Les prévisions du ministère de la Solidarité nationale sur le nombre de familles algériennes devant bénéficier d’une assistance spéciale durant le mois sacré du Ramadhan sont de nature à couper l’appétit aux Algériens les plus aisés. Le ministre, qui avait à cœur de montrer la grande « générosité » de l’Etat et de « fakhamatouhou » en ce mois de piété, a étalé, sans le vouloir, le grand décalage entre l’Algérie d’en haut et celle d’en bas. Ainsi, pas moins de 1,2 million de familles algériennes devront tendre la main pour recevoir le couffin de la survie ! C’est la triste réalité déclinée, par inadvertance sans doute, par la comptabilité officielle soucieuse pourtant de ne pas alarmer. Le coup est cette fois raté. Un simple calcul renseigne qu’il y aurait au minimum sept millions d’Algériens qui ne mangent pas à leur faim… Et c’est énorme ! Et ça fait très mal de l’entendre dire a fortiori de la bouche d’un ministre de la République. Ceci pour ceux qui sont officiellement reconnus comme pauvres, à supposer que le compte soit bon. Combien sont-ils, ces autres pères de famille qui peinent à nourrir leurs enfants à longueur d’année et qui ne profitent pas forcément de ces circonstancielles « rations » publiques ? Le gouvernement ne le dit pas, au risque de subir un discrédit proportionnel à ses errements politiques. Cachez-moi ces pauvres que je ne saurais voir, suggère sa rhétorique qui ne tolère aucune tache dans les bilans clinquants du président Bouteflika.
Mais en réalité, ces chiffres effarants de la pauvreté en Algérie traduisent une chose : la panne sèche de l’économie nationale. A l’heure où le mot « croissance » est conjugué à tous les temps (et tons) dans le discours de nos responsables, l’érosion du pouvoir d’achat des Algériens s’avère être le seul indice de croissance… Il est, en effet, économiquement impensable que la prolifération de la pauvreté puisse être le produit fini d’une croissance où d’un développement des méthodes de gestion. Il est également difficile d’expliquer comment un pays qui dort sur un matelas de plus de 140 milliards de dollars puisse se réveiller avec un indicateur social aussi lamentable. Les chiffres sont hélas têtus : environ 20% de la population du pays sont pauvres, pendant que l’Etat, à travers ses agents et ses représentants, affiche arrogamment son opulence devant les yeux envieux de ceux qui ne peuvent s’offrir le « SMIG » vital. Et au-delà, cette générosité politicienne du gouvernement, qui cache mal la misère de larges pans de la société, confirme cette tentation maladive d’entretenir l’assistanat comme mode de gestion. Il aurait été sûrement plus utile de créer de l’emploi à travers une vraie relance économique au lieu de distribuer de misérables couffins à des gens qui réclament du travail. Que fera donc l’Etat après le Ramadhan pour ces bataillons de pauvres ? Il est triste de constater que le pouvoir distribue la rente au lieu de la faire fructifier, contre toute logique économique. Pauvre Algérie !
Par Hassan Moali
EW 19 08 2009


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octobre 30th, 2009 at 23 h 40 min
Culture et corruption en Algérie: La foire du livre édition 2009 n’a pas été déplacée innocemment et pour le bien public au Stade du 5 juillet. C’est encore une fois pour une raison de grande corruption. A la SAFEX tout est in situ: le parking, rapidement accessible, les restaurants et pizzerias, les cafés et toutes les autres commodités.
Par contre, au 5 juillet, il fallait dresser des tentes et des chapiteaux pour toutes les activités et tous les besoins. Mais avant de les dresser, il a fallu les acheter, puis les importer. A qui a été octroyé ce marché juteux? A la sœur de la ministre de la culture! Aucun avis d’appel d’offre n’a été lancé. Le gré à gré pour des milliards de centimes. Après Khalida, c’est la sœur de la ministre qui s’engraisse maintenant dans cette république sous-bananière !
Mais d’où tient-elle autant d’argent pour importer ces tentes et chapiteaux ? La frangine a suffisamment bouffé pour se permettre de lancer sa sœur.
Voila pourquoi l’organisation de la foire du livre a été enlevée à l’ANEP et placée sous la coupe directe du ministère « de » Khalida Toumi !!!
novembre 14th, 2009 at 12 h 00 min
Certains Occidentaux qui voient l’agression contre les footballeurs algériens disent: regardez les Musulmans ! Ils ne font pas la différence entre le coupable et la victime. Pour eux les deux sont des sauvages ! Deux dictateurs ont amené leurs peuples à faire des choses graves qui ne sont pas fair play, qui sont contraires au sport. Les deux présidents endossent la responsabilité de ce qui s’est passé et qui risque de se passer encore. Pour un mauvais match de foot, on fait tout ce délire ?!! Pour jouer dans la coupe du monde on fait tout ce délire, tout ce tapage, tout ce gaspillage d’essence et d’énergie! Les Américains lorsqu’ils sont montés sur la lune la première fois n’ont pas fait le délire des Algériens après la victoire contre le… Rwanda!!! Si ce nationalisme était Vrai et profond, le pays serait PROPRE et développé!!! Il n’aurait pas autant de harraga! On n’a pas sorti les drapeaux pour l’anniversaire du 1er Novembre et on les sort pour un match! Si la situation du sport en Algérie était bien, on n’aurait pas importé des joueurs de France et d’Italie comme on importe nos slips, nos chemises, nos montres… Alors que le sport est moribond en Algérie, les Algériens rêvent de la coupe du monde !!! Même dans notre drapeau rien n’est fabriqué en Algérie : ni la tissu, ni le fil, ni les teintures qui composent ce vert, ce blanc et ce rouge… On est fiers alors qu’on devrait pleurer !!! Cela est valable pour l’Egypte aussi! Deux peuples miséreux qui s’étripent pour un mauvais match de foot!!!