« On dépasse » les USA en terme de démocratie

Le mois d’avril est connu dans le monde entier pour être un mois où le mensonge est toléré, ou ce qu’on appelle « poisson d’avril ». Ce mois est qualifié aussi « mois des fous », c’est-à-dire un temps lunatique.
Dans ce sillage, j’ai entendu le ministre de l’intérieur déclarer que l’Algérie a permis aux candidats aux présidentielles d’accéder aux medias lourds, financés évidemment avec l’argent du peuple, afin d’y mener leur campagnes électorales « Gratuitement », ce qui n’existe pas aux Etats-Unis d’Amérique, qui demande aux candidats de payer des sommes en contrepartie d’un passage dans les medias, et la plupart d’entre eux est privé et n’appartiennent pas à l’état.

Cela veut dire que l’Algérie, dans le domaine de la démocratie, « dépasse » de loin le pays de l’oncle Sam. Et pourquoi pas, puisque l’Algérie tel que l’a declaré le ministre, offre aux candidats un milliards et demi pour financer leur campagne électorale au moment où les candidats aux USA comptent seulement sur les « donations» des sympathisants et les adhérents, et pas question de les financer avec l’argent du trésor public. Les propos du ministre de l’intérieur visent à pousser de nombreux pays à nous « envier » de notre sursaut démocratique où on nage et de la république « idéale » où on vit.

Mais Monsieur le ministre a, dans ses propos, oublié ou prétendait oublier qu’on est le seul pays au monde où c’est le système qui choisit le président, puis demande aux Algériens de l’élire à travers des élections « symboliques » dont les résultats sont connus d’avance où il n’y a pas de place à la surprise, la preuve c’est là où on choisit même la liste des candidats « lièvres » accompagnant le candidat vainqueur. Selon les propos du ministre de l’intérieur, les élections américaines où le candidat se donne à fond pendant une année pour seulement gagner le soutien de son parti pour le représenter aux présidentielles, n’est qu’une opération absurde, c’est-à-dire une perte de temps, d’argent et d’efforts..

Et puisque nos élections se passent d’une manière unique dans son genre à commencer par le choix du président vainqueur jusqu’à ses accompagnateurs qui ne se bousculent que pour la deuxième place, et qui sera à la queue de la liste. Notre président « élu » est obligé à la fin d’appeler les Algériens pour une participation active aux élections non pas par la conviction que c’est un moyen démocratique pour obtenir une légitimité, mais seulement pour qu’on nous reconnaisse et avec nos voix à l’étranger, tel que l’a declaré le président lui-même. Et cet étranger, comme on le sait puisque nous sommes dans l’ère de la mondialisation, ne dort pas sur ses deux oreilles pour qu’on rigole sur lui.

08-04-2009
Par : H. Slimane / Traduit par H. Benyahia

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