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	<title>DZactiviste.INFO &#187; Opinions &amp; Débats</title>
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		<title>Ali Yahia Abdennour: L’Algérie ne se porte pas bien, il faut s’occuper d’elle</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Aug 2009 13:23:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>

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		<description><![CDATA[Elle est malade, il faut la soigner, ne pas se tromper de diagnostic ni de remède. Son problème, ce sont ses dirigeants qui veulent rester à vie ou trop longtemps au pouvoir auquel ils ont accédé par un coup d’Etat ? par les armes ou par les urnes.
La présidence de la République, polluée par l’argent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elle est malade, il faut la soigner, ne pas se tromper de diagnostic ni de remède. Son problème, ce sont ses dirigeants qui veulent rester à vie ou trop longtemps au pouvoir auquel ils ont accédé par un coup d’Etat ? par les armes ou par les urnes.</p>
<p>La présidence de la République, polluée par l’argent qui joue un rôle important en politique, est fermée, verrouillée, il faut ouvrir ses portes et ses fenêtres, chasser le renfermé, créer un puissant appel d’air frais qui viendra non seulement de la mer et des plaines, mais des plateaux et des montagnes du pays. Il faut insuffler un peu d’air frais à un pouvoir qui étouffe, parce qu’il maintient le statique mortifère qui est la même pièce de théâtre politique jouée par les mêmes acteurs. Le président doit faire preuve de sens politique, témoigner d’une grande capacité d’ouverture vers le peuple, s’ouvrir sur les partis politiques de l’opposition, les représentants des syndicats et de la société civile autonome et les jeunes générations. Le pouvoir qui est divisé en clans, puis en castes, enfin en dynasties qui ne sont pas l’apanage des monarchies, s’est replié sur lui-même, a peur de l’ouverture, parce qu’il croit que ce serait sa fin, son arrêt de mort. Il n’y a pas que les monarchies qui créent des dynasties. Il faut d’abord changer de gouvernement, aucun ministre n’a démissionné et aucun n’est démissionné. La longétivité des ministres n’est pas un facteur de stabilité, mais fabrique de la fragilité économique et de l’exaspération sociale. Ahmed Ouyahia, un simple artisan du pouvoir, voire un technocrate, dont certains vantent la compétence et le pragmatisme méticuleux, soucieux de précision, pense toujours à son avenir, mais n’en parle pas. Le président couve le premier ministre et ses conseillers sont ses prolongements.</p>
<p>Il faut jeter un regard lucide sur la nature du pouvoir</p>
<p>Le pouvoir vieillit et le pouvoir absolu vieillit absolument. L’Algérie est une ruche où les abeilles se laissent commander par les guêpes. Le retour du monopole politique, de la pensée unique qui étouffe les voix de l’opposition, renforce l’idéologie ou le discours politique, social et moral dominant, conduit à la régression des libertés. Le président a construit un pouvoir vertical pour ne pas subir des influences diverses ni s’entourer d’avis divergents, avant de décider. C’est l’identification du peuple avec celui qui le gouverne, le cheminement au renoncement des Algériens à exercer pleinement leurs devoirs de citoyens responsables. La verticale du pouvoir qui personnalise et concentre un pouvoir illimité entre les mains du président, dans un pays où il n’y a pas de contre-pouvoir, est dangereuse. Tout émane du président, tout dépend de lui. Il n’y a pas de séparation mais confusion des pouvoirs, le pouvoir législatif joue un rôle mineur et le pouvoir judiciaire est aux ordres du pouvoir exécutif. La magistrature est dans son ensemble non pas debout ou assise comme le veut la loi, mais à genoux et à plat ventre comme le veut le pouvoir exécutif. Quand l’opposition est faible, le pouvoir qui ne peut se mouvoir sans écraser quelqu’un, se divise et, quand elle est forte, il se ressoude pour se défendre. Il faut clarifier le jeu politique : d’un côté le pouvoir sans tensions ni rivalités ou divergences stratégiques, qui ne peut durer sans cohésion au sommet, de l’autre l’opposition dans toutes ses composantes, sans déchirements fratricides, sans polémiques ou recherches de leaderships qui minent son union. Le président exerce une emprise totale sur la chaîne unique de télévision. En Afrique et dans le monde arabe, le pouvoir se transmet de père en fils comme dans les monarchies. En Algérie c’est la transmission dynastique du pouvoir par la fratrie qui semble être, pour le moment, une rumeur qui a pris le pas sur l’information. Y’a-t-il des remous à ce sujet parmi d’autres gouvernants au sommet de l’Etat ?</p>
<p>Le silence est de rigueur. Le peuple Algérien veut être maître de son destin. La minorité riche dit comme Letizia Bonaparte, il y’a plus de deux siècles : pourvu que ça dure, sachant pertinemment que cela ne peut pas durer. La majorité pauvre peut faire sienne la citation d’Aimé Césaire : Mon nom : offensé, mon prénom : humilié, mon état : révolté. L’Algérien a le choix des mots qui expriment sa situation présente : rejeté, méprisé, angoissé, marginalisé, floué, aliéné, etc, etc. L’humour aussi est un acte de résistance, la forme la plus aiguë du désespoir. Le président américain Obama n’a pas adressé de félicitations au président Bouteflika pour sa 2è réélection à la magistrature suprême, entachée de fraude bien intégrée dans les mœurs politiques du pays et présente au rendez-vous de toutes les élections. Le scrutin du 8 avril 2009 a été marqué par un niveau record d’abstention. Le président Obama a déclaré à Accra capitale du Ghana : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions ». Il n’approuve pas les pouvoirs qui font les coups d’Etat ou modifient la constitution pour rester au pouvoir. Il ne veut pas cautionner les responsables des Etats qui maintiennent les statiques et ne s’engagent pas dans la démocratie, le respect des droits de l’Homme et la lutte contre la corruption. La corruption, inséparable de l’exercice du pouvoir, qui est à tous les niveaux et dans tous les domaines, est le cancer du peuple. L’état d’urgence permanent est un danger pour la démocratie, les droits de l’Homme, l’exercice des libertés individuelles et collectives.</p>
<p>La charte pour la réconciliation nationale a échoué</p>
<p>Chaque année à l’approche du Ramadan et des anniversaires de dates symboliques, à savoir l’anniversaire de sa création et de son allégeance à El Qaïda Maghreb, le GSPC déclenche de grandes offensives dans de nombreuses wilayas, avec des moyens importants. Le 17 juin 2009 un convoi de gendarmerie nationale tombe dans une embuscade qu’il a tendue sur la RN5 dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj, 18 gendarmes et 2 civils décèdent dans cette attaque. L’embuscade perpétrée le 29 Juillet 2009 à Damous dans la wilaya de Tipaza a fait 23 victimes, tous des militaires. Le choix des cibles est concentré sur l’armée et les forces de sécurité. Le GSPC est présent et actif sur le terrain, a des relais au sein de la population donc la capacité de se renouveler. La force donnée pour décapitée à plusieurs reprises par le ministre de l’Intérieur, se renouvelle par l’engagement de nouvelles recrues. La stratégie sécuritaire du pouvoir, inadaptée, doit être revue, corrigée. La charte nationale qui devait être un grand projet politique a été réduite à sa dimension sécuritaire. L’amnistie sans vérité et justice n’est qu’impunité. L’effet psychologique recherché par le président, à savoir une reddition massive de tous les groupes armés qui formeraient des files indiennes devant les commissions de probation, afin que les combats cessent faute de combattants, n’a pas eu lieu. C’est l’échec de la charte pour la réconciliation nationale.</p>
<p>La demande sociale a un coût, mais la paix sociale n’a pas de prix</p>
<p>Une partie importante du peuple se trouve en dehors des institutions, car elle n’a d’autre alternative que la rue pour s’exprimer. Le gouvernement mène une politique de plus en plus antisociale. L’aisance financière ne s’est pas reflétée sur la vie de tous les Algériens mais seulement sur la minorité au pouvoir. Il y a les nouveaux riches, toujours plus riches et les pauvres, plus pauvres. C’est une période bénie pour ceux qui s’enrichissent en toute impunité. La pauvreté fait tache d’huile, s’étend à tout le pays, affecte la majorité de la population. Les conflits isolés vont se reproduire avec plus de force et de manière coordonnée. Le président entend-il la colère des pauvres qu’il doit regarder dans les yeux pour mesurer leur détresse mais aussi les menaces de mécontentement, d’affrontement et de revendication ? Les inégalités ne sont pas réduites mais exacerbées et exigent la redistribution des richesses nationales. L’Algérie est l’exemple d’une profonde injustice sociale. Le pouvoir n’est pas à l’écoute de la société dont le pouvoir d’achat ne fait que baisser d’année en année. Il ne veut pas entendre cette Algérie des fins de mois difficiles, des pauvres, des chômeurs, des retraités. Il y’a une rupture, une cassure entre d’une part une minorité jouissant d’un niveau de vie égal ou supérieur à celui des pays les plus riches de la planète, et de l’autre la majorité de la population dont le problème fondamental est de satisfaire ses besoins les plus élémentaires. Une nouvelle période d’instabilité s’ouvrira. L’idéologie ultra-libérale se double d’une pratique dirigiste et sécuritaire. Les Algériens demandent du concret, veulent la réduction de l’inflation et la réhabilitation du dinar. Le rejet du libéralisme sauvage, sans règles ni garde-fous, qui ouvre la voie à la corruption et au marché informel qui fait la loi. Les Algériens doutent de l’objectivité des statistiques du gouvernement. Elles sont fausses et plus personne n’y croit. Comment vivre heureux dans une villa avec jardin et piscine ou un logement à 7 pièces quand les voisins vivent à 7 dans une pièce ? Un manifeste pour la souveraineté du peuple et une Algérie de citoyens et non de sujets. Ecoutons ce qui se dit, ce qui se pense, ce qui se réfléchit pour entrer dans le 21e siècle. L’Algérie a perdu ses repères, se hâte avec lenteur, considère qu’il est urgent d’attendre. Il faut la mettre en état de marche, rassembler les Algériens de tous bords dans une société civile mobilisée et mobilisatrice pour qu’ils apportent le concours de leurs expériences et de leurs compétences à mettre au service de l’alternance démocratique. Trois principes fondamentaux, trois vertus démocratiques doivent guider le manifeste : ouverture aux jeunes générations dans la diversité, défense de la démocratie et des droits de l’Homme, préserver les valeurs humaines de dignité, de justice, de liberté et de solidarité. Cet impératif de dignité, doit être toujours présent, il ne faut jamais l’oublier. Tout débat apaisé, toute réflexion cohérente qui s’appuie sur une volonté politique et une intelligence stratégique pour éclairer la voie du manifeste contribuera à éliminer la régression politique et sociale.</p>
<p>Ali Yahia Abdennour<br />
El Watan, 12 août 2009</p>
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		<title>Faisant fi des lois de la république Les mécanismes contre la corruption neutralisés</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Aug 2009 11:58:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Corruption]]></category>

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		<description><![CDATA[Affaire Khalifa, affaire de la BCIA, affaire Achour Abderrahmane, affaire de la GCA…, les scandales se suivent et se ressemblent, creusant le Trésor public et minant la confiance entre le citoyen et l’Etat. Pendant ce temps, s’il y a un silence qui reste énigmatique, c’est celui de la Cour des comptes qui sombre dans un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Affaire Khalifa, affaire de la BCIA, affaire Achour Abderrahmane, affaire de la GCA…, les scandales se suivent et se ressemblent, creusant le Trésor public et minant la confiance entre le citoyen et l’Etat. Pendant ce temps, s’il y a un silence qui reste énigmatique, c’est celui de la Cour des comptes qui sombre dans un sommeil léthargique depuis au moins dix ans, faisant défaut à ses obligations&#8230;</p>
<p>L’organe national de prévention et de lutte contre la corruption, créé par décret présidentiel comme principal mécanisme de mise en application de la loi 06/01 relative à la prévention et la lutte contre la corruption, est lui aussi mis au placard, en attendant que la volonté politique daigne le libérer. Dans un document établi dans le cadre du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) lié au NEPAD et mis en ligne sur le site web du ministère des Affaires étrangères, le gouvernement reconnaît qu’« en dépit des efforts déployés, il y a lieu de constater que le fléau persiste du fait de corrupteurs étrangers et/ou nationaux ». Un mea-culpa édifiant sur une situation catastrophique. Car au moment où l’on croyait les moyens de lutte renforcés et la volonté politique plus que jamais déterminée, la dilapidation des deniers publics, l’abus de biens sociaux, le délit d’initié – la liste n’est pas exhaustive – saignent comme jamais auparavant l’économie nationale et sapent le moral de la nation, à l’ombre du silence complice des institutions de l’Etat, notamment les assemblées élues. Pourquoi aussi peu d’impact et pourquoi tous ces blocages des mécanismes anticorruption ? A quel point les enjeux du phénomène déterminent-ils la conduite des gouvernants  ? Enquête. Le 19 avril 2004, Bouteflika inaugure son 2e mandat présidentiel en signant un décret portant ratification de la convention des Nations unies contre la corruption. Fait salué d’ailleurs par le secrétariat général de l’institution internationale. Le 10 octobre de la même année, à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire, A. Bouteflika déclare : « Je voudrais insister sur l’importance qu’il convient d’accorder à la lutte contre la corruption partout et dans toutes les institutions, y compris dans le secteur judiciaire car cette forme de criminalité insidieuse entrave le développement économique, fait fuir les investisseurs étrangers, cause un grand tort aux citoyens et mine la confiance des populations dans l’Etat. » Le défi est relevé. Le processus de réformes dans lequel s’était engagée l’Algérie ne peut souffrir un tel fléau. Au problème « multidimensionnel  », on prescrit une « approche globale  ». Aux intentions formellement nobles se joignent des décisions salutaires, puisque le président, afin de faire face au phénomène de la corruption, du trafic d’influence et d’atteintes aux deniers publics, invite le gouvernement Ouyahia à élaborer un code qui « facilitera la lutte contre la corruption et la mise en place de mécanismes de suivi de la lutte contre ce fléau, conformément à la convention internationale », selon ses mots. Le ministre de la Justice, Tayeb Belaïz, celui-là même qui avait représenté l’Algérie pour la signature de la convention des Nations unies à Mexico en 2003, est chargé de préparer l’avant-projet de loi. Le texte est examiné et adopté par le Conseil des ministres le 13 avril 2005. Sept mois plus tard, le Parlement et ensuite le Sénat votent le texte, qui sera signé par le président Bouteflika en février 2006 et publié au Journal officiel sous le numéro 06/01. Tout le monde applaudit ce grand pas vers le développement et le temps venu d’un présent chantant. Les quelques voix discordantes, ou du moins sceptiques, sont étouffées par l’optimisme ambiant. Il est vrai que les objectifs politiques de la loi (article 2) sont rassurants et davantage pour les avertis, sachant que celle-ci donne obligation de résultat pour les pouvoirs publics.<br />
L’homme le mieux payé en Algérie !</p>
<p>La loi se décline en deux aspects, dont le plus important est celui de la prévention. Les mesures y afférentes touchent l’ensemble des sources de corruption, notamment dans le secteur public, à l’image de la passation des marchés publics, la prévention du blanchiment d’argent et la gestion des finances publiques. La déclaration du patrimoine (article 4) en est la preuve. Les plus hauts responsables de l’Etat sont, en effet, enjoints de déclarer leurs biens ; déclarations censées être publiées sur le Journal officiel (article 6). Dans le rapport d’évaluation gouvernementale de l’état de la corruption pour 2006 et 2007, les autorités notent avec satisfaction le nombre d’affaires jugées par les juridictions (respectivement 680 et 861). De la poudre aux yeux qui cache mal la paralysie quasi totale des mécanismes mis en place et l’application de la loi. Le citoyen lambda est en mesure de vérifier l’application ou non des mesures prescrites, notamment en ce qui concerne la déclaration du patrimoine. Il faut savoir que la publication de ces déclarations dans le Journal officiel est une obligation juridique. Depuis l’entrée en vigueur de la loi 06/01, ce sont des centaines et des centaines de responsables qui sont concernés. Or, rien n’a été fait. L’opinion publique ignore si ces déclarations ont été produites. Si la réponse est négative, quelles en sont les raisons ? Si oui, pourquoi n’ont-elles n’ont pas été publiées, sachant qu’elles atterrissent chez le premier président de la Cour suprême ? Ce dernier les a-t-il envoyées à l’imprimerie officielle, qui est placée sous la tutelle du gouvernement ? Mystère et boule de gomme. Une chose est sûre : les lois sont foulées aux pieds. Pourtant, l’article 60 de la Constitution avertit expressément  : « Nul n’est censé ignorer la loi. Toute personne est tenue de respecter la Constitution et de se conformer aux lois de la République. » Une fondamentale explicitée par l’article 4 du code civil  : « Les lois promulguées sont exécutoires sur le territoire de la RADP. » Le gouvernement est responsable de l’application ou non des lois, selon l’article 85 de la Constitution : « Outre les pouvoirs que lui confèrent expressément d’autres dispositions de la Constitution, le Premier ministre (ex-chef du gouvernement) exerce les attributions suivantes : il veille à l’exécution des lois et règlements. » Quand un manquement est signalé, la faute lui incombe et il doit en assumer les conséquences. Plus grave, la loi de prévention et de lutte contre la corruption prévoit des sanctions en cas de violations des dispositions sur la déclaration du patrimoine. L’article 36, traitant du défaut ou la fausse déclaration du patrimoine, stipule  : « Est puni d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans et d’une amende de 50 000 à 500 000 DA tout agent public, assujetti légalement à une déclaration du patrimoine, qui, deux mois après un rappel par voie légale, sciemment, n’aura pas fait de déclaration du patrimoine, en aura fait une déclaration incomplète, inexacte ou fausse, ou formulé sciemment de fausses observations ou qui aura délibérément violé les obligations qui lui sont imposées par la loi. » Donc si ces déclarations ne sont pas publiées au JO dans les délais impartis par la loi (2 mois), elles sont réputées inexistantes. Le défaut de déclaration étant considéré comme une infraction, pourquoi alors le ministère public ne s’autosaisit-il pas alors qu’il est censé représenter le peuple ? Veut-on vraiment consacrer la transparence ? Il s’agit bien d’une pratique du système et non pas d’actes isolés. Ce qui ne fait pas honneur à l’Algérie et conforte les critiques décochées à l’endroit de la loi de lutte contre la corruption et, par voie de conséquence, la volonté politique d’en découdre avec ce fléau qui prospère. Sur un autre plan, la loi est jugée en retrait par rapport aux conventions internationales par les ONG oeuvrant dans ce domaine, notamment en ce qui concerne la qualification juridique des infractions. En effet, sous couvert de la ratification des conventions internationales, les initiateurs de ce texte ont requalifié la classification de l’infraction dans le détournement de deniers publics (article 29). Avant, l’article 119 du code pénal considérait le détournement de deniers publics comme crime et la sanction variait entre la prison à vie et la peine capitale. En revanche, la loi 06/01 qualifie le détournement de deniers publics de délit. Pour avoir détourné 3200 milliards, Achour Abderrahmane, pour ne citer que cet exemple de fraîche mémoire, a écopé de 10 ans de prison ferme (uniquement pour ce grief). La nouvelle loi fera de lui l’homme le mieux payé en Algérie puisque cela équivaut à un salaire de 2 millions de centimes par heure d’incarcération. De quoi créer l’émulation ! Est-il raisonnable d’admettre que celui qui vole les réserves de change de l’Algérie n’écope pas de plus de 10 ans ?<br />
Qui se cache derrière le blocage ?</p>
<p>En dépit de l’article 17 de la loi 06/01, force est de constater que pour la mise en oeuvre de la stratégie nationale de lutte anticorruption, l’Algérie ne dispose toujours pas d’organe spécialisé. Un levier dont l’absence enlève tout sérieux aux professions de foi et à la démarche présidentielle couronnée par la promulgation d’une loi et tout un dispositif qui restent sur le papier. L’organe rattaché à la présidence demeure tributaire de la volonté du président, qui détient seul le secret de cette « rétention ». Depuis novembre 2006 et en dépit du décret présidentiel n°06/413 du 22 novembre 2006 fixant la composition de l’organe national de prévention et de lutte contre la corruption, son organisation et son fonctionnement, le président Bouteflika n’a toujours pas désigné ses 6 membres. Cette désignation est pourtant une condition sine qua non pour l’installation de l’organe. Comment justifier ce grand retard ? En plus du fait qu’elle entrave le fonctionnement de la machine anticorruption, cette situation vient en violation des articles 60 et 85 de la Constitution ainsi que l’article 4 du code civil. Les Algériens sont habitués à ce genre de pratiques par lesquelles les lois deviennent des coquilles vides et ont toutes les raisons de tourner le dos aux discours politiques sur la moralisation de la vie publique et le rétablissement de la confiance entre gouvernants et gouvernés. Une autre preuve et pas des moindres : la situation de la Cour des comptes. Celle-ci est plus importante puisqu’elle est mentionnée dans la Constitution, dont l’article 170 stipule en effet qu’« il est institué une Cour des comptes chargée du contrôle a posteriori des finances de l’Etat, des collectivités territoriales et des sociétés publiques ». C’est Chadli Bendjedid qui a institué, en 1979, la Cour des comptes, qui a d’ailleurs beaucoup fait parler d’elle au milieu des années 1980 avant de sombrer dans la léthargie jusqu’à la venue de Liamine Zeroual, qui l’a réorganisée par l’ordonnance 95/20 du 17 juillet 1995, en lui donnant un beau siège et de larges attributions. La Cour des comptes établit un rapport annuel qu’elle adresse au président de la République. Le rapport, selon l’article 16 de l’ordonnance, reprend les principales constatations, observations et appréciations résultant des travaux d’investigation de la Cour des comptes, assorties des recommandations qu’elle estime devoir formuler ainsi que les réponses y afférentes des responsables, représentants légaux et autorités des tutelles concernées. Le rapport doit être publié totalement ou partiellement au JO de la RADP et une copie doit être transmise par la Cour des comptes à l’institution législative. Depuis 1995, soit 14 ans, ce sont 14 rapports qui auraient dû être publiés, par la force de la loi, mais les archives du Journal officiel peuvent témoigner qu’il n’y a aucune trace de ces rapports au moins depuis 12 ans. Ainsi, l’organe national mort-né, la Cour des comptes liquidée, avec quoi veut-on empêcher la corruption et « renforcer la dynamique de la démocratie et de l’Etat de droit » ? Qui est derrière ce blocage ? Mieux encore, qui a intérêt à ce que meure la Cour des comptes et qui l’a enterrée ? Comment faire face à l’avidité de la mafia et ses tentacules enracinés dans les plus hautes institutions de l’Etat ? Pas avec des discours, ni avec des textes en tout cas. Le fléau de la corruption, qui semble avoir encore de beaux jours devant lui, constitue une sérieuse menace sur le devenir des institutions de l’Etat et de générations d’Algériens.</p>
<p>Par Nouri Nesrouche</p>
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		<title>« Ce sont nous, les aînés, qui avons failli quelque part »</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Aug 2009 11:57:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Mounira Haddad. Présidente d’AFAD
Un drame national se joue à ciel ouvert. Une forme de suicide collectif de jeunes de 15 à 30 ans, qui devient un acte banal. Ni la classe politique, ni la société civile, ni les pouvoirs publics ne donnent l’impression de s’émouvoir. Ils sont tous aux abonnés absents face à une jeunesse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mounira Haddad. Présidente d’AFAD</p>
<p>Un drame national se joue à ciel ouvert. Une forme de suicide collectif de jeunes de 15 à 30 ans, qui devient un acte banal. Ni la classe politique, ni la société civile, ni les pouvoirs publics ne donnent l’impression de s’émouvoir. Ils sont tous aux abonnés absents face à une jeunesse en plein malaise, une jeunesse rongée par l’absence de perspectives d’avenir. Seul le président de la République peut prendre des mesures urgentes pour faire face à ces multiples SOS d’une jeunesse aux abois. « Nous allons vers une non-assistance à personnes en danger. » C’est ainsi qu’a réagi Mounira Haddad, présidente de l’association Afad, qui milite depuis des années pour la défense des droits des migrants, demandeurs d’asile et réfugiés. Dans cet entretien, elle exprime les raisons qui poussent les jeunes Algériens à multiplier les expéditions vers l’inconnu, souvent aussi vers la mort.</p>
<p>- Pouvez-vous d’abord nous dire pourquoi Afad s’intéresse-t-elle à la question des migrants ?<br />
- L’association Afad a été intégrée au réseau régional de défense des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants pour la défense de leurs droits humains. Il s’agit d’un réseau qui s’est constitué à Dakar (Sénégal) en février 2009. Outre notre pays, il regroupe le Sénégal, le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Maroc, en partenariat avec la Cimade – une ONG française qui défend ce principe depuis de très longues années, très connue chez nous pour avoir apporté son soutien à notre peuple durant la période coloniale. Elle continue à défendre des sans-papiers algériens, à leur rendre visite dans les centres de rétention de France, à se solidariser avec les expulsés et les demandeurs d’asile. Nous voulons être à ses côtés et aux côtés de toutes les ONG internationales qui défendent le principe de la libre circulation pour le respect de la dignité humaine et qui se mobilisent en ce moment, à l’approche des élections européennes. Ces ONG veulent peser, par cette démarche auprès des candidats, sur la politique migratoire européenne.<br />
- Le phénomène de la harga, comment l’abordez-vous ? Le concevez-vous en tant qu’association qui milite également pour le développement ?<br />
- La question des harraga, nous l’avons abordée bien avant notre intégration au réseau régional de Dakar. Nous y avons été confrontés brutalement, sans y prendre garde, quand des adhérents de notre association ont vu leurs enfants partir et certains d’entre eux disparaître. Nous avons vu des parents dénoncer leurs enfants aux gardes-côtes pour les intercepter et leur éviter une mort certaine. Nous avons vu des mères entrer dans l’eau tout habillées, à l’aube, suppliant leur enfant de ne pas partir.<br />
- Nous avons aussi vu des parents complices vendre leur dernier bijou pour payer le voyage, non pas pour se débarrasser de leur enfant, mais parce que persuadés qu’en atteignant les côtes européennes, il allait faire fortune et pourrait ainsi les aider eux-mêmes à sortir de leur condition de misère. Tout cela est très complexe mais en même temps humain. Il est aussi vrai que la question des harraga est aujourd’hui une question brûlante dans notre pays. Ce phénomène est apparu il y a quelques années, depuis l’avènement des accords de Schengen, mais aussi parce que notre système politique actuel, même s’il s’est penché souvent sur les attentes des jeunes, n’a pas été à la hauteur de leurs aspirations.<br />
- Depuis le passage des années noires du terrorisme, les jeunes, pour beaucoup, sont nés dans les années 1980 et 1990. Nombreux sont ceux qui ont aujourd’hui 20 à 29 ans. Ils n’ont connu que la violence et la paupérisation avec la démission d’une large part des politiques, des gouvernants, de la société civile et des parents.<br />
- En effet ni l’élite ni les politiques, encore moins la société civile, n’avons fait aucune pause pour situer les traumatismes vécus et voir comment panser les blessures et éviter les dérives survenues et à venir. La responsabilité est partagée, nous devons le reconnaître et trouver des solutions ensemble, entre gouvernants et gouvernés.<br />
- Malheureusement, il ne se passe pas un jour sans que la presse rapporte des informations, en plus de celles que nous détenons, de naufrages, d’interceptions ou de dérives de chaloupes en mer, de corps sans vie rejetés. Cette problématique douloureuse nous absorbe entièrement. Nous essayons, dans notre ONG, de réfléchir à des alternatives face à ce mal-être. Est-ce qu’il y a des alternatives ? Nous n’en savons rien.<br />
- Par ailleurs, les inégalités sociales existant dans notre pays n’arrangent en rien les perspectives d’avenir de ces jeunes qui rêvent d’une vie harmonieuse, d’une vie où ils peuvent se projeter dans l’avenir. Mais les frustrations sont nombreuses et la violence prend le dessus. Le désir de mort est aussi très présent chez ces jeunes. Les départs sont de plus en plus nombreux. Les chiffres ne cessent d’augmenter et l’âge des harraga varie désormais entre 14 et 29 ans. Des filles sont aussi du voyage. Nous les aînés, nous avons failli quelque part et c’est très grave !<br />
- Comment comptez-vous agir pour aider à trouver les solutions susceptibles de contribuer à endiguer un tant soit peu le phénomène de société qu’est la harga ?<br />
- Nous sommes sollicités pour des partenariats sur la question des migrants. Mais nous sommes et demeurons très prudents. D’ailleurs, nous l’avons dit et clairement signifié à des interlocuteurs internationaux avec lesquels nous nous sommes entretenus sur la question, notamment des diplomates italiens et britanniques, en réaction à ce que nous avions toujours dit sur les médias. Nous refusons de faire une politique de dissuasion en direction des harraga car nous n’avons pas d’alternative à leur proposer. Nous avons dit à nos interlocuteurs italiens que nous étions prêts à faire un travail dans leur pays, en partenariat et avec leurs ONG. Ce travail pourrait être fait dans les premiers centres de rétention pour pouvoir rencontrer les harraga algériens, discuter avec eux de leur désir – volontaire – de rentrer ou pas dans leur pays.<br />
- Nous refusons de jouer le rôle du gendarme au service de l’Europe. Nous leur avons dit que nous ne sommes nullement attirés par les financements mirobolants qui peuvent être mis à notre disposition pour jouer ce rôle, notre mission est bien précisée dans le projet du réseau régional que nous avons intégré. Dans ce projet, la partie algérienne réservée à Afad se concentrera sur la sensibilisation et la formation de la société civile aux droits des migrants et la connaissance des droits des étrangers en situation irrégulière, en Europe comme chez nous. Notre projet sera en outre axé sur la mise en place d’un réseau d’avocats engagés dans la défense des droits humains des demandeurs d’asile, des réfugiés et des migrants. Par ailleurs, nous sommes en train de finaliser un projet en direction des harraga, qui nous permettra de voir comment trouver une alternative à leurs problèmes, à leur désir de liberté et connaître ainsi les raisons objectives qui les poussent à mettre en péril leur vie, motivés par une vision virtuelle d’une vie meilleure en Europe.<br />
- Nous proposerons ce projet au gouvernement algérien et ferons des recommandations pour aller dans le sens d’une amélioration de la vie des migrants, des réfugiés et demandeurs d’asile et, bien sûr, des harraga. Nous restons persuadés que les valeurs humaines ancestrales de l’Algérie sont immuables. Nous sommes des humanitaires et devons rester attachés au développement durable. Nous refusons toute politique de dissuasion qui pourrait constituer un frein à l’idée de changer d’espace pour se développer tout en épousant l’idée de la globalisation.</p>
<p>Par N. Benouaret </p>
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		<title>Algérie Le chaudron</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Aug 2009 15:46:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>

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		<description><![CDATA[En pleine période caniculaire, les actions de protestation se multiplient dans plusieurs régions du pays. Les émeutes d’été ont fait leur apparition chez des citoyens qui ne se suffisent plus du printemps pour crier leur colère. Les observateurs les plus avisés sont surpris par ces explosions en chaîne provenant de la scène sociale que d’aucuns [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En pleine période caniculaire, les actions de protestation se multiplient dans plusieurs régions du pays. Les émeutes d’été ont fait leur apparition chez des citoyens qui ne se suffisent plus du printemps pour crier leur colère. Les observateurs les plus avisés sont surpris par ces explosions en chaîne provenant de la scène sociale que d’aucuns croyaient assoupie et anesthésiée par les fortes chaleurs. Une vitalité de la protestation citoyenne qui sanctionne les débuts cahoteux d’un troisième mandat présidentiel ayant promis, par millions, des emplois et des logements. Pénuries d’eau, coupures d’électricité, routes dégradées, incendies, le quotidien du simple citoyen est devenu une course d’obstacles. L’euphorie de la réélection d’avril dernier aura vécu, laissant place à un profond malaise social qui touche des pans entiers de la population.</p>
<p>Les sièges d’APC sont pris d’assaut par des villageois exaspérés, notamment au centre du pays, accablant des élus locaux qui sont en réalité les derniers maillons de la machine à perdre, et à régresser, enclenchée par les gouvernants depuis des décennies. La détresse a atteint un tel niveau que des salariés poussés vers la porte de sortie, comme celà a été signalé ces derniers jours à Bordj Bou Arréridj, ont menacé de se jeter du haut d’un silo si leurs contrats de travail ne sont pas renouvelés. Les mêmes scènes avaient été vécues récemment à Tizi Ouzou, où des recrutements ont très vite débouché sur des licenciements, faisant surgir sur le toit d’un bâtiment administratif des dizaines de jeunes menaçant de se jeter dans le vide.</p>
<p>La suppression des crédits à la consommation qui préoccupe l’univers économique et financier national n’est qu’un épiphénomène aux yeux des larges couches de la population. Même la classe moyenne peine à contracter ce type de crédits, vu les taux d’intérêts exorbitants pratiqués par les banques et la série de « produits obligatoires » vendus par les assureurs. Un salarié moyen sait en définitive qu’il n’a pas le droit de s’endetter lourdement pour se payer un rêve à quatre roues, aux dépens de l’équilibre alimentaire de ses enfants. Il est clair que la tentation du gouvernement de régir par ordonnance les habitudes de consommation des citoyens est une aberration. Pendant ce temps, les décideurs n’ont pas manifesté la moindre volonté de réduire le train de vie de l’Etat, dont les représentants prennent allégrement des libertés avec l’argent public. Dans une quête éperdue d’une paix sociale illusoire, le pouvoir a redoublé d’efforts pour brimer les syndicats autonomes et miner l’opposition politique. Il se retrouve face à une société en ébullition, à laquelle il est difficile de se dérober même en prolongeant les congés.</p>
<p>Par Djaffar Tamani</p>
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		<title>Algérie : Salaire pour vivre, Salaire pour survivre</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jul 2009 15:50:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>
		<category><![CDATA[salaires]]></category>

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		<description><![CDATA[Le salaire minimum à 15.000 dinars changerait-il quelque chose dans la vie des smicards du pays ? Les experts sont en général dubitatifs, les hausses des salaires ayant tendance en général à être bouffées par l&#8217;inflation. Pour ceux qui vivent déjà mal avec des salaires de plus de 25.000 dinars, la question ne se pose [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le salaire minimum à 15.000 dinars changerait-il quelque chose dans la vie des smicards du pays ? Les experts sont en général dubitatifs, les hausses des salaires ayant tendance en général à être bouffées par l&#8217;inflation. Pour ceux qui vivent déjà mal avec des salaires de plus de 25.000 dinars, la question ne se pose même pas.</p>
<p>La statistique froide leur donne raison. Les dépenses incompressibles, loyer, électricité-gaz, eau, santé, représentaient au début des années 80 le quart des salaires. En 2008, c&#8217;est pratiquement tout le salaire qui y passe. Les familles, qui vivent avec un salaire unique situé entre 20.000 et 30.000 dinars, rognent sur l&#8217;alimentation (pain, patate, semoule, lait) pour joindre péniblement les deux bouts. La famille moyenne qui se sent relativement «à l&#8217;aise» est celle où le couple travaille. Dans ce cas, l&#8217;un des salaires va entièrement aux dépenses incompressibles auquel il faudra ajouter souvent les remboursements mensuels du crédit-auto.</p>
<p> Le bon salaire dans l&#8217;Algérie de 2009, c&#8217;est deux salaires au moins, disent à leur manière les couples algériens qui se démènent avec un revenu cumulé de 40.000 à 50.000 dinars. C&#8217;est déjà un peu loin du SMIG à 35.000 dinars promis par la candidate Louisa Hanoune, au cours de la campagne présidentielle. Un niveau qui, bien entendu, ne peut être accepté par un gouvernement qui lie l&#8217;augmentation des salaires à des gains de productivité. Le candidat Bouteflika avait bien évoqué une augmentation du SMIG, mais il est probable que la tripartite, annoncée pour l&#8217;automne, ne dépassera pas le très fade et peu enthousiasmant 15.000 dinars.</p>
<p>Le grand écart</p>
<p> Les banques étrangères, qui se sont spécialisées dans le crédit à la consommation, ont peut-être leur idée sur le salaire «acceptable». Elles avaient octroyé des crédits-automobile pour ceux dont le revenu minimum est de 25.000 dinars. En mars dernier, elles ont élevé le seuil. Ces banques éjectent de l&#8217;octroi au crédit ceux dont les salaires sont inférieurs à 32.000 dinars. Les banquiers étant à côté de leurs sous et font beaucoup de calculs, on peut estimer que ces 32.000 dinars &#8211; même si l&#8217;on n&#8217;achète pas une voiture et que l&#8217;on continue à crapahuter dans les transports communs &#8211; constitue le salaire «correct», celui au-dessous duquel rien n&#8217;est permis. Pas même le droit d&#8217;espérer. Avec un tel seuil pour l&#8217;automobile, on imagine sans peine, les seuils exigés pour l&#8217;accession à un crédit logement. A moins d&#8217;une incitation spéciale — il a été question d&#8217;octroyer des crédits à zéro intérêt &#8211; de la part du gouvernement en direction des banques publiques, avoir un crédit pour acheter un logement relève de l&#8217;impossible&#8230;</p>
<p> Si, les «négociations» à la tripartite tourneront autour d&#8217;un salaire minimum à 15.000 dinars, cela donne une idée sur l&#8217;écart entre ce qui peut être considéré comme un «salaire acceptable» et la réalité. Le gouvernement, même pour répondre à des engagements électoraux pris au cours de la présidentielle, veillera à ne pas ouvrir la boîte de Pandore. Les revenus pétroliers connaissent une chute sensible, d&#8217;où la tendance à essayer de brider les importations par de nouvelles mesures contraignantes. Le FMI s&#8217;est d&#8217;ailleurs félicité de l&#8217;approche des autorités qui oeuvrent «à préserver la compétitivité et la viabilité à long terme des finances publiques en contenant les dépenses courantes, et en particulier, la masse salariale et les subventions», et «appuie» la volonté du gouvernement de lier «les futures hausses de salaires aux gains de productivité et aux résultats de croissance». Les autorités pourraient faire valoir qu&#8217;une hausse des salaires ne va pas, dans les conditions actuelles, stimuler la production nationale, mais les importations. La relance par la consommation n&#8217;a, en effet, de sens que pour les économies productives et l&#8217;économie algérienne est loin de l&#8217;être.</p>
<p>«Arrangements algériens» aléatoires</p>
<p> Il reste qu&#8217;avec un revenu de 12.000 ou de 15.000 dinars, on n&#8217;est pas dans la «consommation» mais dans la débrouille pour la survie. C&#8217;est, d&#8217;ailleurs, ces réalités lourdes qui favorisent les évolutions significatives, comme le travail des femmes. Mais dans les conditions actuelles, avec un syndicat UGTA très «responsable», des syndicats autonomes très bridés et un vaste espace gris de travail informel, les salariés ne disposent pas de moyens de pousser les améliorations de salaires au-delà de ce que consent le gouvernement. Le rapport de force est défavorable. Le succès relatif des travailleurs d&#8217;Arcellor Mittal, qui ont obtenu une hausse de 15 %, ne parait pas devoir faire contagion. C&#8217;est la tendance globale. Il existe parfois des «arrangements très algériens» qui compensent cette limitation des salaires. On a pu ainsi découvrir, à la faveur d&#8217;une grève au port d&#8217;Alger, que les dockers étaient payés pour des heures supplémentaires fictives par leur employeur, l&#8217;Epal.</p>
<p>En prenant la gestion du port, DPW a bousculé cet arrangement en appliquant la règle que seule des heures supplémentaires effectives sont payées. L&#8217;arrangement était de fait une hausse de salaires déguisée. Aux yeux des dockers, même s&#8217;ils ne le disent pas ouvertement, en bousculant l&#8217;arrangement sur l&#8217;organisation du travail et les «heures supplémentaires», DPW leur impose de travailler davantage sans contrepartie. Le problème des dockers est que DPW avait la loi pour elle et «l&#8217;arrangement» a été bel et bien remis en cause. Dans d&#8217;autres secteurs d&#8217;activité, on n&#8217;imagine même pas pouvoir négocier ces hausses de salaires déguisées. Le gros des salariés algériens a clairement peu de chance d&#8217;atteindre le niveau du salaire «décent», implicitement fixé par les banques étrangères.</p>
<p>M. Saâdoune via http://www.continentalnews.fr</p>
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		<title>Daho Djerbal: «On ne peut pardonner que ce qui était jugé»</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jul 2009 10:03:56 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Disparus]]></category>

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		<description><![CDATA[L’historien et directeur de la revue Naqd, Daho Djerbal, a insisté jeudi, lors du forum sur «la préservation de la mémoire pour la reconstruction d&#8217;une société », organisé par SOS disparus en partenariat avec Djazaïrouna et Somoud, sur la nécessité de juger les auteurs des actes de terrorisme et de disparitions en Algérie. «On ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’historien et directeur de la revue Naqd, Daho Djerbal, a insisté jeudi, lors du forum sur «la préservation de la mémoire pour la reconstruction d&#8217;une société », organisé par SOS disparus en partenariat avec Djazaïrouna et Somoud, sur la nécessité de juger les auteurs des actes de terrorisme et de disparitions en Algérie. «On ne peut pardonner que ce qui était jugé», a affirmé M. Djarbal en soulignant qu’il faut une justice au vu et au su de tout le monde. «L’auteur d’un acte doit dire : ‘Je suis l’auteur’». Et d’ajouter : «Il faut que tous les actes soient jugés. L’appareil d’Etat et le système judiciaire sont partie prenante de ce qui s’est passé».</p>
<p>Par ailleurs, M. Djerbal a dénoncé l’interdiction par la police de la tenue de l’atelier qui devait avoir lieu à la maison des syndicats à Bachdjarrah. «Par son interdiction de tout débat sur la vérité sur ce qui s’est passé en Algérie durant es années de terrorisme, le pouvoir veut édifier une muraille silencieuse», a dénoncé l’orateur. «Il revient aux victimes de remplir la muraille vidée de sa substance», a plaidé l’historien.</p>
<p>El Mouhtarem<br />
Algérie Politique, 18 juillet, 2009</p>
<p>http://ffs1963.unblog.fr/2009/07/18</p>
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		<title>Carnaval par Farah Maamar</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Jun 2009 18:34:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>

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		<description><![CDATA[En 1969, l’Algérie socialiste, phare du tiers-monde et Mecque des révolutionnaires, organisait avec brio le 1er Festival panafricain. Rendez-vous d’un continent qui s’engageait dans l’ère de la décolonisation… La fête fut à la dimension de ses espérances.
En 2009, au lieu d’ouvrir en permanence ses cinémas et ses théâtres au public algérien avide de culture, au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En 1969, l’Algérie socialiste, phare du tiers-monde et Mecque des révolutionnaires, organisait avec brio le 1er Festival panafricain. Rendez-vous d’un continent qui s’engageait dans l’ère de la décolonisation… La fête fut à la dimension de ses espérances.</p>
<p>En 2009, au lieu d’ouvrir en permanence ses cinémas et ses théâtres au public algérien avide de culture, au lieu d’arrêter le massacre des sites archéologiques, etc., nos «penseurs» dilapident les deniers publics dans une nouvelle aventure sans lendemain. </p>
<p>L’Algérie n’est plus socialiste. Elle n’est même pas capitaliste. Elle nage dans les eaux troubles du trabendisme. </p>
<p>C’est le pays qui récolte les mauvais – très mauvais – classements dans tous les domaines. C’est La Mecque des réactionnaires barbus qui entrent chez nous avec une facilité déconcertante pour intoxiquer les jeunes…<br />
L’Afrique est le continent de la déchéance humaine : dictatures, guerres, pandémies, corruption, famine… Sa culture est fabriquée ailleurs car son génie s’exporte comme ses matières premières. Le Panaf ? Un tour de passe-passe pour en mettre davantage dans des poches à l’appétit aiguisée par les précédents… carnavals !</p>
<p>farahmaamar@ymail.com<br />
26 06 2009</p>
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		<title>En général par Chawki Amari</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/06/28/en-general-par-chawki-amari/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Jun 2009 17:48:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Chawki Amari]]></category>

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		<description><![CDATA[Aux dernières nouvelles, une femme aurait été promue général par le président Bouteflika, dans le cadre des traditionnelles nominations du 5 juillet. Et alors ? Alors rien, sauf que ce serait donc la première femme général en Algérie, dans un pays qui compte beaucoup de généraux, bien qu’on ne sache pas exactement combien. 
Mais pourquoi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aux dernières nouvelles, une femme aurait été promue général par le président Bouteflika, dans le cadre des traditionnelles nominations du 5 juillet. Et alors ? Alors rien, sauf que ce serait donc la première femme général en Algérie, dans un pays qui compte beaucoup de généraux, bien qu’on ne sache pas exactement combien. </p>
<p>Mais pourquoi est-ce important ? Parce que le mot « général » est devenu, dans un pays où la corruption et les passe-droits font rage et où l’armée est censée détenir la réalité du pouvoir, synonyme de puissants milliardaires bénéficiant de l’impunité ; nageant au bord de bungalows construits aux frais de l’Etat sur des plages privées réservées ; s’octroyant des prêts bancaires pour eux et leurs enfants avec une facilité déconcertante et n’étant concernés ni par la pénurie de pomme de terre ni par celle de ciment, de terrain, de logement ou de visa. Bien sûr, la réalité est autre, tous les généraux ne sont pas des féodaux d’un autre âge qui considèrent que l’Algérie est leur terre et que les civils ne sont que des braconniers qui chassent illégalement sur leur propriété. </p>
<p>Mais une général est une femme, sa nature ne correspond a priori pas à cette fonction et on entend déjà les conservateurs hurler à cette trahison. Il serait pourtant sexiste d’affirmer qu’une femme ne peut être général et sexiste de penser qu’elle ne pourra pas se conduire comme les autres généraux, positivement en ayant à l’idée les intérêts supérieurs de la nation, ou négativement en profitant honteusement de son grade. Tout comme il est sexiste de s’en prendre régulièrement à Mme Khalida Toumi parce qu’elle est une femme, alors qu’elle n’est pas pire que les autres ministres dans la gestion autiste et clientéliste de leurs secteurs. Mais maintenant que l’on a une femme général, on devrait se poser la question : pourquoi n’a-t-on pas d’abord des femmes soldats ?</p>
<p>Par Chawki Amari<br />
28 06 2009</p>
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		</item>
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		<title>“Les syndicats algériens n’arrivent toujours pas à négocier autre chose que les salaires”</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/06/16/%e2%80%9cles-syndicats-algeriens-n%e2%80%99arrivent-toujours-pas-a-negocier-autre-chose-que-les-salaires%e2%80%9d/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2009 09:45:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
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		<description><![CDATA[Le sociologue Nacer DjaBbi à BÉjaÏa
Le sociologue, spécialiste du mouvement syndical algérien et professeur à l’université d’Alger, M. Nacer Djabbi, a été, avant-hier, l’hôte du Cnapest de Béjaïa pour animer une conférence sur le mouvement syndical algérien.
Dans son intervention sur l’expérience syndicale algérienne, le conférencier a souligné beaucoup plus les points faibles que les points [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le sociologue Nacer DjaBbi à BÉjaÏa</p>
<p>Le sociologue, spécialiste du mouvement syndical algérien et professeur à l’université d’Alger, M. Nacer Djabbi, a été, avant-hier, l’hôte du Cnapest de Béjaïa pour animer une conférence sur le mouvement syndical algérien.</p>
<p>Dans son intervention sur l’expérience syndicale algérienne, le conférencier a souligné beaucoup plus les points faibles que les points forts d’un tel mouvement social. Ainsi, l’orateur souligne avec force que le syndicalisme algérien profite plus aux politiques tout en citant l’exemple “type” de l’UGTA qui joue le rôle du politique dans des moments de crise cruciale. Un héritage, précise le conférencier, légué par le mouvement national en remontant justement aux origines de sa création. C’est ce qui explique, selon M. Djabbi, qu’à chaque fois l’UGTA cherche la protection de l’État dans toutes ses négociations. Mais plus grave encore pour le mouvement syndical algérien en général, souligne en rouge d’ailleurs l’intervenant, est l’absence d’une doctrine syndicale claire qui relève, avant tout, d’une culture démocratique. “La tendance lourde dans la société a une vision négative du syndicat à cet effet”, rend-il son jugement qui est sans appel en lâchant avec regret que le bon syndicaliste aujourd’hui est désormais celui qu’on peut corrompre. Sur l’absence de doctrine claire, elle est due au fait que les organisations syndicales nationales sont piégées par une culture politique égalitariste et communautariste. “Les organisations syndicales algériennes n’arrivent toujours pas à négocier autre  chose que les salaires et encore moins les conditions de travail”, relève le conférencier, dans son traitement de l’aspect sélectif doctrinal des syndicats du pays.</p>
<p>Au-delà de l’esprit ouvriériste du syndicat algérien dans son ensemble qui est le propre de toutes les organisations syndicales du monde, souligne M. Djabbi, il s’agit avant tout de réhabiliter le travail syndical.<br />
Revenant sur les relations des organisations syndicales avec les forces politiques, le conférencier estime que les partis politiques n’ont pas assez d’esprit imaginatif. “Même, l’islamisme politique qu’on qualifie de tendance lourde dans la société a échoué dans la création de son syndicat au fait qu’il l’a assimilé à une organisation caritative”, analyse ce spécialiste du mouvement syndical algérien à cet effet.</p>
<p>Le syndicalisme a besoin de tout un travail, selon ce spécialiste du syndicalisme algérien. Les couches moyennes ont tendance à être laminées par le pouvoir d’achat actuel. “Ce sont les couches moyennes de la société qui mènent toutes les luttes”, remarque-t-il.</p>
<p>Par : L. OUBIRA<br />
Liberté Algérie 16 06 2009</p>
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		<title>Tentative de caporalisation des journalistes</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jun 2009 13:37:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>
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		<description><![CDATA[Les journalistes exerçant à Constantine sont invités à prendre part à l’assemblée prévue mercredi prochain au siège de l’UGTA, et ce, afin d’installer la commission de candidatures et la désignation de la date d’élection du bureau de wilaya, lit-on dans une invitation signée par l’union locale.
Ainsi, l’UGTA veut créer son propre syndicat des journalistes et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les journalistes exerçant à Constantine sont invités à prendre part à l’assemblée prévue mercredi prochain au siège de l’UGTA, et ce, afin d’installer la commission de candidatures et la désignation de la date d’élection du bureau de wilaya, lit-on dans une invitation signée par l’union locale.</p>
<p>Ainsi, l’UGTA veut créer son propre syndicat des journalistes et surtout, elle veut faire vite. La caporalisation de la société a de beaux jours devant elle surtout que les journalistes ne possèdent pas, hélas, une organisation forte et conséquente. Et c’est ce vide-là que vient investir l’UGTA. Il ne s’agit pas de soustraire aux uns ou aux autres le droit de constituer un syndicat, d’autant qu’il est garanti par la constitution mais, encore faut-il que les intérêts les plus sordides ne soient pas l’objectif de cette initiative, à fortiori quand il s’agit de la corporation des journalistes. Depuis que le syndicat de Sidi Saïd est passé à l’acte, beaucoup de choses se sont passées et des relents de manipulation commencent à se dégager. A Constantine, l’initiative n’échappe pas non plus à la manipulation sachant que les responsables de l’union de wilaya, dont la légitimité est encore à prouver, préparent le congrès local dans un climat de tiraillement sans précédent. La tentative de fabriquer une section aux ordres, à l’image de l’UGTA, n’est pas à écarter non plus, puisque des journalistes répondant à un certain profil qui plaît certainement aux initiateurs, ont été contactés pour former le noyau qui sera sûrement élu à l’issue de l’assemblée élective.</p>
<p>Par Nouri N.<br />
EW 15 06 2009</p>
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		<title>Universités: La loi de la jungle</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jun 2009 12:38:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Universités]]></category>

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		<description><![CDATA[Un enseignant d’université assassiné en pleine salle de cours, un maître de conférences traîné devant les tribunaux comme un vulgaire malfrat parce qu’il s’est tout simplement permis de donner un avis sur la viabilité du système universitaire algérien dans les journaux, des professeurs battus par leurs élèves dans de nombreux lycées sans que personne bouge [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un enseignant d’université assassiné en pleine salle de cours, un maître de conférences traîné devant les tribunaux comme un vulgaire malfrat parce qu’il s’est tout simplement permis de donner un avis sur la viabilité du système universitaire algérien dans les journaux, des professeurs battus par leurs élèves dans de nombreux lycées sans que personne bouge le petit doigt. Quelle tristesse ! Qui aurait pu penser qu’un jour, notre société tomberait aussi bas et assisterait sans opposer la moindre résistance au viol, à l’humiliation et à l’avilissement du savoir et de ceux qui l’incarnent. La guerre d’usure et sournoise livrée à la raison, à l’effort et au mérite n’est pas un bon présage pour l’avenir de ce pays. Ce n’est pas faire dans la morale que de dire qu’une société sans repères et surtout sans échelle de valeurs ne peut aller loin.</p>
<p>Bien évidemment, lorsque des criminels notoires qui ont pillé l’argent du Trésor public ou qui ont un passé d’égorgeur ou de tueur en série trouvent de la compassion et de la compréhension même auprès de l’Etat, il n’y a dès lors plus à s’étonner de voir la société se transformer en jungle et la violence devenir un mode de régulation sociale. Et actuellement, c’est ce qui est en train de se produire. Tout le monde sait qu’en Algérie, il y a des zones de non-droit : des régions entières sont gangrenées par l’informel et, dans certaines wilayas, il arrive que des contrebandiers fassent la loi. Le tout avec pour toile de fond le terrorisme islamiste. Dieu seul sait quoi d’autre encore. Dans ce décor dantesque, tout se vend et tout s’achète. Y compris le savoir. Bien entendu, celui-ci est « acheté » de l’extérieur à coups de devises fortes, comme le reste des marchandises que le pays importe. Cela pourrait d’ailleurs expliquer pourquoi la vie d’un universitaire ne vaut pas cher dans ce pays.</p>
<p>Par Zine Cherfaoui</p>
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		<title>Le wali et les 40 voleurs</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jun 2009 12:36:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Chawki Amari]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Terrorisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a 3 jours, à Azazga, sur la RN12, une quarantaine de terroristes débarquaient dans un bar, détroussaient les clients, saccageaient le lieu et repartaient après un prêche. Au même moment, le wali de Boumerdès jure qu’il fera tout pour fermer les bars. Quel rapport entre les deux opérations ? Un seul, la cible [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a 3 jours, à Azazga, sur la RN12, une quarantaine de terroristes débarquaient dans un bar, détroussaient les clients, saccageaient le lieu et repartaient après un prêche. Au même moment, le wali de Boumerdès jure qu’il fera tout pour fermer les bars. Quel rapport entre les deux opérations ? Un seul, la cible du wali est la même que celle du GSPC. Le bar, ce repaire d’infidèles qui ne pensent qu’à se détourner de Dieu pendant que le reste de l’Algérie prie et dispense le bien.</p>
<p>Où est la morale de cette histoire ? D’un côté, on peut reprocher au GSPC de s’attaquer à des civils innocents qui ne font que ce que fait l’humanité depuis des milliers d’années, s’adonner à des discussions autour d’adjuvants connus pour leur effet anxiolytique. Oui, l’alcool, ce célèbre remède contre la dépression, est encore en vigueur en Algérie, pays déprimant s’il en est. De l’autre côté, on peut reprocher au wali de Boumerdès de s’attaquer à des commerçants qui payent leurs impôts au lieu de s’attaquer aux terroristes, très nombreux dans sa région. En surfant sur la vague islamiste, espérant se faire bien voir de ses administrés et de sa tutelle, le wali de Boumerdès n’a pourtant fait que ce qu’ont fait avant lui d’autres walis, ceux d’Oran, de Annaba ou d’Alger, qui eux aussi, ont pris pour cible les bars.</p>
<p>Si les walis sont nombreux à boire en cachette, il n’est pas question de tourisme éthylique, comme tentent de le faire passer des journalistes pour tolérer la présence d’alcool, censé n’intéresser que les étrangers, mais bien des groupes de populations algériennes qui boivent de l’alcool. Fermer les bars ? Clandestins, des bars ouvriront, et à la tonne, psychotropes se vendront, même un wali le sait. Reste une question : d’où viennent ces ordres, qui ressemblent comme deux gouttes de gazouz à ceux du GSPC ? Peut-être d’en haut, mais sûrement pas du Très-Haut.</p>
<p>Par Chawki Amari<br />
EW 15 06 2009</p>
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		<title>Ali Yahia Abdenour, avocat, défenseur des droits de l’homme:«C’est la démocratie qui sauvera l’Algérie »</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jun 2009 09:02:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Yahia Abdenour]]></category>

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		<description><![CDATA[ « Libérez la liberté, la liberté fera le reste » Victor Hugo
 Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Quand l’histoire d’un dirigeant est finie, il ne faut pas forcer le destin en ajoutant un chapitre. L’abstention à l’élection [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> <strong>« Libérez la liberté, la liberté fera le reste » Victor Hugo</strong></p>
<p><a href="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/06/yahia-07-19-elkhabar.jpg"><img src="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/06/yahia-07-19-elkhabar-233x300.jpg" alt="yahia-07-19-elkhabar" title="yahia-07-19-elkhabar" width="233" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-1176" /></a> Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Quand l’histoire d’un dirigeant est finie, il ne faut pas forcer le destin en ajoutant un chapitre. L’abstention à l’élection vaut désaveu. Le boycott est une arme politique.</p>
<p>Homme de rupture, homme de compromis ou les deux ? Habitué des prétoires ou homme rompu aux arcanes politiques ? Le doyen des avocats, ardent défenseur des droits de l’homme, toujours là lorsque les libertés sont mises à mal, Ali Yahia Abdenour s’est fait aussi des ennemis. Mais le vieux routier des barreaux ne laisse jamais indifférent. Si on loue souvent sa constance en sachant garder le cap, malgré les vents contraires, on lui reproche également de s’être « acoquiné » avec des parties qui ont failli mettre en péril la République. L’ennui avec lui, c’est quand on entreprend de parler de lui, il faut vraiment patienter, tendre patiemment l’oreille pour attraper quelques confidences sur sa personnalité faite de militance depuis plus d’un demi-siècle. Mais le hic est que Abdenour n’aime pas parler de lui mais de ses idées qu’il assène vaille que vaille, ici et là pour que son appel (cri ?) soit entendu. Dévoué, lutteur acharné, il jouit d’une notoriété que nul ne peut lui contester, mais surtout d’une autorité morale, mise au service des causes qui lui sont chères, à la tête desquelles son obstination à en découdre avec le « système » qu’il n’a jamais cessé de denoncer. « Le pouvoir ne se soumet pas aux normes juridiques nationales et internationales qui fondent un Etat de droit. La démocratie est contrôle du pouvoir et pouvoir de contrôle. Les deux principes fondamentaux de la démocratie, à savoir l’autodétermination du peuple et l’alternance politique ont été confisqués. La dégradation politique et morale des institutions est due à l’absence d’alternances qui permet de maintenir au pouvoir les mêmes clans et les mêmes intérêts durant une longue période. Les Constitutions peu appliquées sont révisées et surtout usées avant d’avoir servi. Elles ont été bafouées quotidiennement et dans de nombreux domaines.</p>
<p>Un militant inflexible</p>
<p>L’Algérie a eu 5 Constitutions en 47 ans d’indépendance pour avoir leur respect et les régles de jeu qu’elles impliquent. L’Algérien ne peut avoir des droits s’ils n’est pas élévé d’abord à la dignité politique de citoyen. Le plus grave n’est pas d’être un sujet mais d’être appelé citoyen. Aujourd’hui, une nation de sujets est prête à devenir une nation de citoyens ». Né le 18 janvier 1921 au village Taka à Michelet, Abdenour y a fait des études jusuqu’au certificat d’études qu’il décrocha en 1934. Il passe au collège de Tizi Ouzou où il obtient le Brevet élémentaire. Par dérision et vu les conditions difficiles de l’époque, on l’appelait le brevet alimentaire, « car il pouvait nous ouvrir les portes du travail. » Son père Amokrane, instituteur qui a pris sa retraite en 1930 et qui enseignait à Bordj Ménaïel, l’accompagna et l’encouragea dans cette trajectoire. Au déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale, Abdenour est instituteur à Souama, près d’Azzazga avant d’être muté à Médéa où il gagne des grades dans sa carrière. Il est mobilisé en février 1943 à Blida puis affecté à Kenitra au Maroc. Il débarque avec la 2e DB le 15 aôut 1944 à St-Tropez. Avec ses camarades, ils font la jonction avec les Américains, mais lors de cette opération, il est blessé et transféré à l’hôpital de Toulouse. Il rentre en Algérie, à la veille du 8 Mai 1945. Il est nommé instituteur à Miliana en 1946.</p>
<p>C’est là qu’il fit la connaissance de Gharsi junior, fils du leader du PPA qui le fait adhérer au parti. A Affreville, il connaîtra Hocine Cherchalli, membre influent du parti, qu’il remplacera dans cette ville. Lors des élections à l’Assemblée nationale en 1948, la famille est mobilisée pour la campagne de Salhi de Azazga, notamment son frère Saïd pharmacien à Belcourt et Rachid lycéen. Après les éléctions et les remous qui s’ensuivirent, Rachid était recherché. D’ailleurs, juste après, il partit en France pour intégrer la Fédération de France du parti et s’illustra avec Benaï et Aït Hamouda comme l’un des principaux acteurs de la crise dite berbériste de 1949. Abdenour poursuivra son combat de militant à Miliana où le déclenchement de la lutte armée le surprendra en 1954. Il finira par intégrer l’UGTA après la mort de Aïssat Idir. « Tout ce qui s’est fait dans cette organisation était sous ma responsabilité. » Arrêté le 7 janvier 1957, quelques jours avant la Bataille d’Alger, il passera 15 jours à la DST de Bouzaréah puis à la sécurité militaire, avant d’être dirigé au camp de concentration de Berrouaghia. Il est transféré à Paul Cazelles puis à Bossuet ou dans l’ancien camp qui regroupait 2000 Algériens considérés comme irrécupérables. Fin novembre 1960, il est expulsé d’Algérie. Il part en France puis rejoint Tunis où il tient le secrétariat de l’UGTA.</p>
<p>Un droit de l’hommiste convaincu</p>
<p>A l’indépendance, il est élu député de Tizi Ouzou à l’Assemblée nationale constituante. Il est membre fondateur du FFS et conseiller de Mohand Ouelhadj. Il n’est pas en odeur de sainteté avec Aït Ahmed et s’oppose à Ben Bella, lorsque celui-ci signe un accord avec Da L’hocine. Le 10 juillet 1965, il est nommé par Boumediène ministre des Travaux publics. Une année après, on lui confie le portefeuille de l’agriculture où il ne fera pas de vieux os. « Boumediène m’avait fait appel pour la réforme agraire, le groupe de Oujda représenté par Kaïd Ahmed et Medeghri était foncièrement contre cette réforme. De violentes discussions ont eu lieu au Conseil des ministres, en septembre 1967. Un mois après, j’ai démissionné. » De tous les procès dans lesquels il a plaidé, Abdenour reste marqué par l’affaire du FIS, où faut-il le signaler, il a tenu le haut du pavé. Il a connu Boudiaf en tant que militant avec Omar Oussedik. « Lorsque la crise enflait en 1991, je suis parti avec Hassan (Khatib) au Maroc où nous avons été accueillis par son oncle, président de parti et homme influent qui nous a accompagnés à Kenitra, chez Boudiaf, qui n’a cessé de marteler qu’il ne rentrerait en Algérie que lorsqu’il y aura la démocratie ». Quand il est rentré, « je l’ai rencontré le 18 février 1992. On a longuement discuté des événement, je lui ai dit de ne pas laisser les leaders du FIS à Blida car ce ne sont pas des militaires sinon la situation va s’aggraver.</p>
<p>Il m’a répondu, cela ne relève pas de moi mais des décideurs, j’ai conclu qu’il était un décidé. C’était mon dernier contact avec lui, quand quelques jours après, j’ai évoqué les camps de concentration dans le Sud, dans une conférence en Espagne, ce qui était une réalité, Boudiaf avait répondu ‘‘celui qui en a parlé, est le premier à y figurer’’. » Abdenour a accueilli cette sentence avec humour, il poursuivra son combat en allant prêcher sous d’autres chapelles. St Egidio ? « Abbassi était contre car, selon lui, il n’était pas question d’aller négocier dans une église, Benhadj m’avait dit, ramenez la paix quitte à négocier avec le diable. La paix, voilà ce qui importe ! » « La plateforme du contrat national du 13 janvier 1995 a été rendue nécessaire devant l’impasse politique qui a fermé la porte à toute solution de la crise. Elle a permis la réunion de 7 partis politiques et de la LADDH à Rome pour chercher une solution pacifique.</p>
<p>Il y a une solution de rechange à celle de la violence et du tout sécuritaire. La plateforme ouvre la voie au pluralisme politique, syndical et culturel, au multipartisme, à l’alternance au pouvoir, au respect des droits de l’homme, à la défense des libertés collectives et individuelles, à la liberté d’expression, au refus de la violence pour prendre ou garder le pouvoir. » Pour Abdenour, c’était la seule alternative pour sauver ce qui restait à sauver. « Les signataires de l’appel ont ouvert un espace de liberté dans un climat politique fait d’intolérance et de haine, alimenté par la terreur, la culture de l’exclusion, une répression qui n’a pas respecté les règles d’un Etat de droit. » Violence, terreur, intolérance des mots assez durs auxquels notre interlocuteur ajoute « la fraude électorale bien intégrée dans les mœurs politiques du pays, les pratiques qui faussent le scrutin et le libre choix des électeurs sont permanentes ».</p>
<p>Seule la démocratie…</p>
<p>La seule constante de la pratique politique que le pouvoir maîtrise parfaitement est la fraude électorale. Les élections préfabriquées ne mènent pas à la démocratie et à l’alternance, mais à la normalisation autoritaire de la société. Il faut restituer au peuple le droit de voter librement, abolir la fraude qui déforme le suffrage universel et la vérité électorale. » Pour l’ardent défenseur des droits de l’homme, la corruption est une autre plaie qui vient se greffer à ces tares. « La corruption est inséparable de l’exercice du pouvoir. Elle est à tous les niveaux et dans tous les domaines. Un contrôle rigoureux permettrait de mettre au jour de nombreux scandales politico-financiers. Un dirigeant qui est en grâce avec les décideurs ne peut être poursuivi quand il est en délicatesse avec la justice pour malversation ni jeté en pâture à l’opinion politique ». Pour Abdenour, la paix et les droits de l’homme sont les deux aspects indissociables de la vie humaine. « La paix sans la vérité et la justice n’est qu’impunité. La réconciliation nationale qui devait être un grand projet politique est réduite à sa dimension politique. Elle a sacrifié les impératifs de vérité et de justice. L’amnistie n’est pas une solution sécuritaire, il faut lui apporter une solution politique. Les morts sans sépulture ? Des vivants sans existence.</p>
<p>Ils n’ont que la mémoire collective comme sépulture. Aucune affaire des disparus n’a été élucidée. » Pour l’avocat qu’il est, l’Algérie, selon lui, n’a pas évolué durant cette dernière décennie où l’économie a été gérée avec une incroyable légèreté. « Les grands indicateurs économiques sont au rouge, la politique néo conservatrice, ultra-libérale ne peut qu’aboutir à une société duale, verticalement divisée entre, d’une part, les nantis qui vivent bien, et, d’autre part, la majorité du peuple exaspéré par les conditions de vie qui lui sont réservées. L’Algérie est l’exemple d’une profonde injustice sociale. Nos enfants qui ont choisi la liberté-harraga n’ont trouvé que la mort et la prison. La presse qui en fait état quotidiennement est aussi un baromètre de la société. La liberté de la presse est une conquête fragile qui doit être cultivée, renforcée », suggère le vieil homme qui, à 88 ans, continue, comme à ses plus beaux jours, de lutter pour ses idées, de lutter pour les autres… même si son combat solidaire apparaît trop solitaire…</p>
<p>Parcours</p>
<p>Né le 18 janvier 1921 à Michelet, Ali Yahia Abdenour a été instituteur militant du PPA et du FLN. Détenu durant de longues années, il est nommé ministre à l’avènement du régime de Boumediène. ll finira par démissionner. Avocat, il fera de la défense des droits de l’homme son sacerdoce. Pour lui, « il n’y aura pas de réforme de la justice tant que le pouvoir est concentré aux mains d’une seule personne. Il faut non pas un changement dans le régime mais un changement de régime » ,clame-t-il. Pour lui, les restrictions imposées parlent pouvoir à tous les niveaux, peuvent engendrer des réactions populaires imprévisibles. Abdenour au nom de la LADDH a été l’un des principaux animateurs du contrat de Rome. A 88 ans, il continue d’activer en se soumettant à l’écriture de ses mémoires. A son actif ,deux livres : Raison et Déraison d’une guerre L’Harmattan 2000 et La Dignité humaine Inas 2006.</p>
<p>Par Hamid Tahri<br />
El Watan 11 juin 2009</p>
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		<title>À mort les moudjahidine et les Patriotes !</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/06/11/a-mort-les-moudjahidine-et-les-patriotes/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 10:03:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Hakim Laalam]]></category>
		<category><![CDATA[Injustice]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>

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		<description><![CDATA[Mohamed Gharbi, moudjahid et chef Patriote, vient d’être condamné à mort par la justice d’un pays qu’il a contribué à libérer les armes à la main. Quel est le crime de Mohamed Gharbi ? Face à un terroriste «repenti dans les affaires» qui ne cessait de le menacer quotidiennement, Mohamed Gharbi, en bon républicain qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mohamed Gharbi, moudjahid et chef Patriote, vient d’être condamné à mort par la justice d’un pays qu’il a contribué à libérer les armes à la main. Quel est le crime de Mohamed Gharbi ? Face à un terroriste «repenti dans les affaires» qui ne cessait de le menacer quotidiennement, Mohamed Gharbi, en bon républicain qui respecte les lois de cette république qu’il a contribué à édifier les armes à la main, a avisé à plusieurs reprises les autorités des menaces proférées contre lui par le tango. </p>
<p>Ces avertissements n’ont servi à rien. Alors, Gharbi en a fini avec la menace et surtout avec le «t’hin ». Il a liquidé la vermine verte. Le tribunal l’a donc condamné. Le tribunal a condamné Mohamed Gharbi, Patriote et ancien moudjahid qui a permis par son combat que des tribunaux puissent siéger en Algérie sous un drapeau vert, blanc, rouge, frappé de l’étoile et du croissant, et non pas sous le drapeau, bleu, blanc, rouge. Condamné à mort. Je trouve cette peine «incomplète». A ce niveau-là de félonie, il fallait oser se lâcher, y aller franco de port, ne plus se retenir. Pourquoi condamner Mohamed Gharbi à la peine de mort seulement ? Il faut assortir cette peine de quelques agréments, de quelques raffinements pouvant rendre la sentence encore plus belle aux yeux des frères des montagnes. Pourquoi ne pas faire exécuter Mohamed Gharbi, à l’aube, par un peloton de tireurs pris dans les rangs des repentis ? D’ailleurs, pourquoi faire les honneurs des balles à Mohamed Gharbi, cet ancien moudjahid et Patriote ? Demandons plutôt aux tueurs repentis du GSPC de l’égorger. Et même ça, ce n’est pas tout à fait complet. </p>
<p>Donnons leur des scies rouillées aux frères barbus afin qu’ils découpent à vif Mohamed Gharbi, sur la place publique, devant sa famille réunie et forcée à regarder le supplice. Poussons encore plus loin l’exécution de la peine en exigeant que sa tête soit plantée sur un piquet et que ses membres soient éparpillés aux quatre coins de ce vaste pays que lui, Mohamed Gharbi, a libéré, les armes à la main et l’Algérie au cœur. Ne faisons pas les choses à moitié maintenant que nous avons abaissé notre pantalon. Enlevons-le et laissons faire la bête ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.</p>
<p>H. L</p>
<p>http://www.tacervellesarrete.blogspot.com</p>
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		<title>« J’ai honte pour mon pays »</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 14:05:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tout Algérien digne de ce nom a dû sentir une immense tristesse doublée d’une grande colère après ce qui vient de se passer à Guelma. Un grand patriote, un héros national, vient d’être condamné à mort par la cour criminelle de cette ville. Son crime. Il a abattu un terroriste islamiste qui le menaçait. Gharbi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout Algérien digne de ce nom a dû sentir une immense tristesse doublée d’une grande colère après ce qui vient de se passer à Guelma. Un grand patriote, un héros national, vient d’être condamné à mort par la cour criminelle de cette ville. Son crime. Il a abattu un terroriste islamiste qui le menaçait. Gharbi Mohamed est un homme qui, après avoir pris les armes contre le colonialisme pour libérer l’Algérie, a répondu une seconde fois à l’appel de la patrie en mettant sur pied dans la région de Souk Ahras des groupes de patriotes pour défendre le pays contre le terrorisme islamiste. Mais la concorde civile est venue. Le chef des criminels de la région, Ali Merrad, se repent mais aspire à une chose : tuer celui qui a mené une vie d’enfer aux terroristes. Fort de la passivité des autorités locales, il menace de mort Gharbi chaque fois qu’il le rencontre.</p>
<p>Abandonné à son sort par les services de sécurité, il décide, dans un sursaut de dignité et de légitime défense, de liquider son assassin potentiel puis se rend à la police. Certes, nul n’a le droit de se faire justice. Mais ce grand homme a de larges circonstances atténuantes, il est âgé, il a cherché à préserver sa vie, c’est un moudjahid et un chef de patriotes. La présidente de la cour n’a tenu compte d’aucun de ces facteurs et a décidé de l’envoyer mourir en prison pour les années qui lui restent à vivre, car depuis 1993, l’Algérie a suspendu les exécutions capitales. A moins qu’elle ne fasse exception avec ce cas. C’est en effet un cas rare : les peines de M. Gharbi sont allées crescendo : 20 ans de prison en première instance, perpétuité en appel et condamnation à mort pour finir.</p>
<p>Incontestablement, ces trois verdicts sont, à chaque fois, un message politique adressé à l’islamisme par un pouvoir qui va de compromission en compromission. L’Algérie a quasiment éliminé le terrorisme islamiste. Malheureusement, l’islamisme politique a repris du poil de la bête. Des criminels sanguinaires, tels que Madani Mezrag, Ahmed Benaïcha, Mustapha Kertali, Ali Belhadjar et Zouabri se promènent librement et sont en train d’amasser des fortunes grâce à l’argent du crime. L’affaire Mohamed Gharbi pourrait faire jurisprudence. Un pouvoir ayant un grand penchant pour le wahhabisme pourrait bien faire cas de terroristes qui voudraient se plaindre de nos gendarmes, de nos militaires et de nos policiers pour peu qu’il ait les coudées franches. En attendant, un citoyen de grande valeur, qui a contribué à notre libération puis à notre liberté, croupit dans des geôles de la prison de Guelma.</p>
<p>La société se tait. Honte à l’ONM qui est étrangement muette devant cette grave affaire qui porte atteinte à l’honneur et à la dignité et à nos moudjahidine et qui est une insulte à la mémoire de nos chouhada. Où sont les organisations des enfants de chouhada et de moudjahidine qui ne se manifestent que pour s’aplatir devant le puissant du moment et qui ne savent que demander des privilèges. « J’ai honte pour mon pays » , nous a déclaré hier une universitaire, qui nous a appelés pour exprimer sa révolte et son indignation. Elle exprime le sentiment des véritables Algériens.</p>
<p>Par Tayeb Belghiche<br />
EW 10 06 2009</p>
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		<title>Un pays vu à travers un aquarium</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/06/10/un-pays-vu-a-travers-un-aquarium/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 13:56:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans l’édition d’avant-hier, il était question du fils de Saïd Bouteflika, qui devrait succéder à son père qui, lui, succédera à son frère, l’actuel président. En fait, Saïd et Abdelaziz n’ont pas d’enfant mais un neveu, fils d’un autre frère Bouteflika. Cette erreur de généalogie rectifiée, on peut imaginer la suite des événements, dans un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l’édition d’avant-hier, il était question du fils de Saïd Bouteflika, qui devrait succéder à son père qui, lui, succédera à son frère, l’actuel président. En fait, Saïd et Abdelaziz n’ont pas d’enfant mais un neveu, fils d’un autre frère Bouteflika. Cette erreur de généalogie rectifiée, on peut imaginer la suite des événements, dans un régime qui se reproduit en aquarium et se trompe régulièrement de futur, de sens et de cible, à l’image de ce pauvre Gharbi, condamné à mort pour avoir tué un repenti et ex-chef terroriste de la région, qui l’avait maintes fois menacé. </p>
<p>Cet homme ,qui était aux premières lignes dans la lutte antiterroriste, n’a pas bénéficié de circonstances atténuantes, alors que dans les années 1970, un ancien moudjahid comme Gharbi, en bénéficiait toujours dans le cas d’un délit, eu égard à son sacrifice pendant la guerre de libération. Ce qui a changé ? Par glissement progressif de sens et avec les mêmes hommes au pouvoir, ce sont les terroristes qui bénéficient de circonstances atténuantes pour être montés au maquis.</p>
<p>Mais ce que l’on a surtout appris au cours du procès de Gharbi, c’est que le repenti en question avait bénéficié des services de sécurité d’un talkie-walkie et d’une arme, en plus des compensations financières. Une arme ? Pendant que d’autres se font retirer les leurs ? Il y a de quoi se poser des questions et de ne pas s’en poser sur la succession de l’actuel président, son frère, son neveu ou un cousin éloigné, qui garantirait l’absurdité d’un système totalement injuste. </p>
<p>Gharbi ne va pas être exécuté mais l’Algérie est en passe de l’être, alors que tous les juges savent qu’elle est innocente. On peut juste l’accuser de complicité passive de crime, comme ces moudjahidine et enfants de chouhada qui n’ont pas dit un mot. L’un d’entre eux vient d’ailleurs d’être reconnu comme fils de harki. </p>
<p>Ceci explique bien sûr cela.</p>
<p>Par Chawki Amari<br />
EW 10 06 2009</p>
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		<title>Rachid Tlemçani « La crise des partis politiques est entretenue »</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 13:49:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>

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		<description><![CDATA[Rachid Tlemçani. Enseignant chercheur à l’Institut des études politiques d’Alger « La crise des partis politiques est entretenue »
    &#8211; Presque tous les partis politiques algériens ont souffert de frondes au sein de leurs structures. Les partis algériens couvent-ils, d’après vous, une crise chronique ?
- Les partis politiques algériens traversent une crise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rachid Tlemçani. Enseignant chercheur à l’Institut des études politiques d’Alger « La crise des partis politiques est entretenue »</p>
<p><a href="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/06/rachid_tlemcani.jpeg"><img src="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/06/rachid_tlemcani.jpeg" alt="rachid_tlemcani" title="rachid_tlemcani" width="95" height="104" class="alignright size-full wp-image-1154" /></a>    &#8211; Presque tous les partis politiques algériens ont souffert de frondes au sein de leurs structures. Les partis algériens couvent-ils, d’après vous, une crise chronique ?</p>
<p>- Les partis politiques algériens traversent une crise profonde qui a un lien direct avec le régime politique qui les a enfantés. La naissance de ces partis politiques dans un cadre politique et socioéconomique bien défini ne pouvait conduire qu’à une crise structurelle en leur sein. Il est à signaler, par ailleurs, que le pouvoir a tout fait pour créer la zizanie dans ces partis. Ils ont tous subi un mouvement de fronde et de contestation. Et je pense qu’il y a une main invisible qui a favorisé la crise. A cela s’ajoute le problème de leadership. Tous les partis politiques, sans exception aucune, ont la maladie du « zaâma ». Ils sont généralement basés sur un groupe qui provient d’une région ou d’un douar particulier. Une fois que le groupe prend la tête du parti, il refusera de céder sa part et de passer le flambeau aux autres générations. C’est ainsi que certains leaders sont en poste depuis la création de leur parti et que pas un seul d’entre eux n’a entre 35 et 40 ans. Les leaders politiques ont un pied dans le régime d’une façon ou d’une autre.</p>
<p>- Les partis politiques souffrent également de problèmes liés à l’opportunisme et à l’affairisme. Cela a-t-il des conséquences négatives sur leur fonctionnement et leur équilibre ?</p>
<p>- Les partis politiques traversent une crise de maturité politique. Il y a un business dans les partis. Le népotisme, le clientélisme, le zaâmisme, le tribalisme ont miné les formations politiques. Il y a évidemment les problèmes d’ordre structurel. Le système politique n’a pas intérêt à ce qu’il y ait des partis politiques forts, car cela remettrait en cause sa légitimité historique. Mais si le régime a réussi à semer la zizanie, c’est qu’il y avait des prédispositions au sein de ces mêmes partis politiques.</p>
<p>- La situation pourrait bien remettre en difficulté la crédibilité des partis politiques ? Ils participé à agrandir le fossé entre les citoyens et la classe politique ?</p>
<p>- Les conflits ont certainement aggravé la crise de crédibilité qui existe entre les citoyens et la classe politique. Cela était perceptible lors des dernières élections locales marquées par une guerre atroce pour la désignation des candidats. Les militants proposés par « la base » ont été rejetés par les états-majors des partis qui vivent généralement dans une bulle et ne connaissent pas les véritables problèmes de la société. A chaque rendez-vous électoral, les dissensions augmentent et se font sur la place publique. L’opinion publique ne peut pas méconnaître ce fait.</p>
<p>- Comment analysez-vous les problèmes que connaît actuellement le RCD ? Le fait que le même dirigeant soit à la tête de ce parti depuis deux décennies participe-t-il à créer un climat de tension ou est-ce que c’est plus profond que cela ?</p>
<p>- Il y a évidemment un facteur interne lié au problème de leadership. Le fait qu’il n’y ait pas de renouvellement générationnel ravive les tensions. Toujours est-il que la part structurelle est importante. Les partis sont « noyautés » par le système. Si le parti refuse d’être au garde-à-vous, il aura des problèmes.</p>
<p>- Que pensez-vous de l’idée, relayée par les organes de presse, de la création d’un parti par le frère du Président ?</p>
<p>- A la veille des élections de 1999, j’avais déclaré que l’Algérie se dirige vers un parti unique. Cela se confirme aujourd’hui. Ce parti devra veiller à la pérennité du groupe au pouvoir. Il semble aujourd’hui que l’élite algérienne n’a pas d’idéologie ni de principe politique. De nombreux militants rejoindront les rangs de ce parti, d’autant qu’il y aura, selon l’expression populaire, « à boire et à manger ». L’Algérie deviendrait ainsi un pays « normalisé » comme les autres pays arabes. Ce parti devrait être soutenu par les puissances étrangères qui cherchent généralement la stabilité politique au détriment du développement.</p>
<p>Par Amel B.<br />
EW 10 06 2009</p>
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		<title>Des universitaires démystifient la diplomatie algérienne « Notre politique extérieure est insondable »</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Jun 2009 13:23:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[LA LOUPE]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>

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		<description><![CDATA[  Selon certains universitaires, l’Algérie ne dispose pas de doctrine en matière de politique étrangère d’où ces attractions-répulsions avec l’ancienne puissance coloniale « en fonction du contexte ».
Les universitaires algériens sont loin de partager l’optimisme béat de nos autorités sur la prétendue aura diplomatique de l’Algérie à l’étranger. Loin s’en faut ! Hier, une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> <a href="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/06/boutef-sarko.jpeg"><img src="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/06/boutef-sarko.jpeg" alt="boutef-sarko" title="boutef-sarko" width="116" height="74" class="alignleft size-full wp-image-1137" /></a> Selon certains universitaires, l’Algérie ne dispose pas de doctrine en matière de politique étrangère d’où ces attractions-répulsions avec l’ancienne puissance coloniale « en fonction du contexte ».</p>
<p>Les universitaires algériens sont loin de partager l’optimisme béat de nos autorités sur la prétendue aura diplomatique de l’Algérie à l’étranger. Loin s’en faut ! Hier, une conférence autour de la politique étrangère de la France sous Sarkozy, organisée par le centre d’Echâab des études stratégiques, a viré à une démystification de la diplomatie algérienne. « Nous n’avons aucune identité, nous ne sommes ni Arabes ni Français, ni Africains et encore moins musulmans… ! Nous n’avons pas pu et su dessiner notre cercle, c’est pour cela que personne ne veut de nous ! » C’est en ces termes crus qu’a tonné Salah Saoud, enseignant au département des sciences politiques de l’université d’Alger, devant une assistance médusée par tant de cran, en ces temps où le politiquement correct tient lieu de stratégie discursive. Ce fut le clou d’une conférence-débat dont la thématique choisie –la politique étrangère de la France– n’avait pas trop emballé les journalistes, les universitaires et les diplomates présents avant que la dissection de la diplomatie algérienne ne fasse irruption dans les questions.</p>
<p>Un thème qui ne pouvait tomber mieux au lendemain d’une déclaration polémique du président de l’APN sur le thème de la mémoire en marge de sa visite à Paris. Après avoir ouvert la boîte de Pandore par son propos tonitruant, le professeur Saoud à fait des émules dans la salle dans une sorte de réquisitoire contre la diplomatie algérienne accusée d’être stratégiquement inclassable.</p>
<p><strong>Illusion d’optique</strong></p>
<p><a href="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/06/bouteflika-et-ehud-barak.jpg"><img src="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/06/bouteflika-et-ehud-barak-300x215.jpg" alt="bouteflika-et-ehud-barak" title="bouteflika-et-ehud-barak" width="300" height="215" class="alignright size-medium wp-image-1140" /></a>Un intervenant a appuyé ce constat par l’avis d’un haut responsable de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) qui déclarait : « Avec l’Algérie, on est vraiment perdus face à une population francophone et un Etat qui ne l’est pas ! » Abdelhamid Bessa, également professeur à l’université d’Alger, a, quant à lui, estimé que l’Algérie ne s’est pas encore départie de l’influence « tutélaire » de la France. « Vous savez tous que des avions militaires français survolent quotidiennement l’espace aérien algérien dans des opérations au Sahel et en Afrique ! », lance-t-il, comme pour corroborer la thèse selon laquelle l’Algérie reste dans le pré carré français malgré le faux débat autour de la mémoire. Nos universitaires n’ont pas souhaité commenter les soubresauts de la diplomatie algérienne à l’égard de la France, notamment autour de la question de la mémoire et de la repentance. Mais tous considéraient que l’Algérie ne dispose pas de doctrine en matière de politique étrangère d’où ces attractions répulsions avec l’ancienne puissance coloniale « en fonction du contexte ». Il ressort du débat que notre pays affiche des positions fluctuantes au gré des calculs politiques internes surtout.</p>
<p>Les quelques coups de sang des responsables algériens à l’égard de la France devraient, d’après eux, être catalogués dans la rubrique des diversions. Personne, hier dans la salle, n’était en mesure d’expliquer pourquoi la visite annoncée de Bouteflika à Paris a-t-elle été reportée. Cette « illisibilité » confirme, d’après les conférenciers, le caractère « insondable » des rapports que développe l’Algérie avec la France qui ne sont pas forcément indexés sur les intérêts bien compris des deux pays. En revanche, tout le monde s’accorde à reconnaître à la France une « cohérence » diplomatique quand bien même elle a rompu tactiquement avec sa « politique arabe » chère au président Chirac. Le fait que l’Algérie ait cautionné l’UPM de Sarkozy et réanimé des entreprises françaises moribondes par de juteux contrats sans contrepartie « visibles », à l’exception d’un soutien franc au troisième mandat, confirme aux yeux des experts que la diplomatie algérienne n’a plus voix au chapitre. Le tapis rouge déroulé aux responsables algériens à Paris n’est finalement pas signe que tout est rose…</p>
<p>Par Hassan Moali</p>
<p>EW 08 06 2009</p>
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		<title>Législatives: Un parti pour le frère du Président ?</title>
		<link>http://www.dzactiviste.info/2009/06/02/legislatives-un-parti-pour-le-frere-du-president/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2009 15:28:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>
		<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Dictateur]]></category>
		<category><![CDATA[said Bouteflika]]></category>

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		<description><![CDATA[La scène politique nationale risque de connaître des bouleversements par la création d’un nouveau parti en prévision, en premier, des élections législatives de 2012.
Si de nombreuses voix relèvent, certes en sourdine, que le pays est en panne notamment depuis l’élection présidentielle du 9 avril dernier, d’autres, sûres d’elles, font part de contacts intenses pour la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/06/said_bouteflika.gif"><img src="http://www.dzactiviste.info/wp-content/uploads/2009/06/said_bouteflika.gif" alt="said_bouteflika" title="said_bouteflika" width="269" height="251" class="alignright size-full wp-image-1126" /></a>La scène politique nationale risque de connaître des bouleversements par la création d’un nouveau parti en prévision, en premier, des élections législatives de 2012.</p>
<p>Si de nombreuses voix relèvent, certes en sourdine, que le pays est en panne notamment depuis l’élection présidentielle du 9 avril dernier, d’autres, sûres d’elles, font part de contacts intenses pour la création d’un nouveau parti politique. Contacts que l’on dit entamés depuis quelque temps par Saïd Bouteflika auprès de ce qu’on appelle la société civile ou alors les notables des différentes régions du pays. Il s’agit, en fait, d’échos qu’on reçoit notamment en provenance des villes de l’ouest, du sud-ouest et du sud du pays. Oran, Tlemcen, Adrar, Bechar, Laghouat, Biskra, entre autres, sont celles où, nous dit-on, les contacts sont entrepris d’une manière sérieuse et soutenue.</p>
<p>Saïd Bouteflika est, faut-il le dire, le frère le plus actif et le plus en vue du chef de l’Etat. Il l’a été depuis que Abdelaziz Bouteflika a pris les rênes du pays. Il semble avoir ainsi décidé de vouer le restant de sa vie à la gestion du pouvoir puisqu’on lui reconnaît depuis 1999 qu’il est pratiquement à l’origine des grandes décisions. C’est ce qui résonne même à l’extérieur du pays. L’on se rappelle ce directeur d’un grand journal d’un pays du Golfe qui avait mis en avant la personne de Saïd pour, nous avait-il dit, pouvoir décrocher une autorisation pour l’ouverture d’une ligne aérienne entre son pays et l’Algérie. «On me dit que toutes les décisions passent par Saïd Bouteflika», nous avait-il confié en marge d’un sommet de l’OTAN qui se tenait à Riga, en Lettonie. Les chancelleries accréditées à Alger en parlent souvent sous cet angle à ceux qui tentent de comprendre comment sont gérées les affaires de l’Etat.</p>
<p>Il faut reconnaître à Saïd Bouteflika une ambition folle de paraître comme tel aux yeux de tout le monde. Il ne s’en est jamais caché. Durant la campagne électorale pour la présidentielle du 9 avril dernier, le jeune frère était constamment en avant. Il veillait au grain. Il vérifiait tout, des portraits, aux banderoles, aux installations sonores, aux agissements des éléments de la sécurité présidentielle qu’il rappelait à l’ordre à chaque fois qu’il le jugeait utile. Il a réussi ainsi à organiser une campagne électorale de bout en bout.</p>
<p>Un parti qui ressemblerait au RND</p>
<p>Et là où Saïd Bouteflika pensait que les choses pouvaient se corser ou aller à contresens de l’ordre établi, il se déplaçait la veille, y passait la nuit pour en filtrer le moindre signal. Il l’avait fait à Tizi Ouzou et à Béjaïa. Il est connu dans toutes les régions du pays. Les foules l’acclament par son nom. Sourire aux lèvres, il ne se privait pas de s’en approcher. Il ne refusait aucune sollicitation. Nous l’avions même vu écouter ceux des petites gens qui lui exposaient leurs problèmes. Futé qu’il semble l’être, Saïd Bouteflika pense certainement ne pas se priver de «cette aura» en la transformant en une assise populaire pour s’assurer des lendemains politiques prometteurs.</p>
<p>Si le «grand frère» n’avait pas estimé nécessaire de créer son propre parti pour briguer plusieurs mandats présidentiels, c’est en évidence parce qu’il a été de «la maison» depuis son très jeune âge. A son arrivée à El Mouradia, il connaissait déjà parfaitement les rouages des pouvoirs existants, aussi complexes qu’ils l’ont été et aussi puissants qu’ils ont pu paraître. D’ailleurs, pour y apporter des changements, il lui a fallu dépasser de beaucoup le temps d’un premier quinquennat. Et encore ! A en croire des milieux qui ont déjà été contactés à cet effet, le parti que Saïd Bouteflika voudrait créer, ressemblerait au RND au moment où il a été conçu par le pouvoir. C’était au temps où Liamine Zeroual était président de la République avec comme «homme de main» Mohamed Betchine. Le RND fut alors créé à la mesure des ambitions de ce cercle qui s’était largement appuyé sur l’UGTA tout autant d’ailleurs que sur le gouvernement Ouyahia de l’époque dont les ministres avaient été retenus comme premiers «militants». Ils l’ont été pour être en 1997 les exigés gagnants de sa première victoire électorale forcée. L’on se rappelle en effet que l’équipe gouvernementale d’alors, gérée comme aujourd’hui par le même Ahmed Ouyahia, avait été recyclée en base de ce nouveau parti.</p>
<p>Les ministres l’ont été en grande partie, excepté deux ou trois d’entre eux qui ne s’inscrivaient peut-être pas dans le cadre tracé pour de pareilles missions comme ça a été le cas pour Abdesselem Bouchouareb qui, pourtant aujourd’hui, en a été parfaitement adapté.</p>
<p>L’amnistie générale et la donne islamiste</p>
<p>L’histoire semble se refaire, peut-être pas forcément avec les mêmes hommes mais en tout cas avec les mêmes pratiques et pour la pérennisation d’un même système politique qu’on dit pourtant finissant. Un nouveau parti est donné pour naître sous les auspices d’un homme, Abdelaziz, l’aîné de la famille Bouteflika, dont le présent politique devrait, à entendre les milieux contactés, définir l’avenir du plus jeune, Saïd Bouteflika. Le parti qu’on lui prête de créer serait l’instrument qui lui servirait de tremplin «légal» pour remplacer son frère au poste de président de la République.</p>
<p>Le RND a bien été depuis toujours cet instrument pour rééquilibrer le paysage politique ou prévenir d’éventuelles défaites de la classe dirigeante. Il peut même être bousculé à son tour lorsqu’il donne l’air de prendre de l’ampleur outre mesure. Entre les différentes gestations que vivent respectivement le RND, le FLN ou les autres partis existants, il y a toujours une histoire de pouvoir qui se régénère. Les remous que vit actuellement le MSP ne sont pas pour démentir ces raisons. Les règlements de compte et les tiraillements provoqués par personnes interposées au sein des personnels politiques, de leurs acolytes et même de leurs proches courtisans, dont une partie apparaît ces derniers temps, au grand jour, ne le sont pas non plus.</p>
<p>Les prochaines législatives sont prévues légalement en 2012. A moins de faits inattendus, il n’est pas dit qu’elles peuvent être anticipées pour des raisons évidentes de préparation du terrain politique mais aussi et surtout pour son assainissement, son déblaiement et sa réorientation vers les caps fixés. Il faut croire que tout est possible dans un pays qui sombre d’une manière flagrante et sans retenue dans le clientélisme, le régionalisme, l’affairisme et l’opportunisme. Tout autant que le champ politique, celui médiatique risque selon certaines sources, lui aussi, de subir d’importants bouleversements en prévision des échéances à venir. L’amnistie générale que le chef de l’Etat veut mettre en oeuvre au profit des islamistes viendrait, selon les mêmes sources, comme appoint décisif pour asseoir une nouvelle tendance politique où la donne islamiste serait, nous dit-on, «gérée comme il se doit».</p>
<p>Le Quotidien d’Oran</p>
<p>par Ghania Oukazi</p>
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		<title>L’émigré qui croyait au bled…</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2009 13:32:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions & Débats]]></category>

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		<description><![CDATA[Effondré, au bord des larmes, il m’a appelé pour me dire son désarroi.
Venu de France, il mit tout son argent dans un projet au bled. Il croyait au discours officiel, à l’investissement, etc. Avec amour, il transforma une villa coloniale en un superbe restaurant aménagé avec goût dans le plus pur style «chalet de montagne». [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Effondré, au bord des larmes, il m’a appelé pour me dire son désarroi.</p>
<p>Venu de France, il mit tout son argent dans un projet au bled. Il croyait au discours officiel, à l’investissement, etc. Avec amour, il transforma une villa coloniale en un superbe restaurant aménagé avec goût dans le plus pur style «chalet de montagne». </p>
<p>Et il l’a appelé : «La belle époque».</p>
<p>Nacer est un gars qui a cru en son pays. Il a cru dans les promesses des responsables du tourisme qui s’en fichent royalement des coups portés à leur secteur, s’attardant sur des «études» et autres «conseils» réalisés par des bureaux français qui s’enrichissent sur notre dos, sans résultat apparent !<br />
Nacer est à bout. </p>
<p>Des gendarmes sont venus fermer son établissement. Il n’ose pas appeler son frère, toujours émigré, qui va débarquer à Seraïdi. Pour aider à transformer l’établissement en auberge…<br />
Ya l’khaoua, mettez votre argent dans un autre pays. Ici, c’est fini !</p>
<p>farahmaamar@ymail.com<br />
Le Soir d&#8217;Algérie</p>
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