Hier, 11h30, EPSP Sidi-M’Hamed, unité Lounes-Maâmar. Il n’y a pas une grande affluence des malades en ce début de matinée. En fait, les patients viennent et repartent quelques secondes plus tard. Et pour cause, les médecins et dentistes du centre sont en grève illimitée.
Rosa Mansouri – Alger (Le Soir) – «SVP, laissez-moi voir le médecin. La fièvre de mon gamin m’inquiète», n’a cessé de supplier une dame, la quarantaine, en interpellant l’agent de sécurité qui lui refusait l’accès à la salle de consultations. Cette mère, qui est déjà en colère contre son fils dont elle découvre des brûlures causées par des pétards, a du mal à retenir ses larmes devant le fait de repartir chez-elle sans faire ausculter son gamin. Elle s’assoit sur le banc pour reprendre son souffle, pendant qu’une infirmière a pris l’initiative de venir voir l’enfant et lui prendre sa tension et la température. «Ne vous inquiétez pas madame, ce n’est pas trop méchant», la rassure-t-elle. Alors que nous discutions avec quelques autres malades qui nous racontaient leurs déboires quotidiens à faire des allers-retours entre les hôpitaux et les établissements de santé de proximité, une autre dame, entre dans le centre, laissant apparaître une inquiétude sur son visage : «C’est mon fils, il a deux ans et demi et souffre de douleurs au niveau de son oreille gauche», explique-t-elle à l’adresse de l’agent qui l’interrogeait sur le motif de sa visite. Elle aussi n’est pas autorisée à entrer dans la salle des examens. Avisée de notre présence sur les lieux, les médecins et dentistes en grève ont accepté de nous recevoir. Ce sont toutes des femmes. La plus jeune d’entre elles n’a pas moins de quinze années d’exercice dans ce centre. «Nous luttons pour nos droits», nous dira l’une d’entre elles, avant même que nous prenions place. «Nous sommes en grève depuis quinze jours et nous poursuivrons notre mouvement jusqu’au bout», ajoute-t-elle. Quoique le bout du tunnel, pour les praticiens de la santé publique, n’est pas encore visible. «Ce qui nous révolte davantage, c’est ce laxisme des autorités. Ce mépris affiché envers nous», enchaîne une autre praticienne. «J’ai passé 29 ans de ma vie au service de la santé. Je vais bientôt partir en retraite, avec un salaire minable. J’avoue qu’en début de ma carrière, je ne pensais pas beaucoup à l’argent, mais aujourd’hui, j’ai peur de ne pas pouvoir vivre avec une retraite indécente », s’inquiète cette dernière qui prend exemple de la situation de misère que vivent les retraités. «Ma collègue dentiste va bientôt aller en retraite avec un salaire de 19 000 DA. Après 32 ans de travail. C’est scandaleux», s’insurge une de nos interlocutrices, décidée avec ses collègues à maintenir la pression sur les pouvoirs publics. «Nous savons que nos salaires seront touchés et nous sommes préparées pour cela. Mais d’ici un ou deux mois quand la population sera lassée de cette situation de non-droit, elle se soulèvera aussi et demandera des comptes», affirme-t-on. «Tous les habitants me connaissent pour ma loyauté. Ils nous soutiennent mais, eux aussi, ils sont fatigués», a ajouté la praticienne. Ce constat, nous l’avons entendu également dans d’autres centres de la capitale. Les citoyens sont de plus en plus nombreux à manifester leur colère, non pas contre les médecins mais contre l’Etat qui continue à faire la sourde oreille envers les revendications des praticiens de la santé publique. Pour rappel, les praticiens de la santé sont en grève depuis quinze jours, à l’appel du Syndicat national de la santé publique.
R. M.
Les professeurs et docents mécontents
Le Syndicat national des professeurs et docents en sciences médicales (SNPDSM) organise aujourd’hui une assemblée générale afin de faire le point sur les dernières négociations établies avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et qui ont porté essentiellement sur l’attribution d’une indemnité spécifique aux hospitalo-universitaires. Plusieurs semaines sont passées et aucune information fiable n’a encore filtré sur les modalités et les conditions de l’octroi de cette prime. Ne pouvant plus patienter, après les promesses, les professeurs et docents ont décidé de demander des éclaircissements sur la question. Une reprise d’un mouvement de protestation n’est toutefois pas écartée, apprend-on de ce milieu syndical.
R. M.
11 03 2009
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/03/11/article.php?sid=80507&cid=2


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mars 13th, 2009 at 0 h 43 min
vous savez que pour faire une opération en Algérie il faut avant passer par la pharmacie pour acheter touts les ce qu’il faut pour l’opération du fil chirurgical jusqu’au dernier ustensile.
dés fois avant même des couvertures voila notre pays