carton rouge »</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/04/04/bejaia-les-manifestants-brandissent-%c2%ab-le-carton-rouge-%c2%bb/</link>
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		<pubDate>Sat, 04 Apr 2009 15:37:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Béjaia]]></category>
		<category><![CDATA[Boycott]]></category>
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		<description><![CDATA[Des milliers de cartons rouges, brandis par autant de manifestants, ont été jeudi dernier agités en direction du portrait géant de Bouteflika ornant sa direction de campagne à Béjaïa.
La marche improvisée en fin de journée à l’appel du premier secrétaire du FFS, à l’issue d’un meeting animé dans l’après-midi devant le siège de la section [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des milliers de cartons rouges, brandis par autant de manifestants, ont été jeudi dernier agités en direction du portrait géant de Bouteflika ornant sa direction de campagne à Béjaïa.</p>
<p>La marche improvisée en fin de journée à l’appel du premier secrétaire du FFS, à l’issue d’un meeting animé dans l’après-midi devant le siège de la section locale du parti, a arpenté la rue de la Liberté, principale artère de la ville, aux cris de « ulach el vote ulach » (pas de vote), « pouvoir assassin » et autres âpres slogans. Des membres de la direction du parti, le président de l’APW de Béjaïa, ainsi que nombre de militants que l’on disait en rupture de ban avec le sigle, ouvraient la manifestation à laquelle se sont joints des élus et des syndicalistes. Sur le parcours, et malgré un service d’ordre qui s’est démené pour éviter les débordements, des manifestants s’en prendront à la devanture d’une autre permanence électorale du même candidat, mais ceux-ci n’auront que le temps d’arracher quelques fanions et de déchirer quelques affiches, avant d’être dissuadés par les organisateurs.</p>
<p>Les policiers, pour leur part, se sont contentés plus loin de détourner la circulation et d’ouvrir la voie à la marche non autorisée. Une heure auparavant, Karim Tabbou avait galvanisé les présents au meeting, également non autorisé, par un discours offensif et truffé de pointes ironiques à l’adresse du pouvoir. Il a ainsi affirmé détenir les résultas de l’élection présidentielle du 9 avril bien avant sa tenue. Le premier secrétaire du FFS a « révélé » que le candidat Abdelaziz Bouteflika remportera l’élection avec un taux de participation de 73%. Les élections sont jouées d’avance, réitère-t-il encore et « le taux de participation que donnera le pouvoir à l’occasion équivaudra au pourcentage de la méfiance et de la peur qu’il a à l’égard des Algériens ! » L’orateur contestera également les chiffres officiels concernant la consistance du corps électoral et le nouveau dispositif supposant la double inscription des étudiants et des agents de l’Etat en mission spéciale. Une « astuce », accusera-t-il, qui pourrait permettre de faire voter par deux fois ces catégories d’électeurs.</p>
<p>Par M. Slimani </p>
<p>http://www.elwatan.com/Les-manifestants-brandissent-le</p>
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		<title>Une première en Algérie depuis plusieurs années : marche et meeting à Tizi Ouzou contre le vote</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2009 21:36:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Boycott]]></category>
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		<description><![CDATA[Le FFS descend dans la rue. Son premier secrétaire, Karim Tabou, a animé, jeudi 2 avril, un meeting populaire à Tizi Ouzou en faveur du boycottage de la présidentielle du 9 avril. La rencontre, première du genre depuis le démarrage de la campagne électorale, s&#8217;est déroulée, en plein air, sur la voie publique, devant le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le FFS descend dans la rue. Son premier secrétaire, Karim Tabou, a animé, jeudi 2 avril, un meeting populaire à Tizi Ouzou en faveur du boycottage de la présidentielle du 9 avril. La rencontre, première du genre depuis le démarrage de la campagne électorale, s&#8217;est déroulée, en plein air, sur la voie publique, devant le siège du parti à Tizi Ouzou. L&#8217;administration a refusé de mettre une salle à la disposition du parti de Hocine Ait Ahmed, selon le FFS.</p>
<p><a href="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/04/tabboutizi.jpg"><img src="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/04/tabboutizi.jpg" alt="tabboutizi" title="tabboutizi" width="276" height="207" class="aligncenter size-full wp-image-683" /></a></p>
<p>Devant une foule nombreuse, Karim Tabou a sévèrement critiqué le bilan des deux mandats du président Bouteflika et dénoncé le « parti pris flagrant » de l&#8217;administration en sa faveur. «Boycotter l&#8217;élection du 9 avril est un acte révolutionnaire », a lancé M. Tabou qui a critiqué la visite de Bouteflika en Kabylie et sa fausse réconciliation avec la population locale. «Si le président s&#8217;est réellement réconcilié avec son peuple, pourquoi a-t-on mobilisé 15.000 policiers pour sa visite à Tizi Ouzou ? ».</p>
<p>M. Tabou a également dénoncé « le chantage social dont est victime la région ». Devant ses partisans et sympathisants, Karim Tabou a reproché aux cinq autres candidats à la présidentielle du 9 avril « de courir derrière l&#8217;argent et les dividendes matérielles à tirer de cette mascarade électorale».</p>
<p>Il a enfin dénoncé l&#8217;interpellation, ces derniers jours, de plusieurs militants du FFS en campagne contre le vote, à travers le pays. « Cessez vos provocations sinon nous serons encore plus nombreux à se rendre dans vos commissariats », a-t-il dit.</p>
<p>M. Tabou a terminé son meeting en réitérant son appel au boycottage de la présidentielle du 9 avril. La foule a ensuite marché en direction du siège de la wilaya en empruntant le boulevard Houari Boumediene. La marche tolérée par la police présente en force a réuni des milliers de personnes qui ont scandé des slogans hostiles au pouvoir et aux élections présidentielles, avant de se terminer dans le calme. </p>
<p>http://www.tsa-algerie.com/Un-premiere-en-Algerie-depuis-plusieurs-annees&#8212;marche-et-m_6494.html</p>
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		<title>Le RCD dénonce « la violence »</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2009 19:37:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Boycott]]></category>
		<category><![CDATA[Election 2009]]></category>
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		<description><![CDATA[Le mal semble être tellement profond que le RCD n’a pas pu se taire aussi longtemps que prévu. Le parti de Saïd Sadi, qui a gelé ses activités pendant toute la durée de la campagne électorale, a ainsi rompu le silence hier en publiant un communiqué dans lequel il dénonce une campagne particulièrement « violente [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le mal semble être tellement profond que le RCD n’a pas pu se taire aussi longtemps que prévu. Le parti de Saïd Sadi, qui a gelé ses activités pendant toute la durée de la campagne électorale, a ainsi rompu le silence hier en publiant un communiqué dans lequel il dénonce une campagne particulièrement « violente ».</p>
<p>Sans exprimer un quelconque étonnement, le RCD voit dans la campagne qui est à son quatorzième jour, une affirmation du « coup d’Etat du 12 novembre », date renvoyant à la révision de la Constitution ayant permis à Abdelaziz Bouteflika de briguer un 3e mandat. Le parti de Sadi parle d’une triple violence. « Violence physique : des cars des services de sécurité investissent les villes dans la foulée du candidat officiel pour humilier les populations. Violence politique : des dirigeants, passés maîtres dans le reniement, accusent de « trahison » les citoyens qui refusent la compromission. Violence matérielle : le Trésor public est transformé en cagnotte personnelle », souligne-t-il dans le communiqué. Pour le RCD, il y a dans cette violence « un signe de faiblesse ». « Il suffit de connaître les individus chargés de représenter le candidat du régime pour voir la nature de sa base sociale et réaliser, une fois de plus, que la corruption reste l’instrument privilégié du pouvoir afin de pérenniser le système en place », affirme-t-il tout en assurant que « ni la violence politique, ni la corruption matérielle, ni le chantage économique ne viendront à bout de la détermination du peuple algérien qui a affronté d’autres épreuves et vaincu autant d’adversaires ».</p>
<p>Ne participant pas à la présidentielle, le RCD considère que « Boycotter le scrutin du 9 avril, c’est refuser d’être complice d’une offense à notre dignité ; refuser une présidence à vie qui renie Novembre et la Soummam ainsi que l’évolution du monde. » Considérant qu’« un putschiste récidiviste qui a déserté le pays pendant vingt ans de détresse ne pourra jamais asservir la nation algérienne », le RCD montre un peu d’optimisme en l’avenir politique du pays en jurant « d’éradiquer la fraude électorale et la corruption » comme avait été éradiqué « le parti unique ». Pour ce parti, la renaissance de l’espoir dans le pays passe fatalement par la « disqualification » de ce qu’il qualifie de « manœuvre du 9 avril ». Comme « boycotteur » de la présidentielle, le RCD n’est pas seul dans l’arène. Le FFS de Hocine Aït Ahmed mène, cahin-caha, une campagne contre ce processus électoral. Mais de telles activités semblent déranger les organisateurs en chefs de cette élection qui donnent l’impression d’être plus que jamais hantés par le spectre de l’abstention.</p>
<p>Certes, officiellement le ministre de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, dit n’avoir donné aucune instruction interdisant aux partisans du boycott de défendre leur position à travers des meetings et rencontres avec la population. Mais dans la réalité, l’interdiction est systématique. Plusieurs rencontres et meetings prévus par le FFS dans différentes régions du pays ont dû être annulés faute d’autorisation. Peu de rencontres ont pu être organisées au sein des structures régionales du parti. « Le meeting prévu aujourd’hui à Tizi Ouzou n’a pas été autorisé, comme d’ailleurs ceux de Béjaïa, de Sétif, de Sidi Bel Abbès et de Ghardaïa. Nos affiches à Dély Ibrahim, El Mouradia et Bordj El Bahri ont été arrachées par des agents communaux escortés par les services de sécurité », affirme un membre de la direction nationale du FFS. Aussi, un enseignant universitaire, militant de ce parti, a été arrêté au courant de la semaine par les services de sécurité. Son tort était d’avoir sur lui des affiches appelant au boycott. Il est ainsi clair que cette généreuse idée attribuée à Voltaire, à savoir « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire », ne constitue nullement la devise du ministre de l’Intérieur.</p>
<p>El Watan<br />
Par M. A. O.</p>
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		<title>Algérie : des milliers de personnes ont manifesté aujourd’hui à Tizi Ouzou</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2009 13:22:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Boycott]]></category>
		<category><![CDATA[Election 2009]]></category>
		<category><![CDATA[FFS]]></category>

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		<description><![CDATA[Malgré l&#8217;absence d&#8217;autorisations, le FFS a tenu jeudi 2 avril un meeting et organisé une marche population à Tizi Ouzou, dans le cadre de sa campagne pour le boycottage de la présidentielle du 9 avril.  Des milliers de personnes ont marché et scandé des slogans hostiles au pouvoir, entre 12 et 12H 30, sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré l&#8217;absence d&#8217;autorisations, le FFS a tenu jeudi 2 avril un meeting et organisé une marche population à Tizi Ouzou, dans le cadre de sa campagne pour le boycottage de la présidentielle du 9 avril.  Des milliers de personnes ont marché et scandé des slogans hostiles au pouvoir, entre 12 et 12H 30, sur le boulevard Houari Boumedienne, au centre-ville de Tizi Ouzou. Les manifestants ont suivi le même itinéraire où le président candidat Abdelaziz Bouteflika s&#8217;était offert un bain de foule le 27 mars, a constaté un journaliste de tsa-algerie.com.</p>
<p>La marche a été improvisée après un meeting non autorisée du FFS et tenue sur la voie publique après le refus de l&#8217;administration de mettre à la disposition de ce parti une salle. La manifestation qui a réuni 5.000 personnes selon le FFS et 1.500 manifestants selon la police s&#8217;est déroulée, entre 12H et 12H30, sans aucun incident. La police, fortement présente sur les lieux, a toléré la première marche du FFS et de l&#8217;opposition à Tizi Ouzou depuis des années. </p>
<p>Par  ameziane athali , le  02/04/2009</p>
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		<title>Je boycotte donc je suis &#8230;. RDV à PARIS et LILLE</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Apr 2009 20:56:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[Boycott]]></category>
		<category><![CDATA[Election 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, salam alikoum, azul fellawen
Chers amis, je me permet de partager ce message avec juste pour relayer ces deux RDV qui me semblent importants à relayer aussi, si vous le pouvez.
RDV ce Samedi 04/04/09 à Paris et Lille en France
1- PARIS &#8211; France
Union des Étudiants Algériens de France
APPEL AU RASSEMBLEMENT. ENSEMBLE Mobilisons-nous !
SAMEDI 04 Avril [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, salam alikoum, azul fellawen</p>
<p>Chers amis, je me permet de partager ce message avec juste pour relayer ces deux RDV qui me semblent importants à relayer aussi, si vous le pouvez.</p>
<blockquote><p>RDV ce Samedi 04/04/09 à Paris et Lille en France</p></blockquote>
<p><strong>1- PARIS &#8211; France</strong></p>
<p><strong>Union des Étudiants Algériens de France</strong></p>
<p>APPEL AU RASSEMBLEMENT. ENSEMBLE Mobilisons-nous !</p>
<p>SAMEDI 04 Avril 2009 A 14H</p>
<p>DEVANT LE CONSULAT D’ALGERIE</p>
<p>11, rue d’Argentine, Paris &#8211; 75016 PARIS</p>
<p>METRO : Argentine</p>
<p>SOYEZ NOMBREUX .<br />
<a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=74923648477">http://www.facebook.com/group.php?gid=74923648477</a><br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>2 &#8211; LILLE &#8211; France: </strong></p>
<p><strong>Collectif des Algérien-ne-s pour le Boycott des Elections en Algérie</strong></p>
<p><strong>Samedi 4 avril 09 :</strong></p>
<p><strong>- 09h :</strong> Rassemblement diffusion de tract devant le bureau de vote</p>
<p><strong>- 16h 30 : </strong>Conférence et débat: avec Saïd Bouamama :    <strong>ALGERIE : Enjeux électoraux et lutte de la diaspora pour la démocratie</strong> !  Boycotter les élections présidentielles du 09 avril prochain. C’est faire vivre et entendre la voix du peuple algérien.  Et ses aspirations à une vie meilleure ! </p>
<p>à la Cave des Celestines. Rue des Celestines dans le Vieux Lille </p>
<p>Plus de détails ici<br />
<a href="http://www.dzactiviste.info/2009/04/01/collectif-des-algerien-ne-s-pour-le-boycott-des-elections-en-algerie/">http://www.dzactiviste.info/2009/04/01/collectif-des-algerien-ne-s-pour-le-boycott-des-elections-en-algerie/</a></p>
<p>Voilà, et vive l&#8217;Algérie et ses enfants libres d&#8217;ici et de la-bas.</p>
<p>NB: Voici aussi une affiche qui appellent et expliquent le pourquoi du Boycott. N&#8217;hésitez pas à l&#8217;imprimer et à coller sur les murs et à diffuser autour de vous.</p>
<p>- <a href="http://www.hchicha.net/wp-content/uploads/2009/04/boycotte-algerie1.png">Affiche 01 </a><br />
- <a href="http://www.hchicha.net/wp-content/uploads/2009/04/boycott_n.jpg">Affiche 02</a><br />
Affiche au <a href="http://www.4shared.com/file/95795665/19fb3bb9/Je_boycotte__groupe_facebook_JE_BOYCOTTE_BOUTEFLIKA_DONC_JE_SUIS_.html">format DOC (Word)</a></p>
<p><a href="http://www.hchicha.net/wp-content/uploads/2009/04/boycotte-algerie1.png"><img src="http://www.hchicha.net/wp-content/uploads/2009/04/boycotte-algerie1.png" alt="boycotte-algerie1" title="boycotte-algerie1" width="446" height="587" class="aligncenter size-full wp-image-486" /></a></p>
<p><a href="http://www.hchicha.net/wp-content/uploads/2009/04/boycott_n.jpg"><img src="http://www.hchicha.net/wp-content/uploads/2009/04/boycott_n.jpg" alt="boycott_n" title="boycott_n" width="408" height="590" class="aligncenter size-full wp-image-488" /></a></p>
<p class="fbconnect_share"><fb:share-button class="url" href="http://www.dzactiviste.info/2009/04/01/je-boycotte-donc-je-suis/" /></p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Algérie : voter ou boycotter?</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/04/01/algerie-voter-ou-boycotter/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Apr 2009 15:01:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Boycott]]></category>
		<category><![CDATA[Election 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[Un groupe d’intellectuels a appelé les électeurs algériens à boycotter les élections présidentielles du 09.04.2009. Un électeur est par définition : majeur, responsable et libre d’avoir son opinion propre, de décider par son libre arbitre de voter ou de boycotter une élection. Cependant, dans un pays totalitaire comme l’Algérie dont la culture politique est fondée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un groupe d’intellectuels a appelé les électeurs algériens à boycotter les élections présidentielles du 09.04.2009. Un électeur est par définition : majeur, responsable et libre d’avoir son opinion propre, de décider par son libre arbitre de voter ou de boycotter une élection. Cependant, dans un pays totalitaire comme l’Algérie dont la culture politique est fondée sur le principe de la pensée unique, une définition de la démocratie, de ses avantages et de ses inconvénients, doit être tentée avant d’inviter les électeurs à faire leur choix, à voter ou à s’abstenir de voter.</p>
<p>La démocratie n’est pas une panacée cependant elle permet aux peuples de désigner librement leurs représentants. Elle est devenue synonyme d’Etat de droit, garant des libertés collectives et individuelles.</p>
<p>Tentative de la définition de la démocratie à la sauce algérienne. En septembre 1963, des décideurs de l’ombre ont imposé au peuple Ahmed Ben Bella, un candidat unique, qui sera triomphalement plébiscité avec un taux de participation, selon la version officielle, de 99,99%.</p>
<p>Quelques 17 mois plus tard, le 19 juin 1965, sans demander l’avis de leurs sujets, un quarteron de colonels, qui se sont autoproclamés : « Redresseurs de la révolution », renverse le premier président algérien. Le 20 juin 1965, le colonel Houari Boumediene déclare, au nom d’un lugubre Conseil de la révolution : « …Un livre noir sera écrit sur les méfaits du président déchu qui allait être juger », avait-il promis au peuple algérien. Contrairement aux engagements des putschistes, Ben Bella ne sera pas juger mais séquestré 14 années durant. 44 ans après les faits, le livre noir sur les méfaits du premier président algérienne se fait encore attendre.</p>
<p>De 1965 jusqu’à 1976, Sous prétexte que : « Le peuple algérien n’était pas mûr pour l’épreuve de la démocratie », Boumediene et son cabinet noir gouverneront l’Algérie sans aucun contrepouvoir ni aucune institution élue, par de simples décrets présidentiels. En 1976, Boumediene sera à son tour triomphalement plébisciter avec un taux de participation frôlant les 100%. A 1978, Boumediene décède, à l’âge de 47 ans, dans des conditions qui restent encore fort mystérieuses.</p>
<p>Suite au décès de Houari Boumediene, un groupe de malfaiteurs de l&#8217;ombre composé essentiellement d’officiers issus des rangs de la l’armée coloniale, des ralliés tardifs à la cause nationale algérienne, impose à leurs sujets Chadli Bendjédid comme troisième président et candidat unique pour-le plébisciter. Chadli sera longtemps qualifié par des médias algériens aux ordres comme : « Un génie de la politique », « Un homme providentiel », « Un libéral… ». Par trois fois, ce candidat du cabinet noir sera plébisciter à son tour avec des score ridiculement élevés. Le 12 janvier 1992, à peine son troisième mandat entamé, Chadli se verra convoqué, par ses pairs dans un chalet situé à Palm Beach (Ouest de Alger » où il sera contraint de signer un document portant sur sa démission et sur la dissolution post-datée de l’APN (Assemblé populaire nationale) griffonné à l’hâte sur le coin d’une table par le général Touati dit : « El Mokh », (cerveau).</p>
<p>Suite à la : « Démission » de Chadli, sans demander l’avis des algériens, les putschistes jettent leur dévolu sur Mohamed Boudiaf, un illustre inconnu de la jeunesse algérienne. Six mois plus tard, en juin 1992, les algériens se feront les complices et les associés du cabinet noir dans l’assassinat de leur chef d’Etat. En effet le meurtre leur sera servi en directe par leur unique chaîne de télévision.</p>
<p>La parenthèse (juillet 1992-1993 décembre) d’Ali Kafi, président d’un sinistre : « Haut conseil d’Etat », est sans aucune intérêt historique majeur.</p>
<p>Voici venir le général Liamine Zeroual qui a la particularité de ne pas être issu des rangs de l’armée coloniale. Nommé à son tour par le même cabinet noir (1994) président du Haut Conseil d’Etat. Le 31 octobre de la même année, les algériens découvriront au journal de 20 heures, un homme aux mains tremblantes, d’une voix chevrotante, prononcer, dans un arabe mal assuré, son premier important discours radio télévisé. Le nouveau chef d’Etat martèle : « La crise actuelle (la guerre civile) a pour origine un régime pourri dont le peuple lui a retiré sa confiance. La sortie de crise, dit-il, doit être recherchée dans un dialogue sans exclusif… ». Bien que lui aussi était un candidat imposé par des décideurs de l&#8217;ombre, la campagne pour son plébiscite avait réellement mobilisé l’opinion publique algérienne et son élection semble des plus honnêtes et des plus transparentes de toute l’histoire électorale d’Algérie. Dès son premier quinquennat entamé, Zeroual verra son plus proche conseillé, son homme de confiance, son bras droit, le général Mohamed Betchine, traîner dans la boue par des journaux aux ordres et à la solde de forces souveraines occultes. Homme d’honneur, ne tenant pas à sacrifier son homme de confiance sur l’autel de son ambition personnelle, aussi, Zeraoul se verra-t-il contraint de jeter l’éponge, de démissionner, en 1999, à mi-premier quinquennat.</p>
<p>Tandis qu à Paris, avec des attributs d’un président en exercice : voiture blindée, chauffer, gardes du corps, conseillés… Abdelaziz Bouteflika dont les horizons les plus lointains ne dépassent pas l’orée de sa fratrie et de sa confrérie maraboutique, encore très influente dans un pays sous développé comme l’Algérie, sortir de sa réserve parisienne. La presse algérienne présente le revenant comme étant un homme politique : « Ma’som » (infaillible). A noter qu’en 1980, Bouteflika avait été accusé par la Cour des Comptes algérienne d’avoir fait mains basses sur le reliquat financier, soit quelques milliards, du ministère des affaires étrangères qu’il avait dirigé, d’une main de fer 15 ans années durant (1963-1978). Dans un pays littéralement rongé par la corruption, porter un homme comme Bouteflika au sommet du pouvoir algérien ne revient-il pas à introduire une meute de loups dans la bergerie ? Plébisciter à nouveau un président dont la culture peine à dépasser l’horizon de sa fratrie, de sa tribu et de ses confréries maraboutique ne risque-t-il pas de projeter l’Algérie vers les ténèbres du Moyen Âge ?</p>
<p>Pouvoir voter, lorsque le vote est : sérieux, transparent et honnête est un devoir de tout citoyen. Cependant, lorsque des élections sont grossièrement fraudées, leur boycotte par le peuple et par chaque portion du peuple ne devient-il pas un devoir des plus appropriés?</p>
<p>Les générations d’après : « Indépendance » doivent se rendre à l’évidence que l’Algérie est otage de collabos d’Aussaresses, des néocolonialistes. Depuis : &laquo;&nbsp;L&#8217;indépendance&nbsp;&raquo; de l&#8217;Algérie (1962), les présidents algériens sont imposés au peuple, assassiné ou congédiés sans demander l’avis du peuple, du soiuverain. Participer à telles élections ne relève-t-il pas d&#8217;une haute trahison au serment d&#8217;honneur fait à nos glorieux martyrs?</p>
<p>Quand une bande de malfaiteurs notoires se livre à des truquages électoraux à l&#8217;Algérienne, le boycotte ne devrait-il pas être, pour le peuple pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs?</p>
<p>Moi, Aissa, issu d’une famille authentiquement révolutionnaire, fils de chahid et de chahida, je ne trahirai pas ma famille, je ne romprai pas le serment donné à nos valeureux martyrs, je ne signerai pas un chèque en blanc à des voyous, le 9 avril 2009 je ne voterai pas.</p>
<p>http://aissaculturedechoc.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/03/31/algerie-voter-ou-boycotter.html</p>
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		<title>Collectif des Algérien-ne-s pour le Boycott des Elections en Algérie</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/04/01/collectif-des-algerien-ne-s-pour-le-boycott-des-elections-en-algerie/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Apr 2009 14:02:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[Boycott]]></category>
		<category><![CDATA[Election 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi 4 avril 09 à la Cave des Celestines
Rue des Celestines dans le Vieux Lille Conférence-débat
Organisée par le Collectif Afrique et le Collectif des Algérien-ne-s pour le Boycott des Elections en Algérie
15h : Documentaire sur le Génocide Rwandais

16h 30 : avec Saïd Bouamama
ALGERIE : Enjeux électoraux et lutte de la diaspora pour la démocratie !
Boycotter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Samedi 4 avril 09 à la Cave des Celestines</strong></p>
<p>Rue des Celestines dans le Vieux Lille Conférence-débat</p>
<p>Organisée par le Collectif Afrique et le Collectif des Algérien-ne-s pour le Boycott des Elections en Algérie</p>
<p><strong>15h :</strong> Documentaire sur le Génocide Rwandais<br />
<strong><br />
16h 30 :</strong> avec Saïd Bouamama</p>
<blockquote><p>ALGERIE : Enjeux électoraux et lutte de la diaspora pour la démocratie !</p>
<p>Boycotter les élections présidentielles du 09 avril prochain</p>
<p>C’est faire vivre et entendre la voix du peuple algérien</p>
<p>Et ses aspirations à une vie meilleure !
</p></blockquote>
<p>Le 09 avril prochain, les Algériens et Algériennes sont appelés aux urnes pour élire leur président ou plus exactement réélire Abdelaziz Bouteflika et lui permettre de poursuivre sa politique de régression sociale. 47 ans après l’indépendance, l’Algérie n’a pas acquis l’autosuffisance alimentaire. Il ne se passe pas un jour sans que des émeutes de la misère éclatent aux quatre coins du pays, avec pour seule réponse la répression policière dans un pays toujours sous la chape de plomb imposée par l’état d’urgence. Nous connaissons, tous et toutes, les stratégies démagogiques et fallacieuses du pouvoir algérien aux mains de Bouteflika et ses serviteurs pour donner l’illusion d’une démocratie en Algérie,</p>
<p>Les Algériens et Algériennes ne peuvent accepter cette mascarade électorale populiste cautionnée par des partis sans aucune assise populaire, et plus particulièrement par le parti des travailleurs de Louisa Hanoune. C’est un processus indigne de la tradition de lutte en Algérie.</p>
<p>Nous ne sommes pas dupes ! 10 ans de règne de Bouteflika c’est :</p>
<p>- Un chômage endémique notamment chez les jeunes sans aucune intervention volontariste de l’Etat.</p>
<p>- Des dizaines d’entreprises nationales en faillite ou privatisées au profit d’une minorité mafieuse.</p>
<p>- Une Algérie de plus en plus riche et des Algériens de plus en plus pauvres (rente pétrolière faramineuse qui n’a aucune incidence positive sur la vie quotidienne de nos compatriotes.)</p>
<p>- Des services publics quasi inexistants parce que largement sous dotés (écoles, hôpitaux, logements, transport, accès aux énergies…)</p>
<p>- Des centaines de jeunes Algériens contraints à l’exil, captifs des intégrismes de tout bord, mettent leurs vies en danger pour espérer une vie meilleure.</p>
<p>- Une concorde civile et une réconciliation nationale qui masquent des milliers de victimes depuis 1999.</p>
<p>- L’amnistie des assassins et la répression des forces progressistes.</p>
<p>- Un code de la famille, consacrant un sous-statut de la femme et sa mise sous tutelle.</p>
<p>- L’instrumentalisation du maintien de l’Etat d’urgence pour museler les libertés individuelles et collectives.</p>
<p>- Des Répressions systématiques des mouvements progressistes et de ses initiatives.</p>
<p>- « Un coup d’Etat constitutionnel » pour assurer la survie du pouvoir et du système (la modification constitutionnelle sans consultation du peuple Algérien pour briguer une présidence à vie).</p>
<p>Le bilan des 10 années de « règne Bouteflikien », malgré des rentrées financières sans précedent liées aux hydrocarbures, démontre son incapacité et sa volonté de ne pas rompre avec les pratiques du pouvoir en place depuis l’indépendance. Corruption, bureaucratisme, répression sont les réponses aux aspirations de progrès politique, économique et social du peuple algérien ; la réconciliation nationale a permis de recycler l’argent du racket organisé collecté pendant la décennie noire et blanchi les assassins, intégristes et autres.</p>
<p>Aujourd’hui les Algériens et Algériennes veulent un réel changement qui passe inévitablement par l’instauration d’une République démocratique et sociale garante des droits fondamentaux et à l’écoute des aspirations du peuple Algérien pour plus de justice sociale (accès au travail, à la santé, au logement, à la culture, à l’éducation&#8230;)</p>
<p>Hier, nous avons su, par notre mobilisation et notre résistance collective, nous défaire du joug de la colonisation et accéder à l’indépendance, aujourd’hui, nous saurons nous défaire de ce pouvoir qui nous opprime et enfonce, chaque jour davantage, l’Algérie dans le chaos social et économique.</p>
<p>Aujourd’hui, plus que jamais, nous ne devons pas baisser la garde face aux forces de décadences et de régression. Nous devons nous mobiliser pour barrer la route à ce pouvoir mafieux, opportuniste, et rentier.</p>
<p><strong>Pour en finir avec la Hogra :</strong></p>
<p>Boycottons les élections présidentielles du 09 avril</p>
<p>Barrons la route à ce pouvoir qui méprise, assassine et pousse à l’exil.</p>
<p>Programme d’actions : </p>
<p><strong>- Dimanche 29/03/2009 :</strong> Rassemblement diffusion de tracts 11h station Gambetta à Lille, 10h devant Géant à Roubaix<br />
<strong><br />
- Samedi 04/04/2009 :</strong> 09h Rassemblement diffusion de tract devant le bureau de vote, 15h Conférence Débat en partenariat avec le Collectif Afrique sur deux thèmes : commémoration du génocide Rwandais / situation en Algérie à la cave des Célestines.</p>
<p>Lille le 19/03/09</p>
<p>Collectif des Algérien-ne-s pour le Boycott des Elections</p>
<p>collectif.algerie(@)gmail.com<br />
<a href="http://lille.indymedia.org/article15753.html"></p>
<p>http://lille.indymedia.org/article15753.html</a></p>
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		<title>Algérie: A mort les BoYcotteurs !</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/04/01/algerie-a-mort-les-boycotteurs/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Apr 2009 11:44:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Boycott]]></category>
		<category><![CDATA[Election 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[Via Hchicha.net
   Je vous propose ci-dessous l&#8217;édito publié le 30 mars 2009 par le journal des services de renseignements algériens (la SIMSIM lol) ; l&#8217;ExpressionDZ. Il s&#8217;attaque biensur aux boycotteurs de l&#8217;élection présidentielle prochaine, de la manière la plus vulgaire, la plus débile et surtout en proférant des menaces assumées.
Il faut avouer que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Via <a href="http://www.hchicha.net/2009/03/31/elections-presidentielles-2009-en-algerie-mort-aux-boycotteurs/">Hchicha.net</a></p>
<p><a href="http://www.hchicha.net/wp-content/uploads/2009/03/magic_boutef.png"><img src="http://www.hchicha.net/wp-content/uploads/2009/03/magic_boutef-260x300.png" alt="magic_boutef" title="magic_boutef" width="260" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-469" /></a>   Je vous propose ci-dessous l&#8217;édito publié le 30 mars 2009 par le journal des services de renseignements algériens (la SIMSIM lol) ; <strong>l&#8217;ExpressionDZ</strong>. Il s&#8217;attaque biensur aux boycotteurs de l&#8217;élection présidentielle prochaine, de la manière la plus vulgaire, la plus débile et surtout en proférant des menaces assumées.</p>
<p>Il faut avouer que les dirigeants algériens ont complètement &laquo;&nbsp;pété un plomb&nbsp;&raquo; à l&#8217;approche de cette fameuse élection que tous les algériens ignorent et/ou boycottent &laquo;&nbsp;activement&nbsp;&raquo; (en dehors de ceux de nos concitoyens rentiers du système, <strong>les &laquo;&nbsp;Helabine el Bagra&nbsp;&raquo;</strong> , à savoir donc à peine 5% de l&#8217;électorat).</p>
<p>Ahmed Ouyahia, le Premier Ministre traite les algériens de &laquo;&nbsp;criminels&nbsp;&raquo;, son ministre de l&#8217;intérieur, si Zerhouni &laquo;&nbsp;interdit&nbsp;&raquo; toute activité appelant ou expliquant l&#8217;intérêt du boycott de cette énième mascarade électorale. Bouteflika, ses lièvres et ses comités de soutien aussi ont maudit ces mêmes algériens.</p>
<p>Quoi penser et quoi répondre face à cette dramatique situation que font subir nos dictateurs à notre cher pays l&#8217;Algérie? Que peut être qu&#8217;il est temps de passer à un autre système, vraiment démocratique et où les dirigeants respectent un minimum le peuple et les citoyens qui les auront élu démocratiquement et sans aucun trafic ni bourrage des urnes.</p>
<p>On peut aussi peut être appeler au calme ceux qui se préparent à plonger le pays dans une monarchie qui ne dit pas son nom. Faites votre sale travail de trafic en tous genres, car personne ne peut vous arrêter, mais <strong>laissez enfin tranquille ce pauvre peuple qui n&#8217;en peut plus de vous voir et de vous avoir sur le dos</strong>. Désormais le monde entier (les algériens compris) ont saisi la nature même de ce régime qui trône en maître en Algérie, et ni vos milliards dépensés en fausse propagande et encore moins vos sorties médiatiques médiocres, ne pourront changer cette &laquo;&nbsp;belle image&nbsp;&raquo; que vous donnez de vous.</p>
<p><strong>A bon entendeur &#8230;.. VIVE L&#8217;ALGERIE ! </strong></p>
<blockquote><p>On aura beau chercher, personne ne pourra trouver d’exemple de par le monde d’appel des citoyens au boycott de leur pays. On trouvera le boycott contre des produits de consommation, contre des systèmes de fiscalité comme la TVA. On peut trouver le boycott des Noirs d’Afrique du Sud contre le régime d’apartheid qui leur était imposé dans leur propre pays ou le boycott de certains Occidentaux contre les Jeux olympiques de Pékin. En Algérie, durant la guerre de Libération nationale, il y eut le boycott de la cigarette et du vin pour priver l’occupant de sérieuses recettes fiscales. Mais jamais l’idée de boycotter son propre pays n’a existé de par le monde.</p>
<p>Que ceux qui détiennent des exemples pour nous contredire s’avancent ! Et c’est cette forme de boycott inédite de tourner le dos à son propre pays qui est proposée par certains groupuscules aux Algériens pour la présidentielle du 9 avril prochain. En clair, ils leur demandent de se priver de la première institution qui est la présidence de la République. Car, faut-il le souligner, ils ne disent pas voter pour un tel président et pas pour un tel. Non, ils disent « ne votez pas ». Le but est de mettre à bas toute la République si tant est qu’elle ne peut fonctionner qu’avec à sa tête un président. Mettre à bas la République a été aussi l’objectif des terroristes qui ont failli réussir, surtout durant la période 1992-1995 entre la démission du président Chadli et l’élection du président Zeroual. Durant cette même période, rappelez-vous, on disait le président de l’Etat. Comme pour se rassurer car l’Etat en question était indéfinissable. Ce n’était plus une république ni aucune autre forme d’Etat connu. Il avait fallu inventer le HCE. L’Etat, en réalité, était en décomposition inquiétante. Les objectifs des terroristes et de « la loge secrète » qui appellent au boycott se rejoignent.</p>
<p>Oui, une « loge secrète » basée à l’extérieur, avec des réseaux à l’intérieur, car et mis à part un ou deux partis connus pour répercuter des directives reçues de leur centrale « internationale » ou qui n’ont pas fini de se « tromper de société », l’appel au boycott provient de sources qui se gardent bien de s’identifier. Que ceux qui peuvent les identifier s’avancent !</p>
<p>Dès lors, celui ou ceux qui se cachent pour nous gratifier de leurs bonnes paroles agissent comme toute organisation secrète. Comme l’OAS dans un passé récent. Comme hier le terrorisme. Que des responsables algériens les qualifient de traîtres à la nation n’est que juste appréciation. Si ce qualificatif les dérange qu’ils sortent à l’air libre et viennent expliquer aux électeurs algériens « l’intérêt » du boycott !</p>
<p>Devant de telles manoeuvres souterraines, les Algériens sont de plus en plus convaincus qu’il y a péril en la demeure. Que le danger guette notre pays que certains s’évertuent à vouloir replonger dans le chaos et la fitna. La seule manière de fausser leurs sinistres calculs est d’aller voter en masse (l’océan est formé de gouttes) le 9 avril. Pour le candidat qu’on voudra. L’essentiel est de crier au monde que les Algériens tiennent plus que jamais à leur pays. De crier aussi à tous les fauteurs de troubles que les Algériens ne « joueront » plus à la roulette russe. Deux cent mille morts, barakat !</p>
<p>Zouhir MEBARKI &#8211; L’Expression &#8211; 30 Mars 2009</p></blockquote>
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		<title>Présidentielle : la police interpelle deux militants du FFS à Tizi Ouzou</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/03/31/presidentielle-la-police-interpelle-deux-militants-du-ffs-a-tizi-ouzou/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 09:50:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Alertes]]></category>
		<category><![CDATA[Boycott]]></category>
		<category><![CDATA[Election 2009]]></category>
		<category><![CDATA[FFS]]></category>
		<category><![CDATA[Répression]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux militants du Front des forces socialistes (FFS) ont été interpellés, dimanche 29 mars, par la police dans la localité de Ouaguenoune, à une quinzaine de kilomètres à l&#8217;est de Tizi Ouzou, a appris tsa-algerie.com auprès d&#8217;un responsable local du parti de Hocine Ait Ahmed.
Les deux militants ont été arrêtés alors qu&#8217;ils collaient des affiches [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deux militants du Front des forces socialistes (FFS) ont été interpellés, dimanche 29 mars, par la police dans la localité de Ouaguenoune, à une quinzaine de kilomètres à l&#8217;est de Tizi Ouzou, a appris tsa-algerie.com auprès d&#8217;un responsable local du parti de Hocine Ait Ahmed.</p>
<p>Les deux militants ont été arrêtés alors qu&#8217;ils collaient des affiches appelant au boycott des élections présidentielles du 9 avril prochain, selon la même source. Conduits au commissariat de police local, ils ont été auditionnés avant d&#8217;être relâchés. C&#8217;est la première fois depuis le début de campagne électorale pour les présidentielles que des partisans du boycottage sont arrêtés par les services de sécurité.</p>
<p>Selon la même source, la demande formulée par la section FFS de Tizi Ouzou pour l&#8217;organisation d&#8217;un meeting  jeudi prochain avec le premier secrétaire du parti, Karim Tabou, a été refusée par l&#8217;administration locale. En réponse à ce refus, le FFS a décidé de tenir son meeting le même jour devant le siège de sa section communale du chef lieu de la wilaya de Tizi Ouzou. Le FFS n&#8217;a pas réagi officiellement à ces événements.</p>
<p>Ces interpellations et interdictions d&#8217;organisation de meeting interviennent alors que le ministre de l&#8217;Intérieur Yazid Zerhouni avait assuré, la veille du démarrage de la campagne électorale, que les partisans du boycott seront autorisés à mener leurs activités politiques sur le terrain. « Le FFS est libre de parler s&#8217;il trouve auditeurs », a-t-il annoncé au cours d&#8217;une conférence de presse tenue le 17 mars à Alger. </p>
<p>Par  ameziane athali , le  30/03/2009 </p>
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		<title>Trois ministres face à une salle vide !</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/03/29/trois-ministres-face-a-une-salle-vide/</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 23:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Boycott]]></category>
		<category><![CDATA[Election 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[Boubakeur Benbouzid, ministre de l&#8217;Education nationale, Amar Ghoul, ministre des travaux publics et Tayeb Louh, ministre du travail étaient contraints, jeudi dernier, d&#8217;annuler le meeting de campagne en faveur du candidat à l&#8217;élection présidentielle, Abdelaziz Bouteflika dans la wilaya de Mila. Et pour cause, les ministres ont refusé d&#8217;animer le meeting dans une salle vide. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Boubakeur Benbouzid, ministre de l&#8217;Education nationale, Amar Ghoul, ministre des travaux publics et Tayeb Louh, ministre du travail étaient contraints, jeudi dernier, d&#8217;annuler le meeting de campagne en faveur du candidat à l&#8217;élection présidentielle, Abdelaziz Bouteflika dans la wilaya de Mila. Et pour cause, les ministres ont refusé d&#8217;animer le meeting dans une salle vide. Source El Khabar. </p>
<p>Via http://ffs1963.unblog.fr/</p>
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		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Si un élu ose dénoncer un fait, il se retrouve, avec le journaliste, en prison&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/03/28/si-un-elu-ose-denoncer-un-fait-il-se-retrouve-avec-le-journaliste-en-prison/</link>
		<comments>http://www.dzactiviste.info/2009/03/28/si-un-elu-ose-denoncer-un-fait-il-se-retrouve-avec-le-journaliste-en-prison/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 15:29:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Boycott]]></category>
		<category><![CDATA[Election 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Fraude]]></category>

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		<description><![CDATA[« Non à la répression contre les élus et les journalistes »
Devant une assistance venue nombreuse, le président du FNA a ouvertement dénoncé, hier à Mascara, la répression contre les élus, disant que « des convois d’élus sont emprisonnés alors qu’aucun écho ne fait état d’une poursuite contre un fonctionnaire de l’administration ».
Il a ajouté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Non à la répression contre les élus et les journalistes »</p>
<p>Devant une assistance venue nombreuse, le président du FNA a ouvertement dénoncé, hier à Mascara, la répression contre les élus, disant que « des convois d’élus sont emprisonnés alors qu’aucun écho ne fait état d’une poursuite contre un fonctionnaire de l’administration ».</p>
<p>Il a ajouté : « Si un élu ose dénoncer un fait, il se retrouve, avec le journaliste, en prison. Même la presse a été réduite au silence par les condamnations et les fermetures de titres. » Abordant le phénomène de la corruption, le candidat à la présidentielle s’est adressé à l’assistance : « Qui d’entre vous n’a été contraint de corrompre un agent administratif ? » A propos du financement de la campagne électorale, M. Touati a affirmé : « Toutes les wilayas ont convoqué les entrepreneurs et autres commerçants pour apporter leurs contributions. Comment les indemniser ? » « Ils ont reçu des promesses d’éponger ou de réduire leurs impôts, qui doivent en principe profiter au peuple », a-t-il répondu.</p>
<p>M. Touati a par ailleurs mis en exergue l’avancée de la pauvreté et de la misère au sein de la population, et ce, malgré les recettes des hydrocarbures dont « on ignore le montant exact qui n’a jamais été porté à la connaissance du peuple ». Evoquant indirectement les observateurs étrangers chargés de superviser le déroulement de la présidentielle, M. Touati a dit : « Nos gouvernants désirent une couverture internationale pour conserver le pouvoir et cacher la fraude et les dépassements, ils corrompent même les étrangers. » Il a dénoncé, en outre, les pratiques qualifiées d’« enfantines » qui consistent à déchirer ses portraits. Il a conclu : « Notre campagne est propre et on va créer la surprise. »</p>
<p>Mascara De notre correspondant<br />
Par A. Souag</p>
<p>http://www.elwatan.com/Non-a-la-repression-contre-les</p>
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		<title>Ouyahia :”Ceux qui appellent au boycott sont des traîtres à la nation et des criminels”</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2009 13:17:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Boycott]]></category>
		<category><![CDATA[Dictateur]]></category>
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		<category><![CDATA[﻿Election 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[Le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia a accusé, hier, lors d&#8217;un meeting à Bordj El Kiffane à Alger, les partisans du boycott de l&#8217;élection présidentielle d&#8217;avril prochain, de manipuler les  jeunes “alors qu’eux, ils se prélassent au bord de la Seine. “Je vais être direct: ceux qui appellent au boycott sont les traîtres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia a accusé, hier, lors d&#8217;un meeting à Bordj El Kiffane à Alger, les partisans du boycott de l&#8217;élection présidentielle d&#8217;avril prochain, de manipuler les  jeunes “alors qu’eux, ils se prélassent au bord de la Seine. “Je vais être direct: <strong>ceux qui appellent au boycott sont les traîtres de la nation, des criminels</strong>”. </p>
<p>Et d’ajouter que “la jeunesse algérienne ne doit pas être un instrument politique, votre réponse est d’aller vous exprimer librement le jour du scrutin afin d’élire votre représentant, c’est votre avenir qui est en jeu”. </p>
<p>Source La Dépêche De Kabylie 23 03 2009</p>
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